mer.

14

déc.

2011

La Gauche pour de bon...

C'est la valse des candidats à l'élection présidentielle. A l'approche du grand moment, les interviews politiques se multiplient et laissent les langues de vipère se délier ; un signe qui ne trompe pas : le combat est bel et bien engagé. Comme toujours, au bal des hypocrites, c'est à qui masquera le mieux ses intentions ; à qui aura le mot le plus acerbe pour ses « ennemis », et à qui saura le mieux se distinguer des échecs des précédents gouvernants. Il est vrai que cette fois ci, l'exercice est plutôt tranquille ; pour paraphraser De Gaulle, « on peut sauter sur sa chaise comme un cabri et dire, la Crise, la Crise, la Crise..., mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien. » (1) : le bilan de Nicolas Sarkozy est désatreux, produit de l'entêtement idéologique et de la méconnaissance de l'Histoire. Mais gare à toi, Peuple, les faux changements te guettent, aujourd'hui comme depuis trente ans car la Gauche s'est perdue. Incapable de proposer une alternative au néolibéralisme qu'il a accompagné et même renforcé (2), le Parti Socialiste, tendance social-démocrate s'est concentré sur les questions de moeurs et de communautés. Le vieux matérialisme ? Jeté aux oubliettes. Poussiéreux voyons, aux heures glorieuses de la finance mathématisée ! Alors les cohortes de vendeurs de changement, d'Union Nationale, de renaissance et d'une certaine idée de la France peuvent aller se recoucher : tout programme qui n'annoncera ni rupture avec le monétarisme, ni rupture avec le désordre libre échangiste ne pourra rien faire. N'en déplaise aux pourfendeurs d'une hypothétique haine des peuples, de l'Allemagne ou de la Grande Bretagne, ces bouleversements impliqueront une affirmation des intérêts nationaux et en premier lieu de celui de la France.

 

« La Nation, voilà l'ennemie »

 

La confusion entretenue entre morale et politique nous aura conduit, nous les électeurs de gauche, au désastre. Apologie de l'ouverture au monde pour, soi disant, faire barrage au racisme ; poids de l'héritage internationaliste farouche opposant à la nation et au protectionnisme : si le néolibéralisme a vaincu par la droite, ce sont les bons sentiments de la gauche qui l'ont définitivement sanctifié.

 

Les partis politiques français et la mondialisation
Les partis politiques français et la mondialisation

 

Car le grand défi de la Gauche n'est ni celui du mariage homosexuel ni celui de l'interdition de la fessée (3). C'est celui de la Nation. Cet ancien pré carré de la droite, elle aussi convertie à l'équation nation = nationalisme = guerre, également convertie à la mondialisation et au marché tout puissant doit redevenir notre cheval de bataille : la Nation n'est pas une question ethnique comme les raccourcis nous le suggèrent trop souvent, comme une authenticité menacée par les migrations ; elle est l'organisation du vivre ensemble présent, de la protection sociale, de la conservation d'un Peuple et de son futur. En cela elle exige le contrôle des grands leviers qui définissent ce vivre ensemble : une politique budgétaire, réglementaire et monétaire souveraine (les vertus de la dévaluation) au service de ses intérêts et capable de faire une place aux plus défavorisés. Elle est également l'Ecole, la formation du citoyen et non d'agents de commerce.

 

De ces grands leviers, il ne reste rien. Alors la droite gesticule, baisse les impôts, les remonte, parle de sécurité, dans le vent.... elle brasse du vent ; celui d'une mondialisation dont les évolutions semble-t-il ne sont plus de son ressort. Le PS, lui, parle : la culture, les discriminations, la gouvernance européenne, l'écologie. Ah! L'écologie, mais encore... une taxe carbone pèserait sur nos avantages comparatifs. Toujours la même chose... Alors c'est la rigueur, et la proposition phrare, ou  fard  d'embauche de soixante mille professeurs qui, bien que souhaitable, élude gentiment nos deux conditions sine qua non de réforme économique que sont le libre échange et la monnaie. Et pire encore que le PS ? Il y a Europe Ecologie les Verts, fédéralistes jusqu'à n'en plus pouvoir, dont la politique se fera à Bruxelles, à la Commission pourquoi pas? ou à Berlin. « Européens éclairés de tous les pays, Unissez vous, et surtout, triez vos piles ». Le bac vert pour les bouteilles, et le jaune pour les ordures ménagères. Les pauvres? La Démocratie ? Nous verrons plus tard. Après tout, nous sommes tous des privilégiés, nous les Européens. Et Daniel Cohn Bendit de considérer que la Nation n'est qu'un mot sale, rétrograde, comme un leg immonde de la barbarie du siècle passé (4). Terribles chemins que ceux de la bonne volonté, empruntés pêle-mêle par les sociaux démocrates, les écologistes, les altermondialistes et le NPA, pétris d'honnêtes idéaux et dont la défense rejoint paradoxalement le rêve ultralibéral d'une planète sans frontières ni politique.

 

Renverser la vapeur

C'est un truisme, il existe un consensus économico-politique de tendance pro-européenne, pro-mondialiste, dans les grandes rédactions TV, chez les principaux éditorialistes (voir ce très bon article d'Acrimed), radio et presse, répétons le de manière parfois consciente, mais le plus souvent de manière intériorisée. Car il est bien visible que ni les journalistes, ni les rédactions en général ne sont désintéressées du social, de la justice ou de l'égalité. Au Contraire! Demandez leur : ils vous diront qu'ils sont de gauche. L'indignation devant les Restos du Coeur dont les files sont de plus en plus longues chaque année est devenue un marronnier ; le premier SDF mort dans la rue, la précarité des jeunes, les délocalisations, les licenciements...etc. Tout cela est omniprésent dans ces mêmes médias qui ne discutent jamais du POURQUOI. La couverture médiatique serait-elle comme un aveu d'impuissance? « Puisque nous n'y pouvons rien, au moins parlons en... » se disent-ils peut-être. Et les téléspectateurs de s'indigner.

 

Prenons la précarité. La faiblesse du revenu des "jeunes", l'inquiétude des retraités, la guerre intergénérationnelle : voilà des problèmes sociaux dont on fait la meilleure propagande. Démonstration. Dans un premier temps, les bon plans pour épargner de l'argent, et obtenir, en fin de vie le saint Graal : une maison. Si tu ne vas pas au banquier, le banquier viendra à toi.

 

 

Mais... si pour bien vivre messieurs dames, il faut certes épargner, il faut surtout bien choisir son pays, ah!? Et Oui...Puisque Marc Fiorentino, "notre-expert-en-économie", enfin le banquier, le trader, condamné lui et sa société à 100 000 euros d'amende pour fraude (5), vous le dit : la fortune ne vous attend pas en France. Fuyez, pauvres fous.

 

 

Bon, la guerre des générations n'aura pas lieu ; la finance nous en préviendra. Les banquiers ont vraiment réponse à tout. Rendez vous sur une plage de surf à Rio pour en parler. L'Homme libre, comprenez celui qui épargne intelligemment, doit fuir, le monde lui appartient. La Nation vous savez... puisqu'il y a mieux ailleurs.

 

Sauf que le citoyen n'est pas un être creux. Il vit d'une réalité qu'il observe sur un territoire donné, dans une langue, des coutumes et un imaginaire qu'il partage avec son voisin, son ami et sa famille. Des droits et des devoirs qu'il a au quotidien, il s'imagine à juste titre le pouvoir d'influer sur le futur de la collectivité à laquelle il appartient. La dilution du politique dans le néant économique ainsi que la perte de contrôle sur nombre d'activités législatives sont une négation du rôle de citoyen autant que de la démocratie qui s'est depuis 1789 toujours construite dans le cadre de la Nation. Car c'est au sein de cette dernière qu'a fonctionné l'Etat Providence sur les acquis duquel notre société repose toujours. Monsieur Fiorentino certainement nous expliquera comment il se fait soigner au Brésil, ainsi que toute sa famille, si tout est tellement mieux là bas. A moins qu'il ne revienne en France bénéficier des avantages sociaux et hospitaliers dont nous jouissons, dans notre pays sans avenir ni croissance.

 

Si la Gauche veut lutter contre la finance et contre les méfaits de la mondialisation, elle doit rompre avec ses lubies anti-nationales qui en font l'alliée objective de la déréglementation, de l'effacement des frontières économiques et des transferts de souveraineté sans limites. Car le seul rempart à la toute puissance des investisseurs, des multinationales et de leur chantage social permanent, c'est le cadre national, la loi, sans peur des représailles, de la fuite des cerveaux, des revenus et des capitaux... Les ouvriers polonais ou roumains n'ont pas besoin de nous pour les défendre, de nos bons sentiments ou de nos valeurs. Ils ont eux aussi besoin de la Nation. Non pas parce qu'agressive et haineuse -à qui veut-on faire la guerre aujourd'hui ?, mais parce que souveraine et protectrice de nos acquis et des laissés pour compte.

 

Et puisque la bataille idéologique est toujours question de sémantique, commençons dès à présent, main sur le coeur : Vive la Nation !

(1)Le 14 décembre 1965. Entretien télévisé ; De Gaulle "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l'Europe ! », « l'Europe ! », « l'Europe ! » mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien"

(2) Où est la gauche à l'heure de la tourmente économique - Serge Halimi http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/HALIMI/46895

(3) Au pays de la fessée interdite ; Juliette Armanet, Yvonne Dubeaumarché
 reportage diffusé sur Arte le 6 décembre 2011.

(4) http://manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/cohn-bendit-europe-ecologie-fustige-la-demondialisation-defendue-par-montebourg_3308/

(5) Au "Café Picouly" L'argent n'a pas d'odeur -http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/150311/au-cafe-picouly-l-argent-n-pas-d-odeur

 

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Commentaires : 14
  • #1

    DAELIII (jeudi, 15 décembre 2011 01:17)

    IL existe un parti qui centre totalement son discours et ses objectifs sur le sujet de cet article, un seul. C'est L'UPR de M. Asselineau. Visionnez le site www.u-p-r.fr, écoutez les conférence argumentées qu'il contient et faites les connaître. L'espoir renaît alors, un peu.

  • #2

    moricio (jeudi, 15 décembre 2011 18:27)

    Et moi je connais un réel mouvement politique de la gauche radicale qui depuis trois ans , entre conférences,universités, soutiens au Front de Gauche sans en faire parti, publications de par sa lettre électronique hebdo, ses communiqués,ses vidéos, ses militants, et ses fédés , préconise en plus , la sortie de gauche du système Euro, un protectionnisme universaliste et internationaliste,le démantèlement des marchés financiers , un référendum pour sortir le traité de Lisbonne de la constitution française, la création d'une monnaie commune aux pays européens et non une monnaie unique,etc ...etc...
    il s'agit de www.m-pep.org/ qui ne sombre pas,lui,ni dans l'électoralisme, ni dans la conservation pantouflarde de mandats électifs! : De l'audace camarades. !

  • #3

    frederichlist (jeudi, 15 décembre 2011 20:10)

    Quelle est la position du m'pep vis à vis du front de gauche?

  • #4

    Christian (jeudi, 15 décembre 2011 22:34)

    Le M'PEP voudrait adhérer au Front de Gauche, mais celui-ci le lui a refusé jusqu'à présent à cause de son manque d'enthousiasme pour l'euro et l'UE. Si Sarkozy est obligé de sortir la France de l'euro, peut-être le Front de Gauche acceptera le M'PEP? Autre sujet de divergence: le M'PEP est pour des mesures unilatérales pour sortir de l'eurosclérose comme disent les Américains. Il est accusé évidemment d'être souverainiste, parce qu'il prône des mesures protectionnistes. Doit-on laisser au FN le monopole (apparent) de la défense des classes populaires? Pourquoi la gauche est libre-échangiste comme le MEDEF? Grâce au libre-échange, les entreprises du CAC40 engrangent des milliards. Mais la gauche?

  • #5

    En passant (samedi, 17 décembre 2011 11:22)

    "Je ne sais pas ce que c'est son pays. Moi je suis un habitant du monde."
    Pars au Brésil et ses 8% de croissance et discute avec les habitants des Favelas. Après tu pourras faire tes leçons de morale à trois francs six sous.

  • #6

    Anonyme (dimanche, 18 décembre 2011 19:56)

    Le lien (4) est cassé

  • #7

    Silva (dimanche, 18 décembre 2011 20:10)

    Seul le renforcement du programme du Conseil National de la Résistance nous permettra de combattre le mondialisme neo libéral.
    Le seul parti a rétablir et renforcer ce programme c'est l'UPR.

  • #8

    Valdo Lydeker (dimanche, 18 décembre 2011 23:48)

    "Sauf que le citoyen n'est pas un être creux. Il vit d'une réalité qu'il observe sur un territoire donné, dans une langue, des coutumes et un imaginaire qu'il partage avec son voisin, son ami et sa famille.»
    Pas nécessairement unique et uniforme. Je peux partager beaucoup plus de valeurs et de culture commune avec un étranger partageant mes idées qu'avec un voisin du front national.
    "Les ouvriers polonais ou roumains n'ont pas besoin de nous pour les défendre, de nos bons sentiments ou de nos valeurs."
    Quelle régression dans la pensée! Le cadre national a-t-il jamais protégé à lui seul, dans le passé, de l'exploitation? Ce n'est pas la Nation qui les défendra , c'est le combat et le rapport de force! Or, aujourd'hui, ce rapport de force, il se joue au niveau international. Nos ennemis l'ont bien compris, et pour leur résister, il faudrait se contenter de lutter sur le pré carré national? Ce texte est aussi caricatural qu'un article de Marianne.

  • #9

    Valdo Lydeker (dimanche, 18 décembre 2011 23:49)

    Pas étonnant d'ailleurs que les trolls de l'UPR, d'Asselineau, sous marin de l'extrême droite, applaudissent cette ode naïve au capitalisme de papa dans ses frontières, qui concédait quelques miettes sociales...

  • #10

    Frederichlist (lundi, 19 décembre 2011 09:56)

    @Valdo Lydeker. Le rapport de force entre qui et qui? L'Europe, la Chine et les Etats Unis? Admettez que le mythe d'une Europe forte, unie et protectrice a du plomb dans l'aile. Les Etats entre eux n'ont jamais de position commune parce que leurs intérêts divergent, économiquement et parfois culturellement, bien qu'il ne faille jamais essentialiser les peuples. Du coup, les élites, au nom de la construction européenne en elle même, se moquent de l'avis des citoyens, et passent outre. Je suis d'accord pour dire que l'on peut mieux s'entendre avec un étranger qu'avec un autochtone, bien sûr ; vous confondez intolérance et protectionnisme. Il n'est pas question de se replier dans le cadre national pour en exclure les autres, mais bien au contraire afin de réaffirmer que les grandes avancées sociales se défendent au sein d'une entité dans laquelle les individus se reconnaissent. Il me semble que la Nation est cette entité, et que votre internationalisme est naïf. Vous parlez d'ennemis... Qui sont-ils? Enfin la Nation n'est pas incompatible avec l'Europe.

    Quant aux commentaires, je n'en suis pas responsable, de fait, ce n'est pas un argument.

  • #11

    roland (mercredi, 22 février 2012 22:15)

    dans votre diagramme il manque un parti, l'u-p-r. (le parti de François Asselineau) vous le metteriez où ?

  • #12

    johann (samedi, 25 février 2012 15:55)

    Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène.

    L'Armée nouvelle, Jean Jaurès, éd. L'Humanité, 1915, chap. X (« Le ressort moral et social. — L'armée, la patrie et le prolétariat. »), III (« Internationalisme et patriotisme »), p. 464 (texte intégral sur Wikisource)


    Ce n'est que par la libre fédération des nations autonomes, répudiant les entreprises de force et se soumettant à des règles de droit, que peut être réalisée l'unité humaine.

    L'Armée nouvelle, Jean Jaurès, éd. L'Humanité, 1915, p. 495 (texte intégral sur Wikisource)

    A la lecture de l'article et de ses commentaires,j'ai comme une impression de confusion.

    je n'ai pas les moyens intellectuels de démêler tout ça, alors je vais juste tenter d'apporter une pierre au débat.

    la lutte pour l'émancipation de tous les êtres humains de ce qui les enchaîne, les avilit et ce qui les empêche d'être libres et de se sentir frères implique d'abord et avant de considérer qu'il n'y a qu'un seul écosystème pour les humains, la planète, et qu'il n'y a qu'une seule humanité.
    autrement dit, toute frontière entre un "eux" et un "nous" est soit à considérer comme un piège, soit un cordon sanitaire entre une subdivision particulière du "nous êtres humains" avec un "eux" adversaires de la lutte susmentionnée.

    il n'est pas toujours facile de voir le piège et pas toujours facile de construire le cordon sanitaire.

    pour aller vite, le "nous la gauche" est opposé à tout ce qui conduit à l'exploitation de l'homme par l'homme et divise les forces des exploités, et donc entre autre
    contre le capitalisme et l'impérialisme et contre l'idée de nation qui définirait les peuples comme des adversaires avec des "intérêts" divergents.

    autrement dit, la seule idée de nation qui vaille pour la gauche est celle qui définit un "nous" particulier inclut dans un Nous général, les humains et qui tente à l'intérieur du nous particulier de donner le plus corps possible à la liberté,la fraternité et à l'égalité, de façon à garantir la préservation du "nous, le genre humain".
    Et en même temps, la nation, si, et seulement si, elle est démocratique, est aussi l'assurance que le "nous" particulier et solidaire en son sein reste immunisé contre des "eux" ennemis de l'unicité du genre humain. Pourtant une nation n'est souveraine que si elle a les moyens de sa souveraineté, d'où des impératifs internes et des impératifs externes: l'alliance et le partage avec d'autres peuples libres, la diplomatie avec les maîtres de ceux qui ne le sont pas.

    tout ceci amène la gauche à être inter-nation-aliste et non transnationaliste.

    autrement dit pour moi la gauche "pour de bon", n'est ni nationaliste, ni souverainiste dans l'absolu: si elle parvient à construire une démocratie en France, elle préfèrera la Nation à une Europe oligarchique, en attendant d'avoir une Europe, fédération de peuples libres, c'est à dire de peuples à qui l'ont n'impose rien mais à qui la raison s'impose de définir des règles communes...considérant que l'oubli et le mépris des droits de l'homme sont la cause des maux, etc., etc.,cf préambule DDHC 1789.

    à l'inverse la gauche préfèrera la Commune libre et démocratique à la Nation autoritaire et oligarchique comme cadre d'exercice de la souveraineté et de l'autonomie individuelle et collective...

    dans ce cadre théorique, il y a donc toujours une place à gauche pour l'idée de Nation, dans la filiation des lumières, et des robespierres, face à cet imbécile heureux de cohn bendit.

    et si elle est moderne, la gauche reconnait la pluralité des mondes et la richesse de la diversité humaine, elle s'émancipe du jacobinisme et de l'universalisme uniformisateur comme du scientisme et de la téléologie historique, en revanche elle n'abandonne pas la lutte universelle pour l'émancipation, et face à la culture globalisante elle défend la pluralité des cultures, tout en luttant,à l'intérieur de chacune d'elles, avec ses traits culturels et ses racines propres, contre l'obscurantisme et l'exploitation de l'homme par l'homme.

    en somme il y a nation de gauche et nation de droite, qui par exemple éconmique va se traduite par un protectionnisme de gauche et un de droite. celui de droite protège les entreprises capitalistes françaises, celui de gauche préfère un produit de l'émancipation à un produit de l'exploitation, quelle que soit sa provenance (moyennant tout de même un coefficient kilométrique correcteur ;).

  • #13

    Winfred (lundi, 23 juillet 2012 04:42)

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  • #14

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