dim.

01

janv.

2012

Vœux présidentiels (revus et corrigés par « L'Espoir »)

Mes Chers Compatriotes,

 

L'année 2011 s'achève. Elle aura connu bien des bouleversements.

 

Depuis le début de la crise, qui en trois ans a conduit à plusieurs reprises l'économie mondiale au bord de l'effondrement, je ne vous ai jamais dissimulé la vérité sur sa gravité, ni sur les conséquences qu'elle pouvait avoir sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat.

 

Cette crise qui sanctionne 30 années de désordres planétaires dans l'économie, le commerce, la finance, la monnaie, cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale, cette crise est celle du néo-libéralisme.

Elle a entraîné dans la tourmente des pays comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, mais également des pays aussi puissants que l'Espagne et même l'Italie.

 

Dans la tempête, vous avez souffert. Je sais que la vie de beaucoup d'entre vous déjà éprouvée par deux années difficiles a été une fois encore durement mise à l'épreuve. Vous finissez l'année plus inquiets pour vous et pour vos enfants.

 

Et pourtant il y a des raisons d'espérer. Nous devons, nous pouvons garder confiance dans l'avenir. Car si tant de pays ont connu des difficultés insurmontables, la France tiendra. Elle résistera.

 

Si elle tiendra, si elle résistera, si elle réussira à conjurer le doute qui déclenche la crise de confiance, ce sera grâce à votre courage et à votre sang-froid dont vous faites preuve depuis 3 ans, ce sera grâce à la solidité de nos institutions, ce sera grâce à notre protection sociale, qui garantit la solidarité dans l'épreuve, ce sera grâce aux réformes que nous allons mettre en place.

 

Il ne s'agit pas de nier les difficultés que nous traversons. Mais dans ces épreuves, la France se doit de préserver l'essentiel. Je tiens à rendre un hommage particulier à toutes celles et à tous ceux d'entre vous qui par leur travail contribuent au développement de notre économie.

Mes chers compatriotes,

 

Nous devons être courageux, nous devons être lucides.

 

Ce qui se passe dans le monde, annonce que l'année 2012 sera celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités. De toutes les espérances, si nous savons relever les défis. De tous les dangers, si nous restons immobiles.

 

Différer les choix parce qu'ils sont difficiles est la pire des options. Quand on décide trop tard, le prix à payer est plus cher. Les souffrances plus grandes.

En 2012, le destin de la France peut une fois encore basculer.

 

Sortir de la crise, construire un nouveau modèle de croissance, faire naître une nouvelle Europe, voilà quelques-uns des défis qui nous attendent.

Mais ces défis s'imposent à nous. Nous ne pouvons ni les refuser, ni les repousser. Nous ne pouvons ignorer ce nouveau monde.

 

Dans cinq mois, nous avons une élection présidentielle. C'est une échéance importante. Le moment venu, vous ferez votre choix. Mais d'ici là, je dois continuer à agir car l'histoire des décennies à venir s'écrit maintenant.

Avec le Premier ministre, nous réunirons le 18 janvier prochain, les représentants des forces économiques et sociales de notre pays. J'écouterai les propositions de chacun et, avant la fin du mois de janvier, nous prendrons et nous assumerons des décisions importantes, car les enjeux sont cruciaux.

 

La crise est grave, les circonstances sont exceptionnelles, les décisions doivent être à la mesure de cette gravité. C'est un devoir auquel je ne me déroberai pas.

Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers, ni non plus nos erreurs passées mais je le dis pour que chacun l'entende, ce ne sont ni les marchés, ni les agences qui feront la politique de la France.

 

La France doit retrouver sa souveraineté, maîtriser son destin pour ne plus se voir dicter sa conduite. Dès demain je demanderai à mes partenaires européens d'entamer des négociations permettant de revenir sur l'indépendance et les statuts de la Banque Centrale Européenne. Si ces négociations n'aboutissent pas la France procédera à un retrait unilatéral de l'euro. D'ores et déjà un contrôle des changes des capitaux a été institué. Quelle que soit l'option choisie ces mesures doivent aboutir à une dévaluation de notre monnaie, afin d'accroître la compétitivité de nos entreprises et de rétablir notre balance commerciale. La modification des statuts de la Banque centrale européenne ou de la Banque de France offrira à notre pays la possibilité de se refinancer directement auprès de ces institutions, ce qui réduira notre dépendance aux marchés financiers tout en conservant des conditions de financement acceptables.

 

En effet, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d'achat.

 

Trois sujets me paraissent dominer les autres.

 

Nous ne nous en sortirons pas en laissant de côté ceux qui souffrent déjà des conséquences douloureuses d'une crise dont ils ne sont pas responsables. Nous ne bâtirons pas notre compétitivité sur l'exclusion mais sur notre capacité à donner à chacun une place dans la Nation. C'est pourquoi, ceux qui ont perdu leur emploi doivent être l'objet de toute notre attention.

 

Le chômage doit devenir notre priorité absolue par l'intermédiaire d'une politique de plein emploi qui placera la réindustrialisation de la France comme son objectif majeur.

 

Le deuxième sujet est celui du financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable. Il faut faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d'œuvre à bon marché. Les travailleurs français n'ont pas vocation à être mis en concurrence avec des travailleurs qui sont traités comme des esclaves. Les entreprises qui produisent en France n'ont pas vocation à être mises en concurrence avec des entreprises qui ne respectent aucune normes sociales, environnementales ou fiscales.

J'écouterai les propositions des partenaires sociaux puis nous déciderons.

 

Le troisième sujet, c'est celui des dérèglements de la finance qui vous choquent d'autant plus profondément qu'ils sont largement à l'origine des difficultés actuelles.

 

Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu'elle a provoqués. C'est une question d'efficacité. C'est une question de justice. C'est une question de morale. Une proposition de loi sur la taxe sur les transactions financières sera étudiée dès demain. Mais au delà de la réparation des dégâts causés, il importe de réformer en profondeur notre système financier. Dans cette optique les banques souhaitant exercer une activité sur le territoire français seront placées sous la tutelle de l'Etat.

Mes chers compatriotes,

 

Mon devoir est de faire face et de vous protéger.

 

Vous pouvez être sûrs que j'assumerai jusqu'au bout et en totalité, les lourdes responsabilités que vous m'avez confiées et que je n'aurai de cesse d'agir au nom de l'intérêt général.

 

Chacun devra prendre ses responsabilités, c'est pourquoi j'appelle tous les décideurs des entreprises et de l'économie à tout faire pour préserver l'emploi. J'appelle tous les acteurs des services publics à redoubler de prévenance pour tous ceux qui ont besoin de notre solidarité.

 

Mes chers compatriotes,

 

J'ai confiance dans les forces de la France.

 

Je suis certain du chemin qu'il nous faut suivre.

 

A vous, à tous ceux qui vous sont chers, à nos soldats qui risquent leur vie hors de nos frontières, à leurs familles qui vivent dans l'anxiété et à tous ceux qui dans le monde luttent pour la liberté, j'adresse ce soir tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année.

 

Bonne année à tous.

 

Vive la République !


Et vive la France !

 

 

 

Theux

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Commentaires : 2
  • #1

    Noahsan (lundi, 20 février 2012 23:06)

    Snifffff!!!!
    C'est un president merveilleux celui la!!!!
    Hein? Un reve vous dites?!

  • #2

    buytadalafilonline (mardi, 06 novembre 2012 14:59)

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