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2012

Pourquoi le clivage droite-gauche est-il dépassé?

Selon de nombreux médias, la présidentielle 2012 se résume à un duel entre deux hommes, deux partis, deux conceptions de la vie politique que tout oppose. François Hollande contre Nicolas Sarkozy, le PS contre l'UMP, la gauche contre la droite. A l'évocation de ces mots on se remémore  les grands duels qui ont partagé la France en deux à l'image de l'opposition entre Valéry Giscard d'Estaing et François Miterrand qui rappelait celle entre les cyclistes Jacques Anquetil et Raymond Poulidor. Et pourtant que reste-il de ce clivage depuis le tournant de la rigueur de 1983 et le ralliement du Parti Socialiste à l'idéologie néo-libérale?

Le débat de jeudi dernier entre François Hollande et Alain Juppé a permis de mettre en exergue cette opposition. Le maire de Tulle s'est enfin découvert et nous a offert un discours plus à gauche et plus incisif. L'influence de Jean-Luc Mélenchon et d'Arnaud Montebourg est sans doute passée par là. La présidentielle se jouera sur ce terrain puisque même Henri Guaino a indiqué qu'il fallait « renouer le dialogue avec la France du non ». Pourtant en y regardant de plus près, on s'aperçoit que les différences entre les discours des deux partis dominants sont minces.

En réalité l'opposition PS-UMP se positionne essentiellement sur la question de la fiscalité et du remboursement de la dette. François Hollande, sur les recommandations de ses conseillers économiques (Thomas Piketty, Camille Landais, Emmanuel Saez) préconise une réforme en profondeur de la fiscalité (fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, limitation des niches fiscales, réforme du quotient familial, instauration d'une nouvelle tranche marginale d'imposition) afin de faire en sorte que les plus hauts revenus soient réellement les plus imposés ce qui n'est pas le cas actuellement.

La seconde différence majeure entre les visions de l'UMP et du PS concerne les moyens de lutter contre la dette. L'UMP est partisane d'une solution visant à compresser les dépenses alors que le PS préconise plus largement une augmentation des recettes. En résumé, l'UMP souhaite réduire le niveau des services publics alors que le PS préfère augmenter les impôts. Dans les deux cas il s'agit d'une réduction de pouvoir d'achat pour les français. La solution du PS est plus conforme à celle de l'Etat providence qui assure une plus grande égalité entre les citoyens en permettant à tous de bénéficier par exemple d'un système de santé et d'une éducation de qualité. La vision de l'UMP se rapproche, quant à elle, d'une vision à l'américaine où l'Etat se désengage et où chaque citoyen doit subvenir à ses besoins avec inévitablement des fortes inégalités en matière de prestations.

En résumé, le clivage droite-gauche se résume à la façon de rembourser la dette et au choix de la catégorie de la population à qui l'effort fiscal le plus important sera demandé. Mais en réalité aucun des deux partis ne remet en cause le système économique dans lequel ils évoluent. Les deux soutiennent l'UE dans sa forme actuelle et la mondialisation de l'économie.

François Hollande s'est montré plus intransigeant sur la réglementation de la finance (séparation des activités de dépôt et de financement des banques, bannissement des banques françaises des paradis fiscaux, interdiction des produits financiers toxiques, encadrement des bonus et sur-taxation de 15% des bénéfices des banques), mais rien n'indique qu'il ne jouera pas la partition habituelle des socialistes: « je voulais procéder à des réformes mais nos partenaires européens (ou mondiaux c'est selon) ne veulent pas collaborer ». Les autres ne veulent pas donc on ne fait rien. A l'arrivée le résultat est le même qu'avec la politique de l'UMP même si à la base la volonté était différente. Il s'agit là du point fondamental de l'organisation politique de notre pays. Les médias semblent croire (ou feignent de croire) que l'opposition politique de notre pays se base sur le clivage droite-gauche. Il en résulte au mieux une erreur manifeste de jugement au pire une manipulation des plus perverses.

En effet le débat est ailleurs puisqu'il porte sur la pertinence de notre modèle économique. Certains le remettent en cause, d'autres pas. Le véritable clivage se concrétise de cette manière. Malgré toutes les bonnes intentions de François Hollande, comment pourra-t-il imposer à nos camarades européens des réformes qui sont aussi éloignées de leurs visions économiques ? On peut toujours espérer convaincre nos partenaires mais reconnaissons que la probabilité est proche du néant. A partir de ce constat, un minimum d'honnêteté  impose de résoudre les problèmes de mise en application des réformes souhaitées. Il importe alors de clarifier ses positions par rapport à l'UE, quitte à pratiquer la désobéissance européenne. Seule une action de ce type permettra d'exercer une pression suffisante permettant d'empêcher Bruxelles de démanteler nos services publiques ou de nous priver de notre souveraineté monétaire.

Au niveau des échanges mondiaux, les déséquilibres qui accentuent nos déficits doivent être solutionnés. La manière la plus efficace d'y mettre fin est de lutter contre les comportements prédateurs de pays comme la Chine ou l'Allemagne grâce à la mise en place d'un protectionnisme.
C'est de cette façon que la France pourra se réindustrialiser grâce à une relocalisation de sa production et pourra assurer les conditions d'une croissance forte et durable, qui reste le moyen le plus efficace pour rembourser notre dette.

Il apparaît donc que si en théorie le clivage gauche-droite perdure, comme nous l'avons montré au début de cet article en comparant les propositions de François Hollande avec celles de l'UMP, il n'existe plus en pratique. Malgré sa faible médiatisation, l'opposition essentielle se joue sur le terrain de l'Etat. Certains pensent que son rôle doit être limité au minimum (néo-libéraux) alors que d'autres sont persuadés qu'il doit intervenir dans l'économie (keynésiens). Certains pensent que les nations doivent être dépassées pour laisser place au pouvoir économique et aux firmes multinationales (libre-échangistes) alors que d'autres sont convaincus du rôle indispensable des nations dans la régulation des échanges (démondialistes). Certains pensent que les nations européennes doivent se fondre dans l'Europe (fédéralistes) alors que d'autres ne croient pas en une organisation européenne supra-nationale (souverainistes). Ces questions sont souvent éludées par les médias et par les grands partis. Comme si cela ne faisait pas débat ou ne se discutait pas. Comme si le néo-libéralisme, le libre-échange et le fédéralisme étaient des passages obligés et que nous n'avions pas le choix. Le référendum sur le traité constitutionnel européen avait permis de faire tomber les masques et les français avaient compris que des individus comme Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement possédaient une véritable proximité idéologique alors que le premier était de droite et que le second était de gauche. De même, le consensus sur ces questions entre la majorité des cadres du PS et de l'UMP était troublant puisqu'il démontrait que le clivage gauche-droite n'avait plus de réalité et qu'il servait simplement à maintenir l'illusion de l'existence d'une alternative permettant de justifier que la démocratie subsiste encore. Ainsi pour marquer l'existence d'un clivage qui devenait de moins en moins évident, le PS et l'UMP ont fait mine de se déchirer sur des questions sociétales: la légalisation du cannabis, le mariage gay ou la création d'un Ministère de l'Identité Nationale. Pendant ce temps les questions essentielles ont été passées sous silence et le néo-libéralisme a pu continuer son travail de sape jusqu'à ce que ses trop nombreux excès finissent pas nous ramener à la réalité. La crise. Le chômage de masse. La pauvreté. Et maintenant que fait-on?

 

 

Theux

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Commentaires : 18
  • #1

    Tabou (lundi, 30 janvier 2012 22:48)

    ... On relis "Le programme du front de gauche" ?

  • #2

    fouloas (mercredi, 01 février 2012 16:25)

    On vote front de gauche au 1er et 2e tour de la présidentielle.Point.

  • #3

    Florian L. (jeudi, 02 février 2012 08:09)

    Je partage en partie l'argumentaire de l'article, les clivages entre UMP et PS sur les questions économiques sont faibles. En revanche, ce clivage existe fortement sur les questions non économiques. Sans cela, il serait possible de voir les positions du Front de Gauche et du Front National comme identiques (d'ailleurs toujours le Front seul l'adversaire change, quoique?).

    Sinon petite précision, à ce que je sache Landais et Saez ne sont pas conseillers de Hollande (pour Piketty je suis pas sur). Ne pas confondre reprise d'une proposition et conseiller.

  • #4

    Vincent (vendredi, 03 février 2012 13:47)

    Oui le clivage entre gauche et droite s'estompe.

    Ni PS, ni UMP ne veulent avoir le courage de remettre en cause le néo-libéralisme, perversion mondialiste du libéralisme.

    A mon avis, qu'ils le veuillent ou non, la mondialisation prendra fin, car elle est mal conçue, mal organisée, source de tensions et de mal-être...et car l'économie mondiale est au bord d'un profond gouffre.

    De toute façon, l'histoire économique mondiale est un peu une succession de phase d'ouverture et de fermeture des échanges. Il est possible de la phase de fermeture et de contraction du commerce international commence bientôt en cas de crise grave cette année.

  • #5

    Theux (samedi, 04 février 2012 09:32)

    @Tabou et fouloas: Voter Front de Gauche peut être une solution mais sa position vis à vis de l'UE m'apparait naïve car je ne pense pas que nos partenaires européens se laisseront convaincre par des propositions protectionnistes ou sur la remise en question des statuts de la BCE à court terme.

    @Florian L.: L'objet de l'article était de se baser essentiellement sur les différences entre le PS et l'UMP. Les questions économiques conditionnent la plupart des autres problématiques, ce qui a pour conséquence de limiter les marges de manœuvre
    et donc de réduire les différences idéologiques.
    Concernant le FdG et le FN, il me semble qu'il existe des différences importantes au niveau de l'application de leurs idées économiques puisque le premier souhaite transformer l'UE en son sein alors que le second désire en sortir.
    Concernant Piketty, Saez et Landais, il s'agit effectivement plus d'inspirateurs économiques du PS que de conseillers. Merci pour cette précision.

    @Vincent: Je suis assez d'accord avec ta théorie du balancier. Souhaitons que la transition soit la plus douce possible, ce qui n'est pas gagné.

  • #6

    ben (vendredi, 17 février 2012 10:56)

    Evidemment que les "partenaires" européens ne se laisseront pas convaincre ! D'ailleurs, si les journalistes faisaient leur métier, il y a longtemps que les partenaires européens, à travers les institutions européens, seraient perçus comme ce qu'il sont, c'est-à-dire des boulets néolibéraux dont il urge de se séparer.

  • #7

    Deregard (lundi, 20 février 2012 12:09)

    On vote Marine Le Pen contre le mondialisme !

  • #8

    Theux (lundi, 20 février 2012 20:36)

    @ben: Assez d'accord avec toi sur le manque d'indépendance de la presse (lire à ce sujet mon article sur "les nouveaux chiens de garde")

    @Deregard: Je ne suis pas du tout convaincu que voter Marine Le Pen constitue une véritable solution. Historiquement les parties d'extrême droite ont toujours servi le monde de l'argent. Je crains que son programme économique de gauche ne soit qu'une fausse barbe destinée à séduire les classes populaires qui sont les premières victimes de la crise que nous connaissons. Je n'évoque pas non plus sa politique en terme d'immigration avec laquelle je suis en profond désaccord.

  • #9

    Elise (mardi, 21 février 2012 20:06)

    @Theux : voter Marine Le Pen peut être une véritable réponse, si. Si vous étiez vraiment de gauche, vous comprendriez que la politique immigrationniste actuelle, sous couvert d'angélisme, sert le grand capital. Quand est-ce que le gauche va se réveiller à ce sujet ?

  • #10

    johann (samedi, 25 février 2012 12:52)

    @ Theux
    je ne pense pas que la position du FdG soit naïve, elle est stratégique et tient compte des rapports de forces en Europe et dans le monde.

    le clivage droite-gauche se joue là,Front contre Front, entre deux chemins pour sortir du néolibéralisme, progressiste vs rétrograde.

    il existe à gauche des partisans de la sortie de l'Euro et de l'UE, et j'estime qu'il est sain d'avoir des plans B dans la musette,
    mais la stratégie la plus subtile et qui expose le moins les français dans leur combat contre la prédation néolibérale reste celle de l'introduction d'un rapport de force au sein de l'UE et de la zone Euro. Car une sortie par la gauche, surtout, sans avoir au préalable consolidé nos capacités productives et nos relations diplomatiques avec des pays fournisseurs de matières premières ou autres biens et ressources que nous ne produisons pas ou plus faciliterait selon moi le statut quo: il serait naïf de croire qu'en interne les forces actuelles qui nous gouvernent perdraient d'un coup leur pouvoir de manipulation et de déstabilisation (quitte à se servir de l'épouvantail fasciste) et encore plus naïf de ne pas s'attendre à des attaques extérieures pour bien montrer aux autres peuples de l'Europe ce qu'il en coûte de ne pas se plier aux exigences du néolibéralisme.

    désobéir aux traités, émettre des monnaies locales, annuler une partie de dettes, contourner l'ordolibéralisme par la création monétaire via des banques publiques, conditionner les importations à des normes sociales et environnementales (le japon est dansl'OMC mais son protectionnisme est intelligemment masqué par des normes..), tout ceci est dès maintenant possible, et je trouve stratégiquement plus subtil d'avancer comme cela dans la bataille pour renverser l'hégémonie culturelle du néolibéralisme dans les esprits de nos frères d'Europe qui verrons bien que leurs gouvernements jouent contre eux alors que chaque action de la France est tournée vers leur mieux être global et que ces actions ne sont pas prise en catimini par quelques oligarques mais sont le fait d'un peuple qui vit sous une constitution démocratique.
    La démocratie, c'est là que le bas blesse partout en Europe, et je ne doute pas que ce soit le lien qui nous unisse. permettre l'exercice de la souveraineté populaire et donner corps à la volonté de vivre dans la prospérité dans chaque État conduit nécessairement à abandonner la guerre de tous contre tous que prône le libre-échangisme, et à substituer la régulation démocratique à la régulation par les valets des dominants et leurs mains invisibles...encore faut-il se donner les moyens d'en arriver là.

  • #11

    Daryn (dimanche, 26 février 2012 17:56)

    On n'en est pas encore à considérer le remboursement de la dette... Tout au plus sur les moyens de diminuer le déficit public ! Le remboursement (éventuellement refinancement) de la dette sera un autre chantier... Et ni Sarkozy, ni Hollande ne présentent une stratégie crédible, car l'un et l'autre se basent sur des prévisions de croissance outrageusement optimistes (ce qui a été relevé à gauche par Rocard et Migaud -- président socialiste de la cour des comptes).

    Le seul à présenter une stratégie complète et cohérente est Bayrou, avec
    1) un programme d'efforts réels mais mesurés et limités dans le temps pour arriver à l'équilibre budgétaire en trois ans
    2) une stratégie de redémarrage de la production en France, pour renouer avec une croissance assise sur l'activité et non sur la dette
    3) une vraie priorité, pragmatique mais exigente, donnée à l'éducation nationale, avec sanctuarisation des moyens mais objectifs prioritaires, notamment d'assurer que tous les élèves sachent lire, écrire et compter à l'entrée du collège, ce qui est loin d'être le cas à l'heure actuelle et résoudrait naturellement une partie des problèmes
    4) une reconstruction de la démocratie française, au travers d'une moralisation de la pratique politique, décidée par référendum et appliquée pour une grande partie (indépendance de la justice et des media, suppression des conflits d'intérêt, interdiction du cumul des mandats, etc.) 4 semaines et un dimanche après l'éléction présidentielle ! (la nouvelle loi électorale pour l'assemblée ne pourra évidemment prendre effet qu'en 2017).
    5) et le tout en restant fermement européen et ouvert sur le monde -- mais exigeant sur les termes des échanges.

    Ce n'est pas tant que le clivage droite/gauche soit dépassé, mais plutôt qu'il ne semble pas d'actualité dans cette campagne, sauf si on s'intéresse aux épouvantails régulièrement ressortis par Sarkozy pour saturer les media et éviter les sujets de fond. J'invite les gens de gauche qui considèrent que Bayrou est à droite à consulter ses propositions en matière sociale, et ceux qui s'intéressent au redémarrage de l'activité économique (et à la réduction indispensable du déficit commercial) à consulter ses propositions économiques. Et tout le monde devrait s'intéresser à ses propositions sur l'éducation et la moralisation de la politique. Il n'est ni à droite, ni à gauche, mais loin devant les autres :-)

  • #12

    Roger (dimanche, 26 février 2012 19:47)

    bayrou est à droite, c'est un fait, et ses propositions le prouve, son référendum, c'est une fausse bonne idée, le programme du front de gauche propose une assemblée constituante pour passer à la 6ème république et les solutions économiques et sociales proposées sont fondées en raison, surtout pour relancer l'activité économique, contrairement aux petites phrases racoleuses et aux inepties économiques du programme de bayrou irréalisable et dangereux, d'autant qu'il reste dans les cadres des traités européens, donc impossible et démago!

  • #13

    Theux (mardi, 28 février 2012 22:15)

    @Elise: Je trouve qu'il existe dans le programme de Marine Le Pen des incohérences qui ne se justifient pas comme sa proposition de n'autoriser la double nationalité que lorsqu'il s'agit de pays de l'UE. Pourquoi faire deux poids deux mesures? Il ne me semble pas qu'il s'agisse d'un quelconque angélisme de ma part

    @Johann: Votre position est intéressante mais à mon avis l'instauration d'un véritable rapport de force au sein de l'UE nécessite de prendre de véritables mesures et de ne pas se baser sur de simples menaces. La sortie de l'UE ne signifierait aucunement que nous nous coupions de pays fournisseurs de matières premières. Comment fait la Suisse?

    @Daryn: Je ne crois pas du tout aux mesures proposées par Bayrou. Il préconise l'austérité mais on s'aperçoit dans les cas de la Grèce, du Portugal ou de l'Espagne que ces plans ne mènent qu'à de nouveaux plans d'austérité puisqu'ils étouffent complètement la consommation intérieure.Sa stratégie de réindustrialisation de la France se base sur quoi? Investir dans des technologies de pointe? Soutenir les PME? Cela fait 30 ans que ces politiques échouent car la France ne peut pas lutter face à des pays à très bas coût de production. Pour l'Education Nationale, le "faire mieux avec moins de moyens" me laisse assez dubitatif. Pour la reconstruction de la démocratie française je lui fais plus confiance qu'à Sarkozy car l'homme me semble droit. Le principe de rester ouvert sur le monde mais exigeant sur les termes de l'échange me paraît assez paradoxal notamment dans son application concrète?

    @Roger: Peux-tu indiquer quelles sont les propositions économiques de Bayrou que tu trouves faibles et quelles sont les propositions de Mélenchon que tu estimes meilleures?

  • #14

    Elise (samedi, 03 mars 2012 23:17)

    @Theux : vous mettez en avant un détail sur la double nationalité, ce qui s'appelle botter en touche. Georges Marchais, en son temps, dénonçait l'utilisation de l'immigration par le grand capital, exactement comme le fait aujourd'hui Marine Le Pen.
    L'angélisme de gauche consiste à dire que stigmatiser l'immigration, c'est être un méchant raciste, une technique de manipulation qui sert le néolibéralisme.
    Conclusion : la nouvelle gauche, sous couvert de bien-pensance, travaille contre le peuple. L'entente entre la droite et la gauche va bien plus loin qu'une simple concordance sur l'Europe financière, et c'est, entre autres, pour ça que Mélenchon n'est pas crédible.
    http://www.marianne2.fr/Le-patronat-europeen-veut-plus-d-immigration_a207126.html

  • #15

    Theux (lundi, 05 mars 2012 22:43)

    Je ne botte pas en touche en évoquant la double nationalité car vous savez bien ce qui se cache derrière une telle mesure où l'on stigmatise une certaine zone géographique et donc une certaine catégorie de population. Après je vous donne raison sur le point qui indique que l'immigration dans certains secteurs peu attractifs empêche les salaires d'augmenter ce qui devrait se passer lorsqu'un déséquilibre entre l'offre et la demande se crée.
    A mon avis la politique de l'immigration doit tout de même correspondre aux besoins en emploi de notre pays, mais il ne s'agit que d'un problème secondaire puisque la priorité reste la création d'emplois. C'est cette nuance qui est importante et qu'à mon sens la majorité de l'électorat de Marine Le Pen ne fait pas.

  • #16

    Gilbert Duroux (vendredi, 16 mars 2012 18:00)

    Vous partez d'un postulat erroné puisque vous réduisez le clivage droite/gauche à l'opposition entre le PS et l'UMP. Il y a une autre vie ailleurs...

  • #17

    HellParty (vendredi, 01 juin 2012 00:07)

    Thank you for info

  • #18

    annuairemariage (vendredi, 20 juillet 2012 13:30)

    C est simple les gens de droite font de la gauche et vice et versa. On arrivera a rien