mer.

28

mars

2012

Affaire Merah: l'information spectacle

Une radio de service public.


10h30, le jeudi 22 mars. Comme les pompiers, nous mettons notre casque, comme les professionnels du RAID, nous sommes sur le qui-vive. Minute après minute, nos sens sont mis en alerte par une multitude de détails : l’imagination de l’auditeur, les yeux du spectateur, suivent le regard serpentin du journaliste qui va de la foule d’hommes harnachés aux fenêtres de l’acharné. L’impression d’instantanéité est complète et nous propulse sur la scène. On voit les volets craquer sous les charges, les vitres éclater, on nous donne à entendre les détonations, grâce auxquelles le forcené « a passé une très mauvaise nuit ». On perçoit jusqu’au silence du jeune barbare.

 

Est-ce qu’il est toujours vivant ? Suicidé ? Juste blessé ? Votez 1.

Du sensationnel, passons au sensé, analysons, interviewons. Un temps de pause bien mérité, qui doit nous faire comprendre l’incompréhensible. L’ensemble des notables de l’ordre public est questionné, appelé à fournir une expertise toujours plus affirmative. Cols blancs ou blouses blanches, leur statut nous intime l’ordre de boire leurs paroles, car eux savent. Ça y est…on touche à la vérité ! On nage dans les flots irrésistibles de la conscience publique, et on pourra en parler ce soir, au dîner.

 

Silence, le responsable d’un hôpital psychiatrique parisien reconnu s’exprime. La technicité des termes qu’il utilise pour décrire la « psychologie de l’extrême » du présumé tueur achève de nous convaincre sur l’état de transe et d’exaltation qui ont poussé le jeune fou à exercer un tel degré de violence illégitime. « A partir de quand peut-on atteindre un manque de lucidité ?» : on est maintenant chez l’ennemi public numéro, dans son appartement et même dans sa peau. Pourtant, une dame l’a dit hier, au journal de 20h : « cette personne n’a plus rien d’humain ». Comment concéder à un homme un tel degré de cruauté, seulement imputable à une créature bestiale ? En fait, nous sommes dans la tanière du loup.

 

Bientôt 11h. Soudain « les choses s’accélèrent, rejoignons notre envoyé spécial sur place » :

 

« Il ne se passe toujours rien, nous n’avons pas plus d’informations

 

-Peut être va-t-il y avoir assaut ?

 

-Peut-être… ».

 

Quelques minutes plus tard :

 

« Le dénouement semblerait proche, l’assaut apparemment aurait été donné, avez-vous les moyens de le voir ?

 

-Aucun moyen de le voir, nous n’avons aucune visibilité, certains témoins auraient confirmé que cet assaut aurait été annoncé ».

 

Ce cours de conditionnel se veut un suspens qui pend aux lèvres de la France, et peut-être du monde.

Tout à coup, ça y est, détonation, fusillade, la parole tombe en cascade et se fait plus forte, comme les coups de feu. « Est-ce que vous les entendez ?!». Bientôt on n’entend plus qu’une coulée de balles, ponctuée par le mot « impressionnant » qui arrive à percer chroniquement. Trois blessés. Un mort. Le bon, le suspect.

 

On peut éteindre le poste, sachant que quelques heures plus tard « on va revivre ce moment, cette fusillade ».

 

Le temps de la réflexion face à celui de l’émotion


Ces méthodes de traitement de l’information ne sont certes pas nouvelles ; elles ne surprennent même plus vraiment. L’immédiateté et l’accélération de l’information sont presque devenues des impératifs chez les journalistes des media les plus influents, souvent des férus de tweets. L’instant l’emporte sur la réflexion, illustrant ce que Paul Virilio qualifie de « tyrannie du temps réel ». La focalisation sur l’action, évidemment couplée à la course au scoop, présente de nombreux avantages. Même si cet objectif n’est pas toujours assumé ou atteint, en cherchant à nous faire vivre, on cherche aussi à nous faire participer au récit journalistique. Ce type de chroniques se présente avec régularité aux auditeurs et téléspectateurs, comme une occasion de restituer un discours communément admis. Pendant les quelques jours où l’affaire tient le haut de l’affiche, des opinions similaires sont échangées à l’identique sur les lieux de travail, en famille, bref, dans toute situation d’échange. Le fait divers sordide se transforme en « débat national ».

 

Qu’il y ait débat n’est évidemment pas un problème en soi : au contraire, une tuerie de cette ampleur assortie de revendications de la part du tueur justifie largement qu’on se pose des questions. En revanche, durant les 30 heures de siège de l’appartement, culminant avec l’exécution de Mohamed Merah, beaucoup de questions ont été écartées, l’information reposant sur le caractère sensationnel du fait divers. Cela est vrai pour dans les media utilisant l’image (chaînes principales et chaînes d’information en continu : BFM, I-Télé…), comme dans les grands quotidiens, sur les blogs et sur les ondes radiophoniques. Pourtant, ces derniers moyens d’information sont plus rarement mis en cause.

Exemple éloquent, l’émission «Arrêt sur image », qui se décrit sur son site comme une « émission de décryptage des media », proposait dans son programme du vendredi 23 mars une critique détaillée du travail des journalistes dans le traitement médiatique de « la tuerie de Toulouse », et relevait certaines failles déontologiques (rachat d’images, non vérification de sources…). L’invité d’I-Télé présent sur le plateau est abondamment questionné sur la logique de direct des chaînes d’information en continu, et évidemment incapable de répondre à la question répétée de D. Shneidermann : « est-ce que vous n’êtes pas prisonnier des images ? ». En revanche, la question du traitement de l’information par la radio est quant à elle assez vite évacuée en début d’émission, le sentiment général retenu sur le plateau étant que comme la parole du journaliste à la radio est plus dense, elle est de meilleure qualité. On peut toutefois se questionner sur l’utilité, dans le cas décrit plus haut, du foisonnement de détails sur les lieux, les acteurs, et les sensations du journaliste sur place. Plus tard dans l’émission, un journaliste invité du Monde.fr qui a live-tweeté la journée précédant l’assaut du siège de l’appartement de M. Merah explique : «  on finissait par comprendre la stratégie d'épuisement vis-à-vis du suspect, on essayait d'imaginer ce qu'il pouvait ressentir ».Cette description n’a pas vraiment suscité de remarque sur le plateau. Pourtant, elle permet de se questionner sur le rôle premier du journaliste dans ce type d’affaire : est-ce de nous faire ressentir, ou simplement de nous fournir une information juste et pertinente, laissant chacun à sa propre analyse critique ?

Si c’est la deuxième proposition qui prévaut,c’est bien que l’image à elle seule n’est pas en cause : en réalité, il s’agissait souvent pour les journalistes, dans la couverture de l’affaire M.Merah, d’exploiter le potentiel émotionnel particulièrement fort de la situation. Même s’il convient de séparer la parole politique du récit journalistique, on a bel et bien été dans l’incapacité, au plus près des évènements, de vivre l’information autrement que passionnément. Dans les différents portraits qui ont été dressés de Mohamed Merah, c’est d’ailleurs celui d’un monstre qui s’est imposé. Incités à ressentir sa bestialité, à travers l’image du « loup solitaire », nous étions implicitement amenés à prendre parti pour sa mise à mort. Comme le disait très justement un chroniqueur au lendemain de l’exécution de Mohamed Merah, certains ont oublié que « ce n’est pas le loup, mais l’homme qui est un loup pour l’homme ».

 

 

Retour au jeudi 22 mars. Midi et demi. « Arrestation, donc, confirmée ! Vous l’avez vu, vous l’avez entendu. Et maintenant, revenons sur les meetings qui se tiennent aujourd’hui, notamment celui de Nicolas Sarkozy à Strasbourg». On ne saurait trouver meilleure transition journalistique.

 

Morgane

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Commentaires : 21
  • #1

    jean yves le cadre (jeudi, 29 mars 2012 12:27)

    1) Excellent article. Une remarque concernant l'intervention du RAID : comme le GIGN, ce sont des corps d'élite, entraînés, préparés, armés, cagoulés (ce qui me gêne quelque part), qui savent parfaitement à quelle situation ils auront à faire face. Le GIGN n'a pas perdu un seul homme depuis sa création je crois (dixit M. Prouteau), ce qui n'est absolument pas le cas des policiers ou gendarmes «ordinaires», qui sont parfois confrontés à des situations aussi brutales qu'imprévisibles (et sans compter les suicides...). Alors, de grâce, évitons les trop nombreux bravos, etc... Ils ont fait leur boulot.
    2) Si le cas Mohamed Merah est réglé, je ne peux pas ignorer qu'il avait une mère et un père, qui doivent se poser de bien douloureuses questions. J'avoue ne pas savoir ma réaction si mon fils avait eu un tel comportement...
    3) On vient d'apprendre le meurtre d'un garçon de 17 ans, puis sa crémation, par 4 adolescents de 15 à 17 ans... Chaque jour apporte son lot de violences, toutes plus incompréhensibles les unes que les autres. Peut-être (et c'est ce que je crois) y a-t-il de graves carences éducatives dans notre société...

  • #2

    Damoiseau L'Xé (jeudi, 29 mars 2012 15:20)

    Très bon billet!

    C'est vrai que les médias, avec en tête de pont les chaînes info, ont été affligeants durant cette séquence (puisque c'est comme cela qu'il faut dire maintenant). Ce traitement de l'information commence vraiment à m'agacer fortement! Et de moins en moins d'alternatives...

    P.S.: si je peux me permettre, à plusieurs reprises il est écrit "les media" plutôt que "les médias".

  • #3

    Florian L. (jeudi, 29 mars 2012 15:33)

    Bien qu'étant rarement d'accord avec les opinions développés sur ce blog (autant sur les questions économiques que de traitement de l'info), je dis pour une fois oui. Le traitement de cette course poursuite fut le paroxysme de cette faiblesse informationnelle reposant uniquement sur les émotions.

    Enfin, juste pour le mot média (avec ou sans s). Personnellement, il y a matière à débat car média vient de media qui est le pluriel de medium. Donc faut-il mettre un s ou pas? A mon avis, les deux conjugaisons sont correctes.

  • #4

    Damoiseau L'Xé (jeudi, 29 mars 2012 15:44)

    Medium/media, c'est du latin. En français, c'est un média, des médias (de même pour scénario/scénarios).

  • #5

    Florian L. (jeudi, 29 mars 2012 17:33)

    Après vérification, mea culpa pour le media (enfin une locution latine que l'on peut utiliser). Bien à vous

  • #6

    Sixter (vendredi, 30 mars 2012 02:42)

    euh... c'est pas Media c'est Merah ^^

  • #7

    Bois-Guisbert (samedi, 31 mars 2012 12:28)

    Qu'est-ce que tout aurait été plus simple avec un néo-nazi, qu'on aurait pu atteler à la locomotive FN...

  • #8

    Nayla (samedi, 31 mars 2012 20:12)

    Bois-Guisbert...oh oui que tout aurait été plus simple...


    venez voir dans le Nord les "RIP Machin Merah" à vomir...

  • #9

    jumbo (samedi, 31 mars 2012 23:04)

    trop de medias tue l'info!!

  • #10

    Abbé Kniaz (dimanche, 01 avril 2012 01:17)

    Vous êtes pathétiques...

  • #11

    Lobotomisé ? (dimanche, 01 avril 2012 11:43)

    Pourquoi ne pas avoir acculé tous les musulmans de France dans cette histoire ( dont en vraie on ne sait pas si ce jeune était vraiment l'auteur ) ?
    Il est vraie que N.S avait , qq jours avant , demandé à Rachida Datti de revenir dans sa cour pour avoir les votes des musulmans de France !!! 11 septembre ou l'évenement de Toulouse tout n'est que manipulation de la conscience collective !!!

  • #12

    Morgane (dimanche, 01 avril 2012 23:54)

    Merci pour les remarques et commentaires,


    >>>jean yves le cadre
    En effet, le RAID se décrit lui-même comme un corps d’élite de la police nationale destiné aux interventions anti-terroristes, mais je suis tout à fait d’accord avec vous : on pourrait tout aussi bien qualifier ses membres de para-policiers cagoulés. Justement, il m’a semblé assez intéressant d’observer qu’à l’occasion du « siège de Toulouse », leurs techniques d’intervention pour le moins méconnues se sont vues propulsées sur le devant de la scène médiatique, décortiquées et abondamment commentées. Idem pour l’enquête de la DCRI, méga-institution du renseignement intérieur qui agit sous le sceau de la discrétion, voire de l’opacité. Ces fonctionnaires ont été largement critiqués, respectivement pour leur inefficacité à intervenir chez Mohammed Merah, et à prévenir ses actes.
    Seulement, que peuvent apporter ces critiques ? A mon sens, tout en gardant sa distance avec les théories un peu complotistes sur cette affaire (Merah agent du Mossad, Merah indic de la dcri…), il faut quand même relever que l’ensemble des déclarations mettant en cause l’efficacité de nos fonctionnaires de la sécurité invitent à un renforcement du fichage et de la pénalisation de deux types de population : les « délinquants récidivistes » et les personnes entretenant des liens avec l’islamisme. Un air de déjà vu ? Ces critiques ont immédiatement été suivies d’effet (ou d’effet d’annonce, nous verrons bien), puisque M. Sarkozy a affirmé qu’il instaurerait en France des lois pénalisant les stages d’endoctrinement en Afghanistan, et la consultation de sites internet sur l’islamisme radical. Mesure qui a aussitôt donné de la vigueur à sa campagne ! Même si le propos du film n’est pas précisément celui-là, l’excellent documentaire Les nouveaux chiens de garde (adapté du livre de Serge Halimi) montre justement comme la structure des media (ou médias :)) en place permet de perpétuer la pensée néocapitaliste dominante. Il en va de même pour la pensée ultra-sécuritaire.

    >>>>>>>Bois-Guisbert
    Ce que je trouve encore plus malheureux, c'est que les néo-nazis auteurs d’attentats ou de fusillades sur des civils, on les attèle rarement aux partis d’extrême droite. En tout cas pas en tant que mouvement transnational ou idéologie à grande échelle…est-ce que vous vous rappelez par exemple de la fusillade géante en Norvège en juillet dernier ? Si mes souvenirs sont exacts, le réseau des partis d’extrême droite en Europe et ailleurs n’a pas été inquiété outre mesure par cette concrétisation de leurs idées…


    >>>>>>> Nayla
    Les « RIP machin-merah » ? (qu’est-ce que c’est)

  • #13

    mosta (mardi, 03 avril 2012 13:27)

    du blabla se vous ra

  • #14

    mosta (mardi, 03 avril 2012 13:30)

    soyons résonable et laissez le voir la vérité

  • #15

    falcon (mardi, 03 avril 2012)

    En même ces détails minute par minute n'ont été suivis que par ceux qui ont fait le choix d'allumer un poste sur une chain d'info continue, la radio sur une chaine d'info continu, ou un site internet d'info continu ; bref j'espère que c'est par choix.

  • #16

    Dunbo (mardi, 03 avril 2012 17:52)

    Je trouve le propos un peu naïf. Je vois de toute façon les média comme un outil dont le gouvernement et ses défenseurs se sont servi à des fin de manipulation que ce soit de Merah, qui reste malheureusement un homme, ou encore des foules dont la réaction est souvent émotionnelle. Je crois qu'il est important de relire Tsun Tsu dans ces cas et de noter la nécessité d’apparaître faible dans une situation d'inconnu. Qu'il y ait démonstration de force par la suite, me semble dissuasif donc pas totalement inutile. Enfin si ça excite les gens d'attendre "l'exécution"... No comment. En tout cas félicitation pour l'effort je vais suivre un peu plus ce Forum.

  • #17

    Matt (mardi, 10 avril 2012 11:48)

    Saura-t-on un jour la vérité ou va-t-on devoir se contenter de la version officielle au nom de la raison d'état ?
    Est-on obligé de croire tout xce que rapporte les médias qui ne sont au fond que la parole du ministère...
    Lorsque l'on connait la propension qu'A Guéant de mentir sur les statistiques, on peut aussi se demander dans quelle mesure ce qu'il nous dit est vrai.
    Un jour, le présumé tueur s'est tué en tombant du balcon, le lendemain il a le dos criblé de plus de 20 balles...
    Je suis toujours surpris de voir une personne qui charge en marche arrière ^^

  • #18

    maxime (mardi, 17 avril 2012 16:35)

    heu il chargeait pas il s'enfuyait pour sauter par la fenêtre ( là tu peux émettre des doutes sur la véracité de la chose) il a été tué par des tireurs d'élite après croire c'est pas savoir donc tu crois ce que tu veux de la calomnie anti sarko au mensonges d'état nous sommes libres de croire je le rappellerai.
    Pour la cagoule sur le RAID ou GIGN (si c'est le fait de la portée ce que moi j'ai compris dans les commentaires précédent) tu peux leur demandé de mettre leur vie en danger pas leur famille ( je sais ils sont volontaires mais pas leur famille)
    Nayla parlais des RIP mohammed Merah qu'elle a du voir près de chez elle.

    @ Morgane: 3>>>>>>>Bois-Guisbert
    Ce que je trouve encore plus malheureux, c'est que les néo-nazis auteurs d’attentats ou de fusillades sur des civils, on les attèle rarement aux partis d’extrême droite. En tout cas pas en tant que mouvement transnational ou idéologie à grande échelle…est-ce que vous vous rappelez par exemple de la fusillade géante en Norvège en juillet dernier ? Si mes souvenirs sont exacts, le réseau des partis d’extrême droite en Europe et ailleurs n’a pas été inquiété outre mesure par cette concrétisation de leurs idées…"

    je ne pense pas que tu puisse produire des preuves que Breivik est été commandité par les dits groupe/parti ultranationnaliste ou d'extrême-droite.

    pour Bois-Guibert non déjà sorti pour tonton chichi ^^

  • #19

    Colmao (mercredi, 18 avril 2012 07:01)

    Cette affaire n'est qu'une affaire parmi d'autres dont l'utilité est d'entretenir le choc des civilisations initié le 11 septembre 2001 et si cher à nos élites sionistes.

    L'"extrémisation" islamophobe de l'Europe initiée par l'agent du mossad geert wilders, de ses propres dires, est un autre phénomène dont le but final est la confrontation civilisationnel.

    La dédiabolisation du FN et sa normalisation dans le champ politique français à la seule et unique condition qu'il s'en prenne exclusivement aux musulmans, et non plus aux sionistes, participe de ce projet de conflit des civilisations.

    Ce qu'il est intéressant de constater c'est que tout les éléments nécessaires à la connaissance des instigateurs de ce futur carnage sont là, mais la propagande est si massive et les gens si peu intéressés par ce qu'il se trame que ce plan est bien parti pour arriver.

  • #20

    consultant en management (jeudi, 05 juillet 2012 10:37)

    Passée la période de dueil, des questions doivent être posées. Et je suis surpris que rien n'ait été dit sur le fond.

    Il n'y a que des propos rapportés par le gouvernement dans cette affaire. Elle comporte tous les ingrédients d'une manipulation. Je ne sais pas quels faits il convient de remettre en cause exactement, mais le complot ne fait auccun doute. Je note que les intentions de vote pour M. Sarkozy n'ont jamais été aussi forte qu'après les attentats. Mais je ne dis pas qu'il s'agit d'un coup du gouvernement, même s'il me semble légitime de poser la question dans une démocratie. Et si je le faisais, je serais sans doute censuré. Mais quand on me dit formé par "Al Qaeda", je suis en droit de questionner. Peu de Français le savent, mais Al Qaeda, selon même les déclarations et documents déclassifiés de la CIA, est une invention de la CIA. Faire former nos terroristes nationaux par les Américains, permettez-moi de douter. On pourrait cependant concevoir que la CIA forme des "espions et des infiltrés" conscients de ce qu'ils font, ce qui n'est pas totalement inconcevable. Quoqu'il en soit, cela sent le souffre.

  • #21

    Complots (jeudi, 05 juillet 2012 10:52)

    Dans le terme NAZI répété n'importe comment et à tout bout de champ dans les commentaires, il y a la contraction de 2 mots indissociables "National(isme)" et "Socialisme". On ne peut justement rallier ce terme au FN sans l'attacher aussi à l'autre.