sam.

31

mars

2012

La révolution Mélenchon

Il est le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas, celui de notre temps et de notre époque. Il possède un caractère bien trempé et joue parfois les mauvaises têtes comme lorsqu'il a pris la décision de créer un parti à la gauche d'un PS ayant anéanti ses dernières illusions. Jean-Luc Mélenchon n'est pas un homme parfait. Il a commis des erreurs à l'image de son vote en faveur de l'Europe de Maastricht. Mais à la différence de nombre de ses collègues il les a reconnues. Lors de son départ du PS en novembre 2008, peu de personnes croyaient en son projet. 3 ans plus tard il est en passe de jouer un rôle majeur au sein de l'élection présidentielle. Où s'arrêtera le leader du Front de Gauche?

Nonobstant son passé trotskiste, Jean-Luc Mélenchon est un pur produit du système socialiste. Sous l'égide de François Mitterrand, l'actuel leader du Front de Gauche a cru que le PS allait « changer la vie » un soir de mai 1981. Le parfum des roses a prolongé l'euphorie jusqu'en mars 1983 et au « tournant de la rigueur » qui correspond au ralliement du Parti Socialiste à l'idéologie néo-libérale.

Mais il est parfois difficile de brûler ce que l'on a adoré. Alors Jean-Luc Mélenchon s'est laissé endormir par la douce musique néo-libérale par l'Europe de Maastricht qui devait apporter la paix sur un continent dévasté par les conflits armés. Par la mondialisation heureuse qui promettait d'apporter croissance et prospérité.

 

Les débuts furent difficiles: les délocalisations des usines, la hausse inexorable du chômage, la remise en question des acquis sociaux. Alors le soldat Mélenchon essaya de faire changer les choses pour faire évoluer le Parti Socialiste qui s'enfonçait joyeusement dans la Social-Démocratie. En 1997, il défia François Hollande pour prendre la tête du Parti. Une large défaite le ramènera à la réalité. N'ayant pas encore bien mûri ses convictions, il commet probablement une seconde erreur en rejoignant le gouvernement Jospin en tant que Ministre délégué à l'enseignement professionnel. En effet sa présence au gouvernement vaut caution d'actes tels que la signature du Traité de Nice en 2001 qui constitue un nouveau pas vers une Europe néo-libérale.

 

Mais comme disait Jacques Brel « on a vu souvent rejaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux ». Pour Jean-Luc Mélenchon l'explosion se produit lors du référendum sur le Traité constitutionnel Européen. A cette occasion il enfreint les règles de son Parti pour faire campagne en faveur du « Non ».Pour paraphraser Victor Hugo, on pourrait dire que c'est à ce moment là que « déjà Napoléon perçait sous Bonaparte ». Le natif de Tanger s'attaque à l'Europe technocratique de Bruxelles, à son fonctionnement opaque qui se coupe des peuples. La victoire du « Non » est une forme de consécration pour les membres de l'UMP ou du PS qui ont pris le risque de s'affranchir de leur parti. Les Montebourg, Dupont-Aignan ou Mélenchon en sont les grands gagnants.

Malheureusement une nouvelle fois l'euphorie ne dure qu'un temps. Lors de l'élection présidentielle, les tenants du « non » rentrent au bercail et se réfugie derrière le clivage droite-gauche pourtant « ringardisé » par le débat sur le Traité Constitutionnel Européen. Mélenchon ne fait pas exception à la règle et se range derrière Ségolène Royal. L'échec de la candidate socialiste et les résultats du congrès de Reims qui préconisent une alliance avec le centre convainquent le sénateur de l'Essonne de quitter un Parti qui ne lui ressemble décidément plus pour créer le Parti de Gauche.

 

Un parallèle intéressant peut être effectué entre les stratégies d'Arnaud Montebourg et de Jean-Luc Mélenchon. Le premier a fait le pari de prendre la tête du PS « considéré » comme un parti de gouvernement. Les primaires socialistes lui ont en partie donné raison et si la crise s'installe, il est possible que le choix du député de Saône et Loire s'avère payant. Le second a pris la décision de s'affranchir du PS ce qui lui évite de soutenir Hollande même si le Parti de Gauche ne possède pas la crédibilité du principal parti de gauche.

 

A ce propos, la stratégie d'alliance avec le PCF apparaît très pertinente puisqu'il bénéficie du réseau de militants et d'élus du parti communiste tout en proposant un discours complètement rénové à un parti qui tournait en rond depuis 30 ans et dont le déclin s'était matérialisé par le score d'1,93% de Marie-Georges Buffet à la Présidentielle de 2007.

Car contrairement aux propos de Daniel Cohn-Bendit qui affirme que le choix de Jean-Luc Mélenchon s'apparente à un vote de nostalgie, le leader du Front de Gauche apporte une véritable bouffée d'oxygène à une campagne présidentielle sans souffle. Sous l'impulsion de son conseiller économique Jacques Généreux, il propose des mesures courageuses permettant de remettre en cause notre système actuel notamment en réformant le mode de fonctionnement de l'UE. Ainsi pour neutraliser les actions néfastes des banques sur l'économie réelle, il souhaite placer sous contrôle social les établissements financiers qui ne respecteraient pas la nouvelle réglementation en matière de spéculation. Il importe que les banques retrouvent leur fonction initiale qui consiste en la collecte d'épargne afin de financer les investissements des entreprises et des ménages. Des banques au service de l'économie et non pas qui se servent de l'économie pour générer des profits records.

 

Le rôle de la BCE est également remis en question et notamment son indépendance qui prive les peuples d'une partie de leurs prérogatives. Le Front de Gauche propose de remettre en question la loi de 1973 qui interdit une Banque Centrale de prêter directement aux Etats. Cette loi « scélérate » a deux conséquences: un renchérissement du coût de la dette des Etats et une augmentation du profit des banques privées qui réalisent une marge entre le taux d'emprunt à la BCE et le taux de prêt aux Etats. Ces propositions sont de l'ordre du bon sens mais peu de candidats à l'élection présidentielle sont en accord avec elles notamment parmi les favoris.

Si les sondages, à considérer avec grande prudence, se confirment, Jean-Luc Mélenchon aura réussi à réunir la gauche alternative autour de son projet. En effet, par rapport à 2007 où une multitude de petits candidats de gauche entourait Ségolène Royal, l'élection de 2012 semble dessiner une toute autre répartition. On pourrait être tenté de dire qu'à gauche en dehors de Jean-Luc Mélenchon et de François Hollande il n'y a rien. La grande réussite du sénateur de l'Essonne aura été de parvenir à fédérer la gauche du « Non » qui pourra ainsi regarder droit dans les yeux la gauche du « Oui ». En réalité, l'opposition s'effectue entre la Social-Démocratie et la gauche qui refuse le néo-libéralisme.

Pour cette dernière si 2007 avait été l'élection du gâchis, suite au formidable espoir né lors du Traité constitutionnel Européen, 2012 sera peut-être celle de la résurrection. Le mérite en revient en grande partie à Jean-Luc Mélenchon, à ses idées, à son charisme, à sa capacité à se remettre en question.

 

Alors bien-sûr on pourra railler certaines de ses propositions, comme son SMIC à 1700 Euros, qui paraissent difficilement applicable même si la relance de notre économie passera en partie par un accroissement du pouvoir d'achat. Sa politique vis à vis de l'UE apparaît également naïve car comment peut-on espérer convaincre des pays membre à large majorité néo-libérale de revenir sur le statuts de la BCE. Les évènements joueront peut-être en sa faveur mais il faudra du temps et il semblerait plus judicieux de mettre la pression sur nos partenaires européens en les menaçant de prendre des mesures unilatérales en cas de refus de collaborer de leur part. Sortir d'un euro sur-évalué pour notre économie. Permettre à la Banque de France de prêter directement à l'Etat.

 

Enfin comment ne pas évoquer le protectionnisme qui constitue une des armes clés pour la sortie de crise et sur laquelle les dirigeants du Front de Gauche restent particulièrement discrets, sans doute prisonniers de leur internationalisme, au point de n'avoir envoyé aucun représentant à la conférence sur le sujet du 19 mars 2012 au contraire de l'UMP, du PS, de DLR, du FN et du Modem. Sur ce point Arnaud Montebourg semble plus avancé que le leader du Front de Gauche.

 

Il n'en reste pas moins que le parcours de Jean-Luc Mélenchon est remarquable à bien des égards et qu'il commence à en récolter les fruits. Ses combat contre le manque d'indépendance de la presse, la « peopolisation » de la vie politique, sa remise en cause de l'UE dans son fonctionnement actuel, ses critiques contre le néo-libéralisme ont permis au débat politique d'avancer. Il est parvenu à rassembler la gauche du « Non » et à divorcer avec la gauche sociale-démocrate. Il a repris la bastille. Prendra-t-il le pouvoir?

 

 

Theux

Mise en musique du discours de la Bastille
La révolte en chantant.mp3
Fichier Audio MP3 3.5 MB
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La dévaluation ou le chaos
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Référendum Grec: le chant du cygne de l'euro
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Commentaires : 23
  • #1

    @julesbiron (samedi, 31 mars 2012 10:33)

    Bravo, bon article, lucide et juste je crois.

  • #2

    btaillefer (samedi, 31 mars 2012 12:29)

    Bel article. Je diffuse sur Facebook

  • #3

    cyril (samedi, 31 mars 2012 13:23)

    il y a pas mal d'inexactudes, de dire que melenchon est discret sur le protectionnisme,alors qu'il ne cesse de dire qu'il y aura une taxe sur les produits qui n'ont pas été en conformité avec nos standards humains et environnementaux. de plus,melenchon a bien prevenu que si l'eurpe faisait blocage,la france finirait par passer outre,donc il et faux de dire: "Sa politique vis à vis de l'UE apparaît également naïve car comment peut-on espérer convaincre des pays membre à large majorité néo-libérale de revenir sur le statuts de la BCE. Les évènements joueront peut-être en sa faveur mais il faudra du temps et il semblerait plus judicieux de mettre la pression sur nos partenaires européens en les menaçant de prendre des mesures unilatérales en cas de refus."

  • #4

    Cyp Luraghi (samedi, 31 mars 2012 15:00)

    Il ne faut SURTOUT PAS parler de sa prise de position colonialiste à propos du Tibet, sur les forums, sinon ses escouades de gardes rouges vous tombent dessus à bras raccourcis.

    Ce tigre de papier n'a allumé qu'un feu de paille, dont les braises mourantes signeront d'ici peu, la fin de l'espoir d'une gauche sociale en France... pour très longtemps.

  • #5

    Damoiseau L'Xé (samedi, 31 mars 2012 21:12)

    Bon papier. On espère que ça ira plus loin encore!

    @Cyp Luraghi
    Que c'est bien dit, et la formule bien recherchée dis-donc... Mais tes propos sont plein de naïveté!

  • #6

    Damoiseau L'Xé (samedi, 31 mars 2012)

    Petit problème...
    @Cyp Luraghi
    Mélenchon ne va pas prendre le risque de fragiliser l'union du FdG en prenant une position sur le Tibet, sachant que dans le fond, cela ne changerait rien. Vu que même le pouvoir en place ne se mouille guère. D'ailleurs, quand il s'agit de la Chine, plus personne ne se mouille.
    Donc, lui doit avoir ses propres convictions mais ne veut pas braquer le PCF et se le mettre à dos. Il pense sans doute qu'il pourra faire évoluer les positions du parti avec le temps.
    Quoi qu'il en soit, c'est un peu facile de lui reprocher à lui, alors que personne ne fait rien sur ce sujet, que ce soit en France, en Europe ou même au États-Unis.

    Sinon, comme je disais, bon papier Theux. Merci!

  • #7

    létoné (dimanche, 01 avril 2012 10:24)

    Grossière erreur sur l'affirmation que Mélenchon aurait suivi Ségolène Royale en 2007. C'est le contraire qui s'est passé, et a marqué son début d'éloignement avec le PS, concrétisé l'année suivante. Il a écrit à l'époque un livre politique magnifique à charge contre la dérive néo-libérale du PS de François Hollande et Ségolène Royale qui était selon lui une démarche parfaitement calculée des 2 protagonistes (leur seul point d'accord restant ?)
    Le livre paru je crois en 2007 : "En quête de gauche"

  • #8

    andré martin (Lyon) (dimanche, 01 avril 2012 10:30)

    Je partage votre analyse « La révolution Mélenchon ». Je pense que JLM est quasiment le seul homme politique à pouvoir être qualifié de grand penseur, sans parler de ses exceptionnelles qualités d’écriture et de tribun. Par contre, j’ai désapprouvé ses invectives à répétition à l’encontre des « théocrates tibétains qui refusent de se laisser génocider par les gentils libérateurs chinois ». Car il me paraît évident que pour tout peuple, les libertés d'opinion, d'association et de manifestation constituent des libertés fondamentales qui sont la condition même pour que puissent être réellement défendus tous les autres droits humains.

    Je partage vos objectifs exposés dans « Pourquoi l'Espoir ». Aussi, je viens de mettre un lien dans « Des blogs qui rendent intelligent » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?breve138

    andré martin – animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/ ...
    une boîte à outils pour expliquer et débattre sur la dette, le chômage de masse, la crise, les retraites …

  • #9

    yan2a (dimanche, 01 avril 2012 18:05)

    Bravo pour cet article, et je crois capable J.L.M de dire tchao à Bruxelles si ses revendications se sont pas prises en compte...

    et là, ça va ch...!

  • #10

    ahçaira (dimanche, 01 avril 2012 19:19)

    Pour améliorer une parole déjà bien bonne, dont le "protectionnisme" commenté par "cyril", de nombreux éléments de réponse figurent dans ces vidéos du très pédagogique économiste Généreux : http://www.placeaupeuple2012.fr/entretien-avec-jacques-genereux/
    Nous sommes dans une période fertile où notre parole se libère et où nous avons grande envie de comprendre.

  • #11

    brunie (jeudi, 05 avril 2012 10:37)


    Bonjour à tous,

    Me voici aux côtés de jean-luc Melanchon pour voir arriver la 6éme REPUBLIQUE
    LA VRAIE:un souffle d'espoir surgit dans notre pays , un réel enthousiasme qui ne cesse de grandir chaque jour et il n'y a pas de hasard
    car le peuple français refuse de courber l'échine et de laisser une bande d'imposteurs dilapider son économie et brader ses entreprises; ARTISANS,PAYSANS,OUVRIERS,LYCEENS,ETUDIANTS DEBOUTS VER UNE NOUVELLE ERE ,celle de la création,de la culture, de l'esprit d'entreprise , et surtout de l'humain qui a été tant méprisé ces 5 dernières années.

  • #12

    @franckbornes (samedi, 07 avril 2012 00:03)

    I have a dream... », pour paraphraser à la façon d'un Martin Luther King « Le héros politique des droits civiques de l'Amérique noire... »; puisqu'au fond, s'attaquer au fondamentaux  « Ça ne rigole pas. » Comment ne pas ignorer en effet, que l'équilibre des sociétés est fragile car constitué de forces la plupart du temps antagonistes et connues car archaïques. Ce n'est pas pour rien que J.L Melenchon se fait lors d'une de ses désormais proverbiales diatribes « le chantre du volcanisme », qu'il semble décrire comme « Une forme de passion française »(Autant dire une sorte
    de pléonasme. ) La question est donc de s'interroger sur le véritable enjeu non pas de l'élection, mais plutôt, du conteste social-historique de « L'ère Mélenchon ».... ??? Non, c'est une plaisanterie.
    J.L Mélenchon n'est pas Martin Luther King,(Mais il fait rêver...). Il n'est pas non plus Jean-Jaurès, même si le ton oratoire de ses discours y est sans aucun doute; mais il fait rêver... Je ne trouve pas non plus qu'il soit à rapprocher des anciens leaders communistes, soit le plus pathétique de notre histoire récente, en la personne de Georges Marchais, mais cependant « au capital » de sympathie certain, mais c'est bien tout... Sans parler du jovial Robert Hue, qui « Le pauvre », n'a eu si je puis dire, qu'a se contenter de devoir éteindre « Les lumières » en sortant, c'est pour dire... Au fait, le premier
    faut-il le rappeler, est mort assassiné, Jean-Jaurès idem... Curieusement peu de présidents français ont connu le même sort funeste de la cause « idéologique. »Autant dire qu'on ne renversera pas l'établishment français, et tous ses adhérents invisibles constitutifs de notre communauté nationale(« Tous ensemble, ouais... »), comme on renverserait cette « fameuse table... » . Mais sans le rêve et l'utopie, il n'y a pas d'avenir possible; ou bien alors autant se conforter dans une forme de résignation au mépris d'un apocalypse à court terme, mais quel autre intérêt? Ce « jour-dernier » du reste, ne nous appartenant-pas, bien évidemment pas: -Pauvres objet que nous sommes d'un environnement tout puissant, qui se rappellera tôt ou tard à nous, question d'humilité.En revanche... Oui je crois que Sarkosy et un fossoyeur du système social français qualifié de « solidariste ». Oui, Mitérrand n'a en aucun cas empêché la survenue du modèle ulra-libéral, que constitue la sociale démocratie(devenue « sociale libérale ») chère au P.S de Hollande; il a même contribué à son essor. Non, je ne crois pas que le vote utile puisse fonctionner aujourd'hui. Autrement dit...
    Que ce soit Hollande, Mélenchon, Bayrou, Sarkosy, ou Le Pen(Malheureusement il faudra compter sur elle, a mon humble avis...), aucun donc, ne peut être prétendu « Providentiel »; c'est bien là leurs seuls points communs. Mais un seul, je dis bien « Un seul! » fait rêver et c'est J.L Mélenchon. Je ne voterais pas pour Hollande au premier tour, au mieux au second, et ce sera la fin du rêve .
    Aussi, quoiqu'il advienne, IL EST URGENT DE RÊVER: Avec rage!! et néanmoins, conscient, ou pas...

  • #13

    Imbert Josette (dimanche, 08 avril 2012 10:45)

    La seule chose qui me fait encore hésiter à voter Mélanchon, c'est le souvenir amer du 21 avril 2002!Mais comme les chiffres semblent annoncer qu'il n'y a pas péril, je me dirige vers Mélanchon, moi qui ai milité pendant 30 ans au PS. Non seulemnt , son discours économique et SOCIAL m'y incite mais aussi ,ses positions explicites sur les FEMMS; alors que Hollande pense l'omniprésence indécente de VT m'insupporte

  • #14

    Cyp Luraghi (lundi, 09 avril 2012 14:08)

    @ Damoiseau L'Xé #5 et #6

    La naïveté : qui est naïf ? Moi parce que j'aborde une faille béante de Mélenchon ? ou celles et ceux qui le suivent dans tous ses errements comme les disciples aveugles d'un gourou de supermarché ?

    Vous êtes vous seulement posé la question de savoir si l'attitude de cet homme qui se prétend de gauche, est celle d'un homme de gauche... à savoir que le simple fait qu'il émette un avis − méchamment erroné de surcroît − sur la forme de gouvernement que souhaiterait un peuple colonisé et opprimé au Tibet par exemple, fait de lui un colonialiste de fait ?

    Si vous ne vous l'êtes pas posée, cette question, alors c'est que vous êtes soit naïf,ou bien ignorant de ce que sont certaines des valeurs inamovibles de la gauche : l'anticolonialisme et le droit inaliénable des peuples à s'auto-déterminer.

    Qui est naïf ?

  • #15

    Verguenza (lundi, 09 avril 2012 19:55)

    Merci pour l'article et pour le site

    @ Cyp Luraghi :

    Prenez conscience que Melanchon est bien le seul à prendre le risque de commenter de tels sujets.
    D'autre part, il n'a en rien remis en cause l'annexion du Tibet par la Chine, il a juste dit que si ceux ci récupéraient leur indépendance, il fonderait un état théocratique, ceux contre quoi il est contre.

    Si vous poussiez vos raisonnements aussi loin avec nos autres candidats, je n'ose meme pas imaginer la teneur de votre désespoir devant le peu de convictions des candidats UMP PS.

    Enfin, nous, francais, avons bien d'autres sujets de préoccupation que le Tibet auxquelles seul, le FdG (ds les partis de "masse") apportent une vrai alternative, cad le rejet du diktat de la finance (l'austérité,ect) dont l'U.E telle qu'elle est n'en est que le maitre d'oeuvre.

  • #16

    Verguenza (lundi, 09 avril 2012 20:03)

    Quand on sait que le représentant de L'UMP à l'UE à pris dans ses bras Viktor Orban, dictateur hongrois ou que N.Sarkozy a financé sa campagne grace à Kadhafi...Comprends tu que nous prenions tes remarques comme nulles et non avenues ?

  • #17

    Jeep Louravi (mercredi, 11 avril 2012 07:24)

    «Ce tigre de papier n'a allumé qu'un feu de paille, dont les braises mourantes signeront d'ici peu, la fin de l'espoir d'une gauche sociale en France... pour très longtemps.» (Cyp Luraghi)
    Ça y est, on a retrouvé le nègre qui écrivait les discours du maire de Champignac.
    À part cela, exact, Verguenza : les remarques de Luraghi sont nulles et non avenues. Mélenchon n'a jamais applaudi au colonialisme chinois et a condamné ses violences ; par ailleurs, il dénonce la théocratie dont le dalaï-lama souhaiterait le (ré)avènement. Bref, il replace les choses en perspective.

  • #18

    Mayeux Hadrien (jeudi, 12 avril 2012 14:15)

    "Sa politique vis à vis de l'UE apparaît également naïve car comment peut-on espérer convaincre des pays membre à large majorité néo-libérale de revenir sur le statuts de la BCE."

    Il a prévu le coup ne vous en faite pas, on peut au pire faire un emprunt forcé à 1% au banques française qui peuvent allé se refinancer à loisir au même taux auprès de la BCE. Donc en définitive si on refuse de payer ses taux d’intérêt usurier on peut pour autant il faut la volonté politique de le faire et Mr Mélenchon porte parole du Front de Gauche l'aura à ne pas en douter (je l'ai d'ailleurs rencontré au siège du PCF avec mon école)néanmoins la qualité de cet article est exemplaire et un certains nombre de journaliste dit "impartiaux" feraient bien de s'inspirer.

  • #19

    Mayeux Hadrien (jeudi, 12 avril 2012 14:24)

    Pour le Tibet renseignez vous et vous verrez que le gouvernement chinois se contre fou des tibétains la seule chose qui les intéressent vient du fait que le Tibet est le réservoir d'eau douce du continent et que son objectif stratégique est indéniable, l'eau mes amis tout se résume à ça le reste n'est que de la foutaise et de la fumée... La Chine ne veux pas de l'indépendance du Tibet car celui-ci tomberais de facto entre les mains des USA et de leur politiciens pourris et véreux.

  • #20

    Cheap Nfl Jerseys (vendredi, 07 septembre 2012 02:37)


    Never frown, even when you are sad, because you never know who is falling in love with your smile. I don't think that when people grow up, they will become more broad-minded and can accept everything. Conversely, I think it's a selecting process, knowing what's the most important and what's the least. And then be a simple man. dcyh000060907

  • #21

    et_ta_soeur (jeudi, 28 février 2013 08:27)

    Mélenchon? Un apparatchik de la politique comme tous les autres de sa clique.
    Moi aussi il m'a fait rêver. J'ai même voté pour lui jusqu'à ce qu'il retourne sa veste de façon pitoyable...
    Plus jamais ça!

  • #22

    Delavirgule (samedi, 06 avril 2013 08:49)

    mélenchon est tout simplement l'homme que le peuple de France a un grand besoin,vive le FDG

  • #23

    Centrifugal Juicer (lundi, 15 avril 2013 12:44)

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