dim.

08

avril

2012

Une Présidentielle au ras des pâquerettes?

La grave situation économique que connaissait notre pays nous promettait une campagne présidentielle de grande qualité. Projet contre projet. Nous allions voir ce que nous allions voir. Le casting apparaissait parfait entre un Président sortant qui devait nous affirmer que sans lui notre pays se serait écroulé et un challenger qui devait offrir une alternative permettant de reconquérir un pouvoir perdu dans les méandres jospino-mitterandiennes. Ce duel devait être arbitré voire bousculé par des outsiders aux dents longues: un 3ème homme s'élevant au delà du clivage droite-gauche en imposant une véritable force au centre, à moins qu'il ne s'agisse d'une femme marchant sur les traces de son Père en offrant enfin à son parti un programme économique. Cette campagne nous présentait également des rebelles de gauche et de droite qui avaient pris la décision de s'affranchir des deux partis dominants pour proposer un projet alternatif. Puis il y avait les classiques: les écologistes (sans Ushuaïa), les trostkystes (sans Arlette) et les anti-capitalistes (sans facteur). Cette élection avait même prévu une surprise du chef même si elle était identique à 1995. Les conditions parfaites étaient donc réunies pour bénéficier d'un débat public de qualité. Il n'en est rien.

Sans l'intervention de Nicolas Dupont-Aignan, le vice aurait même pu être poussé jusqu'au bout puisqu'aucun débat entre les candidats n'était prévu avant le vote du premier tour. David Pujadas n'avait pas manqué de fustiger l'égalité de temps de parole pour indiquer qu'une telle règle était contre-productive car il était inimaginable que France 2 organise une émission spéciale autour de Jacques Cheminade. Etrange conception de la démocratie surtout pour une chaîne publique.

 

Mais passons sur cette anecdote, l'essentiel est qu'au moins un débat puisse être organisé sur une grande chaîne de télévision à une heure grande écoute. A priori il devrait en fait prendre la forme de deux débats avec à chaque fois 5 candidats. La répartition devant s'effectuer par tirage au sort. Enfin pas tout à fait puisque Sarkozy et Hollande ont demandé à ne pas s'affronter. Un peu comme au tennis où le système des têtes de série empêche un possible affrontement entre un Djokovic et un Nadal au premier tour. Sauf que dans la situation présente, ce sont les deux têtes de série (ou supposées telles) qui ont fixé les règles. A en croire les bruits de couloir, ils auraient même menacé de ne pas participer. Il est vrai qu'au tennis, certains tournois permettent aux meilleures têtes de série d'accéder directement au second tour pendant que les laborieux s'affrontent au premier tour. Etrange conception de la démocratie pour un Président de la République et son possible successeur.

 

Mais venons en aux faits et à l'essentiel de ce que doit être une élection présidentielle c'est à dire un débat d'idées. Les occasions de réellement débattre et d'échanger sur une politique à mener et sur nos choix économiques sont suffisamment rares pour qu'elles ne soient pas galvaudées. Force est de constater que ces moments se limitent souvent aux différentes présidentielles et à quelques exceptions comme le référendum sur le traité constitutionnel européen. La déception est immense lorsqu'on évalue la pauvreté des débats qui nous sont proposés.

 

Les 30 glorieuses
Les 30 glorieuses

Clarifions les choses tout de suite, l'objet de mon propos n'est pas de me placer dans la lignée des éditorialistes de la pensée dominante qui relatent dans leurs journaux ou dans les émissions de télévision, où ils sont gracieusement invités, que le débat est faible et qu'il n'aborde pas les sujets de fond. Pour cette clique des Barbier, Calvi et compagnie, tout sujet qui s'éloigne de la réduction de la dette et des « sacrifices » que les Français vont devoir consentir n'est pas digne d'intérêt.

 

Au regard de la situation de notre pays et de ses voisins, nous étions en droit d'attendre des propositions pour sortir de cette situation, pour construire une nouvelle France où nous pourrions retrouver l'euphorie des « 30 glorieuses ». Mais où est le débat? Où parle-t-on de protectionnisme et de l'opportunité de mettre en place des taxes aux frontières ou de dévaluer notre monnaie? Où parle-t-on de la remise en cause de l'indépendance de la Banque Centrale et de la possibilité de lui faire financer directement la dette des Etats sans passer par l'intermédiaire des banques privées? Où parle-t-on de l'avenir de la France au sein d'une UE totalement convertie au néo-libéralisme? Où parle-t-on de la situation d'une Grèce à l'agonie et de la dramatique montée du chômage en Espagne? Où parle-t-on du comportement prédateur de l'Allemagne qui finance sa croissance avec la consommation de ses voisins alors qu'elle plombe celle de ces derniers en pratiquant une déflation salariale sur son territoire? Où parle-t-on de la désindustrialisation de la France et de la tertiarisation de son économie qui la condamne à jouer un rôle secondaire au niveau mondial? Où parle-t-on de notre stratégie énergétique dans un monde où l'épuisement des ressources et la catastrophe de Fukushima nous obligent à inventer de nouvelles solutions? Nulle part ou presque.

François Hollande est donné favori par les sondages comme il était donné favori aux primaires socialistes. Sa stratégie n'a pas évolué d'un iota. Ne pas prendre de risque. Annoncer de rares propositions qui soient les plus consensuelles possibles. En résumé ne pas se découvrir. Si le candidat socialiste est élu avec une telle stratégie, il aura réalisé l'exploit de parvenir au sommet de l'Etat sans avoir indiqué des informations claires sur la politique qu'il souhaite mener. Car en dehors de son contrat de génération, de sa volonté de créer 60000 postes dans l'Education Nationale et de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d'euro par mois, que propose-t-il? Nul ne le sait. Les Français feraient alors le choix de donner le pouvoir à une véritable « pochette surprise ».

 

Intéressons nous maintenant au cas de Nicolas Sarkozy. Le simple fait qu'il soit en mesure de remporter l'élection présidentielle tient du miracle au regard de son bilan. Mais on le sait l'homme est aussi mauvais président qu'il est bon candidat et le brillant avocat qu'il est sait parfaitement plaider les causes perdues. Et pourtant le président de la droite décomplexée, celle qui ne devait pas avoir honte de gagner de l'argent et d'exhiber ses richesses, aura de graves difficultés à nous convaincre qu'il peut être le président de la France qui souffre. Son bilan est tout bonnement indéfendable: il a privé la Grèce de sa souveraineté, en exerçant une pression sur Papandréou pour qu'il abandonne son idée de référendum pour l'adoption des plans d'austérité, il a humilié l'Italie en moquant son premier ministre, Silvio Berlusconi, il a rampé devant le comportement prédateur de l'Allemagne en acceptant le mécanisme européen de stabilité (MES). Il est pleinement responsable de l'enfoncement dans la crise de notre pays. Alors pour éviter ces sujets clés, il utilise sa meilleure arme la ruse. Il a retardé au maximum son entrée en campagne. Il rebondit sur la viande halal. Il profite de l'affaire Merah pour se poser en Président responsable sachant faire face à une situation de crise. Il joue sur l'émotion, sur les sentiments pour éviter que les Français fassent trop appel à leur raison. Le pire est que cette stratégie pourrait s'avérer payante.

François Bayrou a choisi de se positionner en homme d'Etat, capable de s'élever au delà des partis. Sa différence par rapport aux politiques de l'UMP ou du PS? Plus de fédéralisme et plus d'austérité. La supercherie ne peut durer qu'un temps et les Français ont rapidement compris que sa position alternative était purement formelle et que dans les faits ses idées politiques sont extrêmement proches de celles des deux favoris à l'élection présidentielle.

 

Quant à Marine Le Pen, sa principale innovation consiste à avoir construit un programme économique à son parti qui ne surfait auparavant que sur la vague anti-immigration. A l'arrivée, la déception est assez forte puisque la candidate du FN se révèle assez faible en économie et qu'elle a tendance à se réorienter sur le cœur de métier de l'extrême-droite c'est à dire la sécurité, la lutte contre l'immigration et la stigmatisation des étrangers. Elle a notamment profité de l'affaire Merah pour revenir sur ses sujets qui ne favorisent pas l'élévation du débat.

 

Les autres candidats connaissent de grandes difficultés au niveau de cette campagne. Le NPA mesure les difficultés à se passer du charisme et du punch d'un Olivier Besancenot. A l'arrivée, ce parti a des difficultés à se différencier d'un parti comme la LCR, où l'impression est donné que les discours et les projets restent les mêmes depuis 30 ans sans s'adapter aux évolutions de nos sociétés. Il semble que ces partis ont réellement raté l'opportunité de se joindre au mouvement d'ampleur du Front de Gauche.

Eva Joly subit les mêmes difficultés et peine à faire émerger un discours qui pourrait pourtant être intéressant. Ce parti semble également en pleine crise en terme de projet politique au delà des questions environnementales pour choisir ou refuser d'adhérer à la Social-Démocratie. L'accord avec le PS a semé le trouble. Même sur les sujets environnementaux, EELV semble en retrait et a des difficultés à faire émerger des solutions réellement innovantes.

 

Au delà du cas de Jacques Cheminade, dont le gaullisme de gauche semble pertinent mais qui paraît bien isolé, les candidats les plus intéressants restent Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan. Il s'agirait d'un second tour rêvé entre une droite et une gauche rénovées et deux véritables projets pour la France. Leur analyse sur les dysfonctionnements de l'UE ou de la BCE sont identiques. Les solutions proposées diffèrent mais les deux méritent d'être étudiées. Nicolas Dupont-Aignan pense qu'il est impossible de changer une Europe phagocytée par le néo-libéralisme et souhaite en sortir pour permettre à la France de retrouver sa souveraineté. Jean-Luc Mélenchon a confiance en sa capacité à convaincre nos partenaires européens de la nécessité d'adopter certaines réformes comme la fin de l'indépendance de la BCE et la possibilité pour cette dernière de financer directement la dette des Etats. Certains économistes comme Jacques Sapir interprètent cela comme une sortie de fait de la zone euro, puisqu'ils pensent que nos partenaires européens ne voudront pas revenir sur des mesures comme le MES.

 

Ce sont ces débats qui mériteraient d'alimenter la campagne présidentielle. Vaut-il mieux réinstaurer des droits de douane aux frontières ou dévaluer notre monnaie? Est-il préférable de nationaliser les principales entreprises des secteurs de l'énergie? Vers quel type d'énergie souhaitons-nous orienter notre pays?

Malheureusement imaginer un tel scénario au second tour n'appartient qu'au domaine du rêve, en tout cas pour l'élection de 2012. Les parcours des deux candidats sont comparable puisque chacun d'eux a quitté l'un des deux partis principaux du pays pour créer sa propre entité. Malheureusement Nicolas Dupont-Aignan n'est pas parvenu à fédérer aussi bien les forces de droite que Jean-Luc Mélenchon avec les forces de gauche. Les raisons sont multiples et tiennent probablement à un manque de moyen, à la force du FN et à des qualités d'orateur moins affirmées que le candidat du Front de Gauche.

 

Reste le phénomène Jean-Luc Mélenchon qui domine de la tête et des épaules cette campagne présidentielle. Stratégiquement ses choix se sont révélés payants puisqu'en modernisant le PCF, il a pu bénéficier en échange de moyens humains et financiers n'ayant quasiment aucun équivalent en dehors du PS et de l'UMP. Au niveau des idées et des propositions seul Nicolas Dupont-Aignan peut rivaliser. Mais en terme d'organisation des meetings et de mobilisation du peuple, personne n'est à sa hauteur. Hollande et Sarkozy avaient pensé marquer les esprits avec leurs meetings du Bourget et de Villepinte. Mélenchon les a ringardisés avec ses manifestations à la Bastille ou à Toulouse. En réalité, c'est Mélenchon qui innove et les autres qui suivent puisque Sarkozy et Hollande se rallient à l'idée d'organiser des meetings à l'extérieur.

 

Mais surtout ce qui fait la différence entre Mélenchon et les autres candidats, est que le leader du Front de Gauche maîtrise parfaitement les mises en perspective historique. Il place son action au sein de l'Histoire de France qui amènera tôt ou tard ses idées aux plus hautes fonctions de l'Etat. Cette connaissance de l'Histoire qui permet à Jean-Luc Mélenchon d'aussi bien parler au Peuple.

 

Theux

 

La révolution Mélenchon
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Hollande sera-t-il Blum?
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NDA: dernier des gaullistes
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Commentaires : 23
  • #1

    Rousseau ginette (lundi, 09 avril 2012 17:36)

    J'ai lu avec grand intérêt cette analyse-bilan de cette campagne électorale qui n'aborde pas les problèmes essentiels.Nous sommes dans la com, l'invective, la violence...Réflexion binaire:pour/contre, peu de nuances.
    Maintenant retraitée,j'essaie de m'informer sur divers sites, mais je suis déçue.
    Votre analyse m'apparaît plus synthétique et c'est la première fois que je réponds à un quelconque article

  • #2

    Jmemêledetout (lundi, 09 avril 2012 20:47)

    Bien vu. Les français ne devraient accepter sous aucun prétexte l'absence de débat avant le 1er tour, ni qu'on leur impose deux gagnants potentiels d'avance via une concertation mediatique insupportable.

    Un débat télévisé sur une chaîne nationale me semble être indispensable pour tous ceux qui n'ont pas accès à internet et à se renseigner d'une autre manière sur les différents projets.

    Le premier tour doit rester une opportunité de choix de société et non de candidats imposés !

    Sinon, les tendances minoritaires ne seront jamais représentées par la suite. Il s'agit bien d'un déni de démocratie dans cette élection-ci.

  • #3

    Bertrand (mardi, 10 avril 2012 08:20)

    Super billet qui est bien documenté et très bien écrit.
    C'est vrai que la campagne présidentielle de 2012 ressemble plus à un show qu'à une vraie course à la plus haute responsabilité. Quelle déception. L'on aurait effectivement été en droit à avoir un débat d'un niveau plus élevé compte tenu du poste en question et de l'environement géopolitique, la crise, les guerres civiles au moyen orient mais malheureusement nous n'avons pas le capital politique pour ça.
    Dommage que DSK ait été écarté par ce qu'avec lui en lice le niveau aurait été largement supérieur.

  • #4

    RadTransf (mardi, 10 avril 2012 14:36)

    Je suis un partisan du FDG et de Mélenchon et je suis agréablement étonné de sa campagne (voire même enthousiaste).

    Ceci dit quelque soit ses mérites personnels, il doit déjà composer avec un PCF plutôt gestionnaire et des ex-NPA et FASE plutôt limités sur le sujet des échanges économiques [1]. Sans compter bien sûr les médias et le système en place, qui ne laisseront aucune marge de manoeuvre.

    Il a semble-t-il réussi à imposer un style socialiste et républicain (dont le succès actuel prouve que les français y sont encore sensible) mais quelque soit les puretés de ses intentions, seul il ne pourra rien faire.

    Si il n'y pas de mouvement de fond clairement antilibéral mais réaliste, c'est à dire agissant avec les outils existants au lieu d'attendre le grand soir, rien ne changera.



    [1] Ils sont coincés par leur internationalisme qui, s'il est légitime et même sympathique à mes yeux, est trop virtuel pour être d'une quelconque utilitée à court terme), et aussi par l'assimilation protectionnisme=nationalisme.

  • #5

    Sam Turlupine (mardi, 10 avril 2012 15:37)

    Si le candidat socialiste est élu avec une telle stratégie, il aura réalisé l'exploit de parvenir au sommet de l'Etat sans avoir indiqué des informations claires sur la politique qu'il souhaite mener. Car en dehors de son contrat de génération, de sa volonté de créer 60000 postes dans l'Education Nationale et de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d'euro par mois, que propose-t-il? Nul ne le sait.

    Il n'est plus aveugle que celui qui ne veut voir.
    Pour les 6O propositions de François Hollande, elles sont connues de puis belle lurette. Pour combler vos lacunes ; http://francoishollande.fr/les-60-engagements-du-projet/

    Serviteur.

  • #6

    Nicolas (mardi, 10 avril 2012 18:30)

    Article très juste, tout comme le reste du blog d'ailleurs... au delà de cette présidentielle, qui est d'une pauvreté intellectuelle sans nom,on prive toute une jeunesse d'espoir et surtout de considération. ils le comprendront trop tard... affligeant

  • #7

    rodydecoue (mardi, 10 avril 2012 18:42)

    Réponse Bertrand: Avec DSK, c'eut été encore un peu plus le 4*40 qui aurait présidé le devenir de la France.S’il n'y a pas beaucoup de différence entre Sarkozy et Hollande dans le domaine économique, il n'y en pas pas du tout avec DSK. C'est un homme du capital et donc il travaille pour eux comme Sarkozy. Heureusement sa braguette nous a rendu service. Bon débarras§

  • #8

    Damoiseau L'Xé (mardi, 10 avril 2012 20:17)

    Bon article.

    C'est quand même alarmant de voir avec quelle légèreté les candidats dits favoris ont géré cette campagne, vu le contexte actuel, et les grands enjeux à venir.
    L'un n'a pour autre programme que de se faire réélire (au delà du pouvoir, il semble que c'est vraiment dans son intérêt), et l'autre nous propose le changement, mais juste de président... Sans tomber dans le cliché "PS et UMP c'est pareil", il s'avère que ces deux partis sont convertis au néolibéralisme, source de tous nos maux, et ne proposent donc aucune alternative à cette voie.

    Avec la complicité des principaux médias, dont la fine fleur des éditorialistes, ils nous ont confisqué cette campagne. Il y a de quoi être furieux! Et de s'inquiéter pour le futur!

  • #9

    Phytothérapie (mercredi, 11 avril 2012 11:03)

    merci pour l'article

  • #10

    Damoiseau L'Xé (mercredi, 11 avril 2012 12:24)

    Il y a quelque chose qui commence à m'interpeller : sachant qu'ils sont en connaissance du programme du Front de Gauche depuis plusieurs mois, pourquoi tous les médias et une grande partie de la classe politique ont déclenché le feu nucléaire contre Mélenchon que récemment?

    De concert, ils balayent toutes les propositions d'un revers de la main, avec comme sanction finale le désormais "fameux" "Pas réaliste".
    Donc, selon eux, ce qui serait réaliste, c'est de détricoter droit du travail et protection sociale dans le but - inatteignable! - de concurrencer la Chine. Le tout aspergé d'une bonne dose d'austérité, bien entendu.
    Voilà, les champs du pragmatisme, évidemment bien relayés par les médias qui se croient encore faiseurs d'opinion publique, et qui défendent, il va sans dire, leurs propres intérêts, loin de ceux des plus modestes...

    Cette hostilité synergique dont les "penseurs", éditorialistes, presses, médias et partis politiques, pas forcément proches les uns des autres, font preuve me laisse à penser que l'enthousiasme que crée l'alternative proposée par Mélenchon fait peur...

    P.S.: comme Theux, je pense que NDA propose également des voies intéressantes, mais vu qu'il ne représenterait que un à deux pour cent des intentions de vote, il est dédaigné voire moqué systématiquement.

  • #11

    RadTranf (mercredi, 11 avril 2012 13:09)

    @Damoiseau L'Xé

    Parce qu'à 5% le FDG c'est folklorique, à 15% c'est une menace

  • #12

    charles (mercredi, 11 avril 2012 13:13)

    Peut-etre que la raison d'absence de debat sur les programmes est qu'il n'y a pas de solutions miracles face a des problemes qui ne sont ni de gauche ni de droite, l'economie et le train de vie de la societe Francaise.
    Y-a t-il une solution miracle a la dette astronomique de la France?
    Les Francais veulent-ils entendre et accepter que les vacances sont bientot finies, les frais de sante rembourses , le chomage paye pendant un an, la securite de l'emploi, tout ce qui est encore evident en France et qui n'existe pas a l'etranger.
    L'education en France forment des employes pour les grandes entreprises, pas les entrepreneurs et les createurs d'idees qui vont revolutioner le futur du monde. Dieu merci, on a encore l'artisanat, un tres beau pays, une bonne infrastructure, un modele de phylosophie de vie attirant et une location geographique strategique en europe.
    A vous de rallonger la liste des atouts de la France car cela va compter pour croire dans le futur.

  • #13

    Violette (jeudi, 12 avril 2012 18:24)

    Merci pour l'article ,c'est clair !

  • #14

    Jeannette (vendredi, 13 avril 2012 14:17)

    L'abstention à défaut du vote blanc non reconnu est le seul moyen de se faire entendre quand aucun des candidats ne nous paraît fiable et n'améliorera nos conditions de vie bien au contraire. Ces hommes politiques dépensent nos impôts sans compter et sans nous en rendre compte dans l'indifférence générale. Inconscients de leurs responsabilités, ils refusent de voir le mal qu'ils font en pillant des revenus déjà au-dessous du seuil de pauvreté par des prélèvements sociaux injustes encore augmentés ! Hollande ou Sarkosy aucun avantage à choisir. Eux seront à l'abri avec tous les avantages supposés connus, ça ne marche plus !
    Emprunter pour payer des impôts sur des revenus pourtant insuffisants pour être imposables, c'est l'enfer ! La crise pour beaucoup de personnes était vécue bien avant qu'elle arrive. Le changement qui s'impose n'est pas celui proposé. Je prends mes responsabilités en refusant de voter.

  • #15

    yoyo (vendredi, 13 avril 2012 14:33)

    "je suis persuadé que les français ne se laisseront dicter leur choix par personne et qu'ils seront lucides"

    "c'est un choix historique que vous allez devoir faire, ne le faites pas en fonction de vos engagements du passé, faites-le en fonction d'un seul critère: quel avenir voulez-vous pour votre pays? Est-ce que vous pensez qu'on peut relâcher les efforts qu'on a fait,est-ce que vous comprenez vers quel monde on se dirige? et est-ce qu'il y a des conséquences à tirer des crises que nous avons traversées?"

    Nicolas Sarkozy, 12 avril 2012


    bien, après des propos d'une telle sagesse, il n'y a qu'à voter Mélenchon...ou bien nous sommes un peuple masochiste...ou bien nous nous servons de lui pour faire barrage au néolibéralisme et ses avatars fascistes, et ouvrir une nouvelle page de notre histoire, qui sera glorieuse grâce à nous, ces maudits français! ;)

  • #16

    anne (samedi, 14 avril 2012 13:53)

    Bonjour, Très bon article et je souscris à votre vision. Il me semble que le manque de débat, donc de démocratie, est vraiment du fait des médias institutionnalisés. Leurs représentants ne veulent pas que les choses changent car ils sont partie prenante de la finance qui les gave en chien de garde du système. Ces médias sont donc coupables de l'abrutissement des gens car il faut du temps et de la persévérance pour s'informer et il ne jouent pas leur rôle ! Les 2 "grands" candidats n'ont pas intérêt au débat (bilan nul et coupable et casseroles judiciaires pour l'un et grand flou et même jeu -camouflé- que la droite sur les décisions européennes). Eh oui il reste 2 candidats qui ont réfléchi et proposent une vraie construction de programme : NDA et JLM. Pour ma part, j'ai choisi Mélenchon, au 1er et 2ème tour et au 3ème pour les législatives qui seront très importantes.

  • #17

    léo (dimanche, 15 avril 2012 00:32)

    Alors je ne sais pas si Mr NDA à des idées clairement réfléchies mais je l'ai entendu avec Mr bourdin parler de la finance et il est vrai qu'il rejoint JLM sur pas mal de points. D'ailleurs on m'a fait comprendre qu'il avait des idées proches de celles de MLP mais avec toutes les idées conservatrices en moins et tout ce qui va avec (immigration, peine de mort, IVG ...). Donc en soit ca peut être pas mal, mais comme JLM fédère bien plus et qu'il est de gauche, c'est pour lui que je choisirait surement de voter. Le PS à un programme aucunement crédible et on a pu voir ce que sarkozy à pu faire par les 5 ans passés. Je crois que je ne pourrai jamais voter pour un président qui reçoit des dictateurs à l'Elysée puis qui envoie l'armée les combattre dans une fourberie la plus absolue. Bref esperons que les français réfléchissent un minimum, et qu'ils ne se laissent pas dicter par les sondages et les médias de la pensée unique.

  • #18

    miudo (lundi, 16 avril 2012 16:39)

    Petite vidéo pédagogique pour comprendre la crise :

    http://www.dailymotion.com/video/xktew6_la-magie-de-la-dette_news?from_fb_popup=1&code=AQCzLm_K2Fpj_viRAS6x2s6AiqXt-sALplx4-wJnOxRtRZyYbNM4_bpYzFfPlz0VrQQMVKWErML-QOLBIsPSPW6jud5OZ76vMalmQDsJjR-n1uaIhfTsVhfYJIOtUsKvHJBUB3URb0Z3XGzXjNjyH6ABC9k2ZxzFRyNHty0QHFLKgEZ4cwC9XThsWXL8GX_ZIWY#_=_

    Produit par l'Association pour la "Taxation des Transactions pour l'aide au Citoyens" (ATTAC).
    source : http://info-resistance.org/

    Que que ce soit que vous choisissez, que SARKOSY S'EN AILLE... Et pour tous ceux pour qui comptent la Liberté, l'Egalité et la FRATERNITE... soyons prêt à soutenir notre prochain président dans les rues... parce que la finance à DE GRANDES DENTS, plein de tentacules, et elle ne fait pas le trie quand elle attaque un pays... Pas de chacun pour soit...

    RESISTANCE !

  • #19

    Zutine (lundi, 16 avril 2012)

    C'est bien clair, Theux, c'est vrai.
    Sarko, cet ado capricieux ? Essayons de vite l'oublier avec ses casseroles impossibles à refroidir (Takieddine, Gondrange, bling ostentatoire, Bettencourt - De Maistre toujours en tôle ? -, Kadhafi, les fistons (EPAD et cailloux), passage de Blair à Merkel, nomination des PDG de chaînes, et surtout, cet incroyable aplomb à lancer une "vérité" pour la contredire le lendemain. J'ai beaucoup voyagé, et ce petit bonhomme fait rigoler la planète. Le plus grave reste son manque absolu de convictions : aucun sens de l'état, moi d'abord et moi tout seul.
    C'est tout le problème des 9 autres : d'abord sortir le clown infantile, c'est une évidence. Mais qui après ?
    Hollande va sans doute l'emporter, mais la gauche libérale n'a guère séduit depuis 81 : Mitterrand était plus ambitieux et roublard que vraiment socialiste; Jospin a profité d'une bévue de Chirac (la dissolution) pour étaler sa naïveté et son incompréhension des situations; en 2007, Ségolène Royal s'est faite assassiner par tous ses "camarades"; Hollande n'a jamais saisi les "problèmes" Guérini ou Fédé du Nord lorsqu'il était secrétaire. Vrai qu'il lance 60 propositions, mais aucune ne contredit vraiment la gentille social-démocratie ambiante, même s'il affirme vouloir combattre la finance : personne ne le croit.
    Alors ? L'objectif prioritaire est bien d'expulser Sarkozy et tous ses voyous. Mélenchon ne pouvant atteindre le second tour, il faudra bien en passer par le "pédalo". A qui on conseille de choisir Eva Joly comme ministre de la Justice où elle sera plus performante que pour la défense de l'environnement.
    A Mélenchon, le plus clairvoyant de tous, de bosser sérieusement par la suite. Mais j'avoue honnêtement - il ne se ridiculiserait pas en acceptant un maroquin ! -, que je vois mal comment il va s'y prendre pour les législatives (merci quand même au PC et ses formidables structures durant la campagne) et les 5 ans à venir : va falloir gamberger sec à "l'Usine" !

  • #20

    Dominique (dimanche, 22 avril 2012 13:11)

    Les Français ont la campagne qu'ils méritent. A un peuple de lâches vivant dans le déni, aucun candidat ne pourrait être élu en disant la vérité sur la situation et les mesures à prendre.

    Quant à la "conception de la démocratie" concernant Jacques Cheminade, c'est en effet une drôle de conception de la démocratie que celle qui permet à des gens sans structure, sans appui, et n'ayant aucune chance de gouverner de venir étaler leurs ego lors d'une présidentielle. Il ne faut pas confondre élection et débat télévisé. Que l'on propose des tribunes publiques et télévisuelles, tout au long de l'année à des personnes qui ne représentent qu'eux-même mais peuvent avoir de bonnes idées, ce serait une bonne chose pour la démocratie, mais là il s'agit de choisir celui ou celle qui va diriger le pays !!! Une règle, d'ailleurs, à revoir d'urgence, celle des 500 signatures, qui fait que la France est regardée en rigolant par tout nos voisins pour qui tout parti qui ne représente pas au moins 5% des électeurs n'a pas sa place dans ce type d'élection ... C'est notre "roi constitutionnel" qu'on élit, pas le petit conseiller cantonal du coin !

  • #21

    Dominique (dimanche, 22 avril 2012 13:27)

    Ah oui, j'oubliais le bouffon Mélanchon !
    Petit calcul simple et explicite, la population Française représente actuellement 0,8% de la population mondiale. Avec un taux d'abstention probable de 30% et un score aux alentours de 15, le sieur Mélanchon représentera 0,8 x 0,7 x 0,15 = ... 0,084 % de la population mondiale, et c'est lui qui va changer les règles du jeux et de la finance : BOUFFON ! ... mais c'est pas mieux à l'extrême droite ... Donc nous aurons sans doute "Pédalo" comme Président, qui, comme toute personne intelligente de son envergure, gouvernera avec réalisme et emboîtera le pas de Mitterrand et du grand virage à droite de 83 : privatisation à outrance, banques, plan acier avec de grandes vagues de licenciements,(tiens tiens Florange), puis celle d'EDF (Miterrand/Jospin), transfert vers les régions des charges de l'Etat (comme tout le monde sera du même bord, tout le monde se taira), diminution du train de vie de l'Etat (moins de fonctionnaires mais soudainement on n'entendra plus les syndicats comme en 83), etc ... Les Français ont la mémoire courte ... ils seront cocus une deuxième fois ! et pour faire passer la pilule son prendra quelques mesurettes démagogiques financées sur le dos de la (petite) classe moyenne. "J'suis cocu, mais content", tiens un air déjà entendu ...

  • #22

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    In your life, there will at least one time that you forget yourself for someone, asking for no result, no company, no ownership nor love. Just ask for meeting you in my most beautiful years. On sales! dcyh000060907


  • #23

    Cheap Nfl Jerseys (samedi, 06 octobre 2012 03:19)


    Never frown, even when you are sad, because you never know who is falling in love with your smile. I don't think that when people grow up, they will become more broad-minded and can accept everything. Conversely, I think it's a selecting process, knowing what's the most important and what's the least. And then be a simple man.And yellow leaves of autumn, which have no songs, flutter and fall there with a sign.  dcyh000061006