mer.

02

mai

2012

L'oratrice Marine Le Pen: un danger pour la France

Au niveau des qualités de tribun, cette capacité à faire vibrer les foules en proposant un discours alliant éloquence et charisme, on connaissait Georges Clémenceau, Jean Jaurès ou le Général De Gaulle. Plus récemment Jean-Luc Mélenchon s'était distingué en renouant avec l'époque glorieuse de la IIIème République. Après cette journée du 1er Mai, il y aura dorénavant Marine Le Pen. Que l'on soit en accord ou en opposition avec ses idées, comme c'est notre cas, force est de reconnaître la puissance de son discours et la pertinence de certains de ses arguments face à un bi-partisme en pleine déconfiture. L'UMP et le le PS coulent la France et c'est malheureusement Marine Le Pen qui en recueille les fruits.

En ce jour de fête du travail, Sarkozy et les syndicats voulaient frapper fort et marquer les esprits. D'un côté comme de l'autre, les rassemblements populaires ont été importants mais la grande gagnante de cette journée est incontestablement Jeanne d'Arc bien qu'elle fût rapidement éclipsée par une Marine Le Pen, visiblement en grande forme.

 

Forte de son récent succès lors du premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen a tranché avec le discours habituel du Front National et notamment celui de son père, en s'adressant aux exclus du système et en choisissant de se focaliser sur sa principale ennemie: la mondialisation. Après avoir remercié ses électeurs ayant validé la réussite de sa campagne, elle réserve sa seconde attaque aux élites, coupables d'ignorer la volonté du peuple pour servir leurs propres intérêts.

 

Sa stratégie est très intelligemment menée puisqu'elle axe son combat sur la fracture entre « gagnants » de la mondialisation et « perdants ». Elle démontre ainsi le mépris des premiers à l'égard des seconds, accusés de ne pas voter avec leur tête en faveur de ce qu'Alain Minc nomme « la mondialisation heureuse ». Et pour mieux appuyer ses propos, elle indique que quel que soit le vainqueur du scrutin du 6 mai « un employé de la BCE » sera élu. Si on analyse objectivement ses propos, peut-on lui donner tort? Non, bien-sûr que non. Les deux candidats sont à la botte de la BCE et de l'UE qu'ils ne remettent pas en question alors qu'elles sont grandement à l'origine des difficultés que nous connaissons actuellement.

 

Puis elle enchaîne et affirme sans détour que « la croissance passe par le protectionnisme ». Encore une fois elle a parfaitement raison. Elle disqualifie ensuite les deux candidats qualifiés au second tour qui ont tous les deux signé le traité de stabilité européenne qui ne peut mener qu'à la ruine puisque les plans d'austérité ne pourront aboutir à rien d'autre qu'à de nouveaux plans d'austérité. Les exemples de l'Argentine, de la Grèce, du Portugal ou de l'Espagne en attestent parfaitement. Elle conclut ce passage par une déclaration assassine à l'endroit des milieux financiers: « là où il n'y a que solidarité avec les banques pas avec le peuple ».

Puis elle revient à ses fondamentaux, à ses arguments sécuritaires habituels qui sont dangereux pour notre pays puisqu'ils risqueraient de transformer la France en Etat policier, avant de s'adresser à la France rurale confrontée à la perte de ses services publics.

 

Nicolas Sarkozy ayant donné le bâton pour se faire battre, Marine Le Pen lui applique la sanction. Elle ridiculise ses changements de position incessants qui lui font perdre toute crédibilité et qui nous rappellent l'opportuniste de Jacques Dutronc.

 

Elle s'attaque ensuite à l'hypocrisie du clivage droite-gauche alors que le PS et l'UMP, qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans, proposent une politique économique quasi identique.

 

Sa critique de Jean-Luc Mélenchon et les huées de la foule qui crie « communistes assassins » ne grandit pas son discours. Cela nous inspire deux réflexions, l'extrémisme de la foule doit nous alerter sur les risques de dérapage dans les années à venir, d'autant plus que ce phénomène peut se retrouver de la même manière chez certains partisans d'extrême gauche comme on a pu le voir lors des insultes émises à l'encontre de Nicolas Dupont-Aignan lors d'une manifestation devant l'ambassade de Grèce.

 

Elle revient ensuite à la critique du bi-partisme qu'elle nomme UMPS qui prive ses électeurs de députés ou de sénateurs alors que le FN représente plus de 17% des électeurs. Pour mieux appuyer ses arguments, elle démontre que les deux partis font bloc pour empêcher son parti d'accéder à ses mandats en se désistant au profit de l'autre. Encore une fois, a-t-elle tort?

 

Mais surtout sa force par rapport à son père est qu'elle veut imposer le FN comme un parti de rassemblement des Français. Elle s'inspire de Mélenchon en appelant les Français à reprendre un pouvoir subtilisé par des technocrates ou par des politiciens à la botte du système.

 

Puis elle s'attaque aux « leçons de morale » distillées par l'UMP ou le PS qui se questionnent sur la légitimité de son parti. Elle les discrédite en citant les nombreuses affaires ayant concerné des cadres du PS ou de l'UMP ces dernières années. Puis elle remet l'église sur la place du village en affirmant que ces deux partis sont « mondialistes et européistes » c'est à dire en faveur de la mondialisation et de l'UE alors que les sympathisants du FN sont contre. Encore une fois si l'on se positionne d'une manière objective, qui a raison?

 

Elle lance une dernière banderille au PS et à l'UMP en reprochant au premier d'avoir oublié les valeurs du travail et aux seconds les valeurs de la nation sur lesquelles ils avaient pourtant fondé toute leur légitimité. Il est vrai que lorsqu'on regarde le bilan du PS lors de ces 30 dernières années, en dehors du début du septennat de François Mitterrand et des 35 heures du gouvernement Jospin, quels gestes le PS a-t-il effectué en faveur des travailleurs? L'adhésion à une UE néo-libérale, la signature du traité de Nice? Le désengagement de l'Etat? Les délocalisations massives? Quant à l'UMP que reste-t-il de la souveraineté nationale si chère au Général De Gaulle? L'adhésion à Maastricht? le ralliement à l'OTAN? L'ouverture de notre économie à une mondialisation sauvage?

 

L'échec du PS et de l'UMP est donc total et il n'est pas surprenant que Marine Le Pen en profite, car son diagnostic est d'une froide efficacité. Il est donc logique qu'elle choisisse de voter blanc en rejetant d'un bloc un système qui ne peut nous mener qu'à l'échec. Les solutions qu'elle préconise au niveau économique sont parfois très intéressantes notamment lorsqu'elle assume la mise en place d'un protectionnisme et d'une sortie de l'euro. Mais ne soyons pas naïfs. La présidente du FN est également très dangereuse car dans le « package » de ses propositions on retrouve également une haine de l'étranger qui prend souvent la forme de la lutte contre l'immigration et d'une politique ultra-sécuritaire. Si certains de ses arguments dans ces domaines peuvent s'entendre, il faut également mesurer toutes les dérives qu'ils peuvent engendrer en terme de régression des libertés. Plus inquiétant est certainement la façon dont ses militants réagissent à ses discours puisque l'on s'aperçoit que les thèmes qui « enflamment » le plus les foules sont davantage ceux liés à l'immigration que ceux liés à la lutte contre le néo-libéralisme. Or le premier n'est qu'une conséquence du second et il semble certain que la majorité des sympathisants n'en aient pas conscience.

Le PS et l'UMP ne semblent pas pour le moment enclin à infléchir leur politique ce qui favorise la montée en puissance de Marine Le Pen en aggravant la crise économique qui pousse les Français vers les solutions alternatives. Le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon doit prendre conscience du retard qu'il doit combler par rapport à sa rivale d'extrême droite et des progrès qu'il doit accomplir sur les questions de souveraineté nationale et d'intransigeance par rapport à l'UE. Ainsi il doit impérativement assumer des mesures protectionnistes en ne craignant pas d'utiliser ce terme qui fait souvent peur à l'extrême gauche et qui n'est aucunement incompatible avec l'internationalisme. Il doit également mettre en place un plan B au cas où les négociations avec les autres pays membres de l'UE n'aboutiraient pas. Faute de quoi, le risque de voir Marine Le Pen accéder au pouvoir est grand. On risquerait alors d'assister à des mesures économiques qui pourraient certes être pertinentes mais qui seraient accompagnées de mesures stigmatisant les étrangers ou favorisant un Etat policier. La responsabilité des dirigeants du PS, où il est impératif que le courant d'Arnaud Montebourg prenne le pouvoir, de Nicolas Dupont-Aignan pour infléchir la politique de l'UMP ou de Jean-Luc Mélenchon pour faire évoluer le Front de Gauche est donc lourde. Faute de quoi Marine Le Pen accédera au pouvoir.

 

 

Theux

 

 

 

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Commentaires : 14
  • #1

    Moi-même (mercredi, 02 mai 2012 13:32)

    Bravo! Votre attitude réaliste est rarissime chez les débiles arrogants de gauche.

  • #2

    Cadmos (mercredi, 02 mai 2012 16:50)

    Concernant les intentions du Front de Gauche vis à vis de l'UE (le fameux "plan B" manquant que l'article pointe du doigt), l'échec des négociations aboutirait à un retrait unilatéral français des derniers traités européens. Cette stratégie est présentée par J. Généreux sur le site du PG : http://www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/3826-resolution-sur-leuro. Ceci dit, je ne sais pas si cette vue est partagée par toutes les composantes du Front de Gauche.

    Il est vrai que Mélenchon donne parfois l'impression de ne pas assumer pleinement certaines positions. Je doute qu'il ne soit pas conscient des lacunes de son discours sur certains sujets "sensibles" tels que l'immigration et la problématique de l'identité nationale. Je pense qu'à terme, persister à dire que "l'immigration n'est pas un problème" sans développer est contre-productive. Elle donne l'impression qu'il n'est pas foncièrement opposé à l'immigration clandestine par exemple. C'est dommage qu'il n'utilise pas ses talents pédagogiques pour mettre un peu de lumière sur ce domaine, comme il l'a très bien fait pour les problématiques économiques, expliquer notamment qu'il est incorrect de présenter comme un phénomène uniforme et en détailler les différentes composantes en pointant bien celles qu'il faut limiter et celles qu'il faut soutenir, expliquer aussi en quoi le protectionnisme sur les marchandises et les capitaux n'est pas incompatible avec une circulation encadrée des personnes...

  • #3

    sevy74 (mercredi, 02 mai 2012 17:28)

    Si les médias et vous en premier cessaient de courir après cette Le Pen là, qui ne représente pas plus que son père et son triste ami Maigret réunis, elle n'aurait pas un tel succès...!

  • #4

    Doise (mercredi, 02 mai 2012 18:54)


    @Cadmos:
    "Il est vrai que Mélenchon donne parfois l'impression de ne pas assumer pleinement certaines positions."

    — Impossible de ne pas repenser à Laurent Fabius lorsqu'il bataillait contre le projet de traité constitutionnel européen. On l'a alors cru tardivement touché par la foi souverainiste.

    La suite a montre qu'il ne s'agissait que d'une posture circonstancielle, vite oubliée, visant à se profiler dans les rapports de force internes à la gauche parlementaire.

  • #5

    Nebehr (mercredi, 02 mai 2012 19:04)

    Complètement d'accord avec le contenu de l'article, Marine est une politicienne beaucoup plus habile que son père car elle sait reprendre à son compte tous les discours de la gauche antilibérale pour les retourner à la sauce xénophobe. La gauche s'est trompée lourdement en la traitant de simple facho pendant tous ce temps alors qu'elle lui a piquée le pain de l'assiette sans que personne ou presque s'en rende compte. Si la gauche devait gagner ces élections et si elle devait échouer (ce qui est certain si elle continue à appliquer ses recettes néolibérales comme toujours) la probabilité est hélas très élevée de retrouver Mme Le Pen à l'Elysée en 2017.

  • #6

    Damoiseau L'Xé (jeudi, 03 mai 2012 12:56)

    "Les solutions qu'elle préconise au niveau économique sont parfois très intéressantes notamment lorsqu'elle assume la mise en place d'un protectionnisme et d'une sortie de l'euro"

    Non, la sortie de l'Euro et donc le retour au franc ne sont plus au programme 2012 du FHaine. Qu'on se le dise ! Il entretient d'ailleurs un flou sur cette question, pour ne pas rebuter son électorat traditionnel.

    Sur le protectionnisme, comme sur de multiples sujets, ce parti n'apporte pas plus de réponse concrète, que ce soit sur les critères ou sur les moyens employés.

    De même sur la fiscalité, enjeu majeur permettant de prendre la voie de la justice sociale et pouvant servir de levier efficace dans le cadre d'une politique économique protectionniste, il n'y a pas une ligne. On ne sait s'il faut augmenter les impôts des plus riches ou non. Idem pour la fiscalité des entreprises et les cotisations patronales. J'y vois là aussi un comportement électoraliste, visant à ratisser large en ne froissant personne.

    Plus généralement, on ne trouve rien sur les financements des thèmes (et non mesures...) abordés.

    Sur de nombreux sites, dont ici, j'ai interrogé des sympathisants sur le programme, point par point, aucun n'a été en mesure de me répondre (j'ai vu également d'autres internautes en faire de même, tout aussi vainement). Même sur l'immigration, à part la dénoncer, je ne saurais avancer les solutions préconisées par le parti. Et ce n'est pas faute de ne pas avoir lu le programme...

    En conclusion, il convient de faire un parallèle entre 2002 et 2012, élections où le parti a réalisé des scores sensiblement proches, sur des programmes (si l'on peut appeler ainsi une succession de thèmes effleurés) foncièrement différents, qui n'ont de communs que la lutte contre l'immigration et la préférence nationale. Cela souligne les attentes de l'électorat...

    "il n'est pas surprenant que Marine Le Pen en profite, car son diagnostic est d'une froide efficacité"

    Un classique du parti ! On en revient toujours au même constat : depuis sa création (par des anciens collabos, membres de la Waffen SS pour certains, et une poignée de membres de l'OAS, je le rappelle) il ne fait que dénoncer des problèmes, et ne propose pas grand chose pour y remédier. Après, on partage le diagnostic ou non...

    " Sa critique de Jean-Luc Mélenchon et les huées de la foule qui crie « communistes assassins » ne grandit pas son discours. "

    Un des quatre piliers fondateurs de l'extrême-droite européenne : L'anticommunisme. Qui vient derrière l'antisémitisme - le ciment, le racisme et la xénophobie. Notons qu'un cinquième est venu se greffer récemment : l'islamophobie.

  • #7

    johann (jeudi, 03 mai 2012 18:44)

    "Un des quatre piliers fondateurs de l'extrême-droite européenne : L'anticommunisme. Qui vient derrière l'antisémitisme - le ciment, le racisme et la xénophobie. Notons qu'un cinquième est venu se greffer récemment : l'islamophobie."

    Damoiseau, tu as oublié le confusionnisme idéologique ("ni droite, ni gauche"), le nationalisme ethnocentrique, l'alliance de classe et les théories du complot.

    j'ai aussi trouvé une explication psychologique de la lepenisation des esprits:
    Thomas Arciszewski, «Face à la situation de crise : Des régulations individuelles aux attitudes politiques.», Les cahiers psychologie politique En ligne, numéro 14, Janvier 2009. URL : http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=300

  • #8

    Doise (vendredi, 04 mai 2012 14:00)

    Si j'en crois les circulaires électorales qui me sont parvenues, le retour à la souveraineté nationale et la protection aux frontières sont mentionnées en toutes lettres dans le texte du FN, alors que celui du FdG se garde d'en souffler mot ou reste dans des généralités nébuleuses.

  • #9

    Zorrouge (vendredi, 04 mai 2012 15:30)

    Moi je pense surtout qu'elle a gagné la partie car la domination culturelle de l'individualisme sur la culture du groupe est totale.
    Dans les années 80 les classes populaires les plus pauvres étaient sous le règne du communisme qui a organisé et fédérer tout une classe sous le thème de la solidarité. C'étaient"les banlieues rouges" qui diffusaient par le bas de la société une vision des rapports humains favorable à la gauche. C'était la victoire du socialisme...
    Bref pas étonnant que entre une alternative de gauche pro-mano a mano et une alternative de droite qui fait la défense des petits propriétaires ruraux "français de souche", ce soit la droite qui l'emporte.
    Je pense que tout ça c'est une bataille culturelle au-delà de l'idéologie néo-libérale Vs l'idéologie de la défense des intérêts du + grand nombre.
    Et je peux vous dire qu'avec la suprématie culturelle américaine, on est loin de la gagner cette bataille. C'est pas Les Enfoirés ou la chanson du dimanche qui nous feront gagner...

  • #10

    Zorglonde (vendredi, 11 mai 2012 09:26)

    A lire votre article on a l'impression que la critique du mondialisme , et des élites sont des thèmes nouveaux au FN .

    Celà montre une méconnaissance abyssale non seulement du FN mais aussi de la culture politique de l'extrême-Droite ...

    Quant aux insultes du FN envers Mélenchon elles sont vraiment très mesurées . Au FN le principal ennemi c'est le libéralisme pas les ennemis du système fussent-ils communistes ...

  • #11

    Zorglonde (vendredi, 11 mai 2012 09:47)

    En réaction aux réactions de damoiseau johann & cie

    Les tares de la gauche communiste sont nombreuses : leur universalisme les empêche de comprendre ce qu'est la souveraineté et leur interdit de lutter efficacement contre le discours mondialiste , leur égalitarisme réduisant tout au même alimente leur méconnaissance de l'identité , leur culte du progrès les fait communier dans l'idéologie productiviste du bien-être et du bonheur individuel , leur économisme fait qu'ils pensent que l'économie est au centre de l'activité humaine normale comme le capitalisme libéral ...

  • #12

    Chris (lundi, 21 mai 2012 19:31)

    Votre discours tend à "normaliser" le FN comme un parti qui aurait des solutions économiques, sociales,... aux problèmes actuels.
    On retrouve cette montée des nationalismes partout dans le monde -temps de crise oblige-, partis démagogiques ne visant qu'à prendre le pouvoir et diriger le pays d'une main de fer.
    L'Europe a connu cela il y a 70 ans et si la France avait été épargnée, c'est parce qu'elle avait interdit ces partis anti-démocratiques.
    Le FN, sous un vernis Marine reste le même et nous devons nous unir pour faire interdire ce parti qui ne joue pas le jeu démocratique.
    Merci à Mélenchon de nous l'avoir rappelé si brillamment.
    A quand une loi ou un référendum anti-FN?
    Propageons ce NON: pas de parti xénophobe, raciste, anti-communiste, islamophobe, homophobe, rouquinophobe,...
    Voilà qui devrait réjouir Marine : je défends ici les "valeurs de la nation".

  • #13

    soni tutti (vendredi, 15 juin 2012 10:00)

    on sent du parti prit mais c'est vrai que sa reste assez objectif, toutefois il ne faut pas confondre l'electorat et le parti s'il y a des racistes dans le FN cela ne signifie pas que le parti est raciste . Par contre qu'elles solution trouvez vous dangereuse pour les libertés ??? cela aurait était intéressant de dévolpper . POur finir je reviens sur cette phrase ou l'on voit que vous etes pour le fdg "Elle s'inspire de Mélenchon en appelant les Français à reprendre un pouvoir subtilisé par des technocrates ou par des politiciens à la botte du système. " je suis désolé vous ne connaissais pas le parcours de l'extreme droite sa se voit car le pen père le dénonçait déjà elle a changé le programme économique du FN ça c'est sur car monsieur LE PEN était plus libérale et son programme économique se trouve aujourd'hui à gauche alors que le père était à droite. Je dirais que c'est JEAN-LUC MELANCHON qui a imité Marine Le Pen.
    .

  • #14

    Rodolphe Leroyer (jeudi, 08 novembre 2012 09:12)

    Finalement, Marine Le Pen a un discours et des solutions crédibles sur tous les points sauf sur l'immigration et la sécurité. C'est là qu'on aimerait bien comprendre. Les français veulent vivre en sécurité et refusent d'intégrer un flot continu d'africains dont l'attrait pour notre pays est lié à leur incapacité de bâtir une société prospère. Cette immigration augmente le communautarisme et islamise le pays.
    C'est sur ce point que le FDG se suicide électoralement. La politique ultra-immigrationniste et islamophile de Mélenchon serait bien plus dangeureuse. Le fait que la régularisation des clandestins supprimerait le chantage au bas salaires est discutable. Les patrons pourraient bien utiliser les clandestins à bas salaire pendant 3 mois puis les régulariser avant de les licencier. Les nouveaux régularisés toucheraient des prestations sociales (ce qui leur conviendrait) et un nouveau contingent de clandestins arriverait. Le résultat serait catastrophique.
    On voudrait savoir aussi pourquoi on associe "arrêt de l'immigration" avec "haine de l'étranger".