mar.

17

juil.

2012

« Jusqu'à quand ? » (Frédéric Lordon)

Contrairement aux défenseurs de l'idéologie dominante, l'économiste Frédéric Lordon ne considère pas la crise financière de 2008 comme une dérive du système en place mais comme la conséquence irrémédiable du néo-libéralisme dont la logique est vouée à détruire le système en place. Son analyse montre que depuis la victoire de ce système économique, cher à Friedman et à Hayek, le nombre et la violence des crises se sont largement intensifiées : 1987, krach de Wall Street ; 1990, crise immobilière et des Saving and Loans (Caisses d'Epargne américaines) ; 1992 première crise du SME ; 1993 seconde crise du SME ; 1994, krach obligataire aux Etats-Unis ; 1997, première crise financière internationale (Thaïlande, Corée du Sud, Hong-Kong) ; 1998 deuxième crise financière internationale (Brésil, Russie) ; 2000-2002, éclatement de la bulle internet ; 2007-2008 crises des subprime. Naturellement nous pourrions maintenant rajouter la crise de la dette qui touche les pays européens. Il est en tout cas difficile de ne pas constater la série de de crises dont la fréquence et l'intensité vont en s'accélérant. Comment alors ne pas se poser la même question que Frédéric Lordon : « Jusqu'à quand ? ».

Afin d'évaluer la pertinence des marchés financiers, il importe de revenir à la base c'est à dire aux raisons qui ont permis leur création. En théorie, les marchés financiers sont censés assurer l'allocation optimale du capital et la meilleure gestion du risque. Les dernières crises discréditent ces affirmations. En effet , comment peut-on parler d'allocation optimale du capital après avoir vécu la frénésie de la bulle internet, où de nombreuses « start up » sans avenir ont vu affluer de très nombreux capitaux au détriment de sociétés beaucoup plus solides appartenant à des secteurs plus traditionnels ? Comment peut-on parler de meilleure gestion du risque au regard de la crise des subprime où il incontestable que le fractionnement, la différenciation et la transmission du risque ont fait exploser ce dernier dans des proportions sans doute encore jamais connues ?

 

Pour l'auteur, cette crise des subprime est particulièrement violente pour trois raisons : son caractère à la fois spécifique, générique et singulier. Spécifique car la multiplication des produits structurés a provoqué une contraction de l'offre de crédits qui s'est appliquée non seulement à l'égard des acteurs traditionnels (particuliers, entreprises) mais également à l'égard des banques elle-mêmes. Les banques se sont donc confrontées à une incapacité de refinancement alors qu'elles sont de plus en plus dépendantes du marché inter-bancaire. Sans l'intervention des banques centrales, nous aurions assisté à des dépôts de bilan massifs.

 

Mais la crise des subprime présente également un caractère générique que l'on peut rapprocher par exemple de la crise de la bulle internet. A l'opposée des règles qu'elle est censée avoir édicté, la finance est en recherche permanente d'un accroissement du profit à risque constant. Alors qu'elle apprend à ses étudiants que l'accroissement du profit ne pourra se réaliser qu'avec une augmentation du risque, elle élabore des stratégies qui s'opposent à ces principes et qui ne sont en réalité que des simples mirages. Le mot ayant servi ces artifices est le terme « innovation ». Comme si le fait « d'empiler » des produits à risques permettait de diluer le risque. Lors de la bulle internet, la finance s'était raconté qu'une « start-up » pouvait révolutionner le bénéfice entrepreunarial, avec la crise des subprime elle a cru à la neutralisation du risque.

Alan Greenspan
Alan Greenspan

Dans les deux cas, elle s'est trompée lourdement et il est certain que les agences de notation ont largement contribué à la diffusion de ces nouvelles croyances. Ces institutions censées être neutres car extérieures au système, tiennent une responsabilité forte dans les propagations de ces crises.

 

Enfin cette crise sera certainement singulière puisque contrairement aux autres crises de déréglementation, elle pourrait bien signer l'arrêt de mort du néo-libéralisme.

Confrontés à la crise, les acteurs de la finance effectuent leur mea-culpa mais produisent tous leurs efforts pour préserver le statu quo. Alors on prône l'auto-régulation comme si l'on laissait les lycéens sans surveillance au baccalauréat et que l'on faisait appel à leur bonne conscience... Et encore il est probable que les dérives seraient moins fortes lors des épreuves du baccalauréat...

 

Les néo-libéraux reconnaissent cependant les désagréments provoqués par leur système économique mais ils indiquent par la voie de leur bible (« The Economist ») que ces derniers sont largement compensés par les avantages apportés par le néo-libéralisme. De leur point de vue cela est concevable puisqu'ils profitent des avantages et laissent les désavantages à la « masse » des acteurs de l'économie réelle.

 

Alors chaque chien de garde y va de son petit couplet pour sauver le système. Henry Paulson, ancien secrétaire au Trésor des Etats-Unis et ex-PDG de Goldman Sachs, explique qu'une meilleure régulation n'évitera pas de nouvelles crises. Alan Greenspan, ex-président de la FED, affirme que la régulation n'est jamais parvenue à éliminer les crises financières de l'histoire. Comment se fait-il alors que de 1945 à 1985, période de régulation financière, aucune crise financière majeure n'ait été constatée. Comment se fait-il que depuis 1985, nous ayons connu une dizaine de crises financières (cf introduction) ? Probablement le fruit du hasard...

Frédéric Lordon
Frédéric Lordon

Face à cette réalité, Frédéric Lordon nous livre ses trois thèses qui apparaissent fondamentales. Tout d'abord, il démontre que la concurrence, alliée à la cupidité, est la force par excellence de l'aveuglement du risque et de l'emballement collectif. Les acteurs des marchés financiers recherchent le profit à tout prix quel que soit le niveau de risque. Pour ne pas se faire distancer et atteindre le même niveau de rentabilité que la concurrence, les institutions financières prennent les mêmes risques les concurrents ayant atteint la meilleure rentabilité. En réalité, la concurrence tend à produire de l'homogénéité au détriment de la diversité. Le problème est que ce phénomène de panurgisme provoque une montée globale du risque qui destabilise notre système économique.

 

Dans la même veine, l'auteur montre que « l'innovation » financière, bien loin d'apporter un quelconque progrès, correspond en réalité à un déni des risques qui favorise leur accumulation. C'est ainsi que des produits structurés ont fini par obtenir le fameux label AAA qui offre la meilleure qualité de signature. Les institutions financières s'en sont donc emparées vigoureusement alors qu'il s'agissait de produits fortement risqués. Ce déni du risque a donc provoqué une accumulation de produits risqués qui tendent à perturber fortement l'économie mondiale.

 

La dernière thèse de Frédéric Lordon est que la mesure du risque ex-ante est impossible. Cette thèse discrédite de fait totalement l'efficacité des agences de notation mais également les systèmes de contrôle interne mis en place par les institutions financières, qui ne peuvent fonctionner que lorsque les choses se déroulent normalement...

 

Les dérives de la finance font peser un danger important sur l'économie réelle, qui sont nettement supérieur aux bienfaits qu'elle lui apporte. Afin de contrer ces dérives et de faire face à l'impossibilité de solutionner une bulle spéculative à partir du moment où elle s'est créée, Frédéric Lordon émet plusieurs propositions.

 

Il prône la désincitation des rémunérations des traders, qui consisterait à offrir à ces dernier un bonus ou malus en fonction de leurs résultats. En cas de perte ces derniers seraient amenés à payer de leur poche. Cette solution aurait pour avantage de mieux faire comprendre aux traders l'enjeu du couple rendement risque pour les inciter à adopter des positions plus prudentes. La probable fuite des « meilleurs » traders vers d'autres horizons ne serait pas une grosse perte étant donné l'apport fort discutable de ces derniers à l'économie réelle.

 

Puisque la titrisation consiste en un procédé dangereux qui favorise l'accroissement du risque au niveau global sous couvert d'une sophistication qui n'est en réalité qu'une opacité, il importe de légiférer pour supprimer ou limiter grandement ce procédé. L'auteur propose donc la mise en place de la détitrisation qui pourrait, par exemple, interdire aux institutions financières de titriser plus de 5 % de leurs crédits (au plus fort de la vague subprime ce taux pouvait dépasser les 50 %).

Wassily Kandinsky
Wassily Kandinsky

Une autre proposition est de limiter au maximum l'effet de levier, qui permet aux banques d'investir avec un minimum de capitaux propres. Leur puissant effet démultiplicateur permet d'atteindre des niveaux de rentabilité insolents à la hausse et catastrophiques à la baisse. Pour apporter un maximum de stabilité à notre économie, il apparaît essentiel de limiter les possibilités de ces effets de levier en fixant un seuil de fonds propres très élevé. Afin d'éviter les contournements de cette loi, elle devra être étendue à tous les opérateurs non bancaires de la finance de marché. De plus les transactions financières entre les opérateurs financiers de la zone (française ou européenne) et les entités des zones offshore seront interdites pour limiter les risques d 'évasion fiscale ainsi que les opérations purement spéculatives (un contrôle des changes pourrait également être instauré pour limiter les échanges entre zones régulée et non régulées). Ce principe de déleviérisation s'étendra à toutes les transactions de produits dérivés (marchés organisés ou de gré à gré). Le but étant d'empêcher à des « investisseurs » de spéculer sur 650 000 Euros de futures avecseulement 1000 Euros en poche (en cumulant les différentes possibilités de levier), ce qui peut largement destabiliser le marché.

 

En plus de sa proposition qui semble logique de nationaliser les entreprises de bourse pour favoriser la re-réglementation des marchés, Frédéric Lordon fournit une idée intéressante au niveau macro-économique. Il estime que les banques centrales et notamment la FED ont favorisé l'émergence de bulles spéculatives en offrant une facilité d'accès au crédit. Une hausse des taux pourrait résoudre ce problème mais étoufferait l'économie réelle. L'auteur propose donc de scinder en deux ce taux directeur avec un taux destiné à l'économie réelle et un taux destiné à l'économie financiarisée.

 

Mais l'analyse la plus intéressante de ce livre tient dans son épilogue où Frédéric Lordon prend de la hauteur. Il commence par reprendre les théories de Marx qui indiquent que les détenteurs du capital cherchent en permanence à obtenir une rémunération toujours plus forte. La concurrence mondialisée sert ce dessein. A l'opposée les salariés sont les principales victimes de cette mise en concurrence mondialisée puisque les entreprises ont tendance à favoriser les pays où les niveaux de salaire sont les plus « compétitifs ».

Le problème pour les détenteurs du capital est que la rémunération de ce dernier fonctionne de pair avec la capacité à trouver des débouchés dans la demande mondiale ce qui va à l'encontre de la politique de dumping salarial qui génère une paupérisation globale au niveau mondial. Incapable de faire face à cette contradiction profonde, les mileux financiers ont trouvé des subterfuges qui n'auront permis que de reculer l'échéance. Ainsi après avoir rogné sur l'épargne des salariés puis leur avoir suggéré de travailler plus pour gagner plus (quitte à cumuler plusieurs emplois), le salut a été trouvé par le prêt. Les vannes du crédit ont donc été ouvertes pour permettre de gonfler artificiellement la croissance. La crise des subprime a montré les limites d'une telle politique en mettant en lumière que le taux d'endettement ne peut être repoussé sans cesse sans augmentation salariale.

 

La prochaine étape pour permettre de soutenir la croissance va consister en une politique de création monétaire, que la FED a au moins le courage de mettre en place contrairement à la BCE. De telles politiques ne pourront durer éternellement car la confiance placé dans le dollar finira pas s'estomper face à ce type de politique. Les pays occidentaux, et en particulier les Etats-Unis, vont devoir répondre à la question de savoir s'ils privilégient la croissance molle, et son chômage de masse, à une croissance plus vigoureuse qui impliquerait une hausse salariale à l'opposée de la pensée dominante néo-libérale de ce pays.

 

Pour la France qui est déjà installée dans une croissance molle et un chômage de masse, la question est de savoir si l'on préfère faire dépendre notre croissance future de l'endettement ou de la hausse des salaires. Le premier consiste à s'enfoncer plus fortement dans le néo-libéralisme, avec toutes ses dérives, le second revient à en sortir.

 

Il est cependant clair que sans mesures protectionnistes, une politique d'augmentation salariale n'aurait guère plus d'efficacité que de favoriser la croissance de pays tels que l'Allemagne ou plus encore la Chine.

 

Confrontés à la multiplication des crises financières, nous sommes à la croisée des chemins et plus que jamais il convient de se demander : « Jusqu'à quand ? ».

 

 

Theux

La maison Nucingen (Balzac)
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Après la démocratie (Todd)
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Commentaires : 13
  • #1

    WEBDEJOUR (mercredi, 18 juillet 2012 18:35)

    "Jusque à quand?..." S'interroge-t-il: "Jusque à ce que notre survie en dépende; comme d'habitude... Plus sérieusement, nos sociétés n'ont fait que générer du dogme; qu'il soit financier, dictatorial et donc politique, ou religieux... Dogmes la plupart du temps reliés entre-eux, à la lumière des sciences humaines, et d'une discipline comme la psychanalyse(Fut-elle"A 2 balles...")Car au bout de la route, c'est toujours la même défiance, les mêmes peurs qui dominent notre monde: La peur d'être en proie à la mort(Surtout pour les sociétés du passé;(où il y a encore peu, "On mourrait pour un rien"ne savons-nous que trop...)Et auquel vient de se rajouter aujourd'hui, (Dans nos sociétés hyper-hiérarchisées et contraignantes): La peur du déclassement... Il est bien connu que "La trouille mène le monde", et que ses origines sont archaïques et inconscientes, et donc difficilement identifiables; car se cachant sous de multiples masques. Il n'empêche que cette survie "Des temps reculés", est à coup sur en train d'envoyer à la faillite générale, "l'éco-système humain", et d'ors et déjà d'actualité, pour une bonne partie de l'humanité... Aussi, dans "L'espoir", parions que nos chers décideurs "Tous puissants", seront restés clairvoyants: Oui?Non? Ah bon, je croyais...
    Mais "L'espoir" est humain(Bien que parfois "Trop humain..."), encore faut-il le reconnaître; le cynisme n'étant rien d'autre qu'une autre forme de défiance à l'égard d'autrui,(Et caractéristique d'une perte de sensibilité notoire!...) En effet, donc: Jusque à quand?!!...

  • #2

    Loveyall (jeudi, 19 juillet 2012 04:44)

    Pouvons nous encore nous permettre de croire et d'espérer un changement global ? Je ne pense pas. Toute démarche intellectuelle devrait avoir son volet pratique, ancré dans le monde réel. Les analyses et les conclusions doivent servir des actions concrêtes et pas seulement à se savoir plus conscient que la moyenne. A partir de ce constat, what's next ? Une société dans la société ?

  • #3

    Gaetan CALMES (jeudi, 19 juillet 2012 17:48)

    Merci de nous avoir signalé cet ouvrage. Mr Lordon offre régulièrement des analyses et informations actualisées dans une langue transparente. C'est à lui seul "un service public" de formation et d'information. Il convient donc de le faire savoir.

    Loveyall pose une bonne question quant aux actions concrètes. Mais je viens d'en lire un grand nombre ici même dans le résumé de son ouvrage. J'en ajouterai une autre relevant de ma spécialité : la motivation. Il faut éloigner les gens de la finance du pouvoir. Leur quête éperdue du "meilleur résultat à court terme" décrite ici manifeste au mieux une absence de sens du collectif et plus probablement hélas un cynisme coupable.
    Qu'ils ne plaident pas l'innocence. Il savent les conséquences de leurs menées et persistent. En politique celà conduit à l'interdiction de postuler à un mandat public, voire à d'autres sanctions. Au pénal on parle de responsabilité, de recel et de récidive.
    Il convient donc de leur interdire l'accès aux fonctions publiques à titre de sanction mais aussi parce-que la technicité dont ils se réclament pour traiter les problèmes est stérile, comme décrit par Mr Lordon.
    Voir "Les financiers sont aussi des hommes" sous http://goo.gl/bvOGO

  • #4

    Loveyall (vendredi, 20 juillet 2012 19:24)

    Rester dans le jeu du politique à faire des recommandations, c'est justement ce que je trouve insuffisant. Notre système démocratique n'est jamais qu'un vaste champ de bataille intellectuel où les idée s'entrechoquent pour globalement s’annihiler. Ainsi l'énergie utilisée pour tenter de convaincre la majorité de l'opinion est bien souvent réduite à néant par un discours différent parfois opposé qui cherche aussi à convaincre.

    Je pense les analyses de ce site très juste, mais après ? Quel avenir est réservé aux partis ou hommes politiques qui défendent de telles idées ? Parviendront-ils au pouvoir? ou les apparatchik UMP-PS étiquetés comme les bons modérés ne finiront-ils pas par graduellement adapter leur discours pour conserver leur place au soleil ?

    Ainsi je pose la question. Faut-il attendre encore quelque chose du politique, sous sa forme actuelle en tout cas ? Pour qu'un système existe et subsiste, il faut que chacun tienne son rôle sans jamais le remettre en question.
    Ainsi, bien que des analyses soient nécessaires, bien que partager ses écrits puisse apporter une certaine contribution au débat, il faut bien comprendre qu'il n'y a pas plus fort pour étouffer une voix que de la laisser crier sans lui donner d'écho. La liberté d'expression permet la pluralité des discours, et pourtant on remarque que ce sont toujours les mêmes individus et les deux même partis qui gouvernent.

    Lorsqu'on considère que ces deux partis ne comprennent pas les réels enjeux, est-il suffisant d'exprimer sur la toile ses convictions et ses analyses en demeurant à coté dans le business as usual ? Combien d'individus qui ont aujourd'hui 60 ans, qui ont été de tous les combats et qui aujourd'hui se regardant le miroir se disent : "Bon sang, 40 ans de lutte, 40 ans de discours, pour quel impact réel sur mon environnement ?".

  • #5

    Gaëtan CALMES (dimanche, 22 juillet 2012 23:23)

    à Loveyall
    Vous avancez de bonnes questions et remarques. Votre dernière phrase (entre autres) pourrait effectivement être reprise par beaucoup.
    Tant pis, à défaut de soulever des montagnes il faut parfois se satisfaire de peu.
    A vous relire

  • #6

    webdejour (lundi, 23 juillet 2012 11:24)

    En effet, il ne suffit pas d'être conscient de la réalité ambiante,et d'en exposer le caractère insolvable sur le plan intellectuel, pendant que les "initiés historiques"(Nos fameux élites tant décriés) continuent et continueront traditionnellement d'en jouir;puisqu'en cherchant bien, force et de s'apercevoir qu'ils nous ressemblent, en ce sens que: "Narcisse d'un jour, Narcisse de toujours..." Car je pense ou plutôt constate, que nous ne freinerons pas notre obscurantisme contemporain à ce jour rendu lisible sous le vocable de "Loi du marché"(Précisément"Libre et non faussée..."). Bref,l'utopie n'est pas d'avancer qu'il faut changer de système, mais bel et bien de croire que nous allons nous en sortir en continuant dans l'actuel(Mondialisé). Malheureusement, cette "Folie libérale", fait de ses rebellent, des renégats à abattre car considérés comme inconséquents. Ces personnes là, d'horizons diverses(Du "Bobos" aux paumés...) restent donc la plupart du temps, majoritairement inaudibles, et le resteront vraisemblablement encore pour longtemps. Quant aux initiatives "concrètent", comme semblent le déplorer certains; ces dernières seraient: "Trop peu nombreuses...Du reste, elles concernent toujours les mêmes: Ceux et celles qui ont un jour su capter "l'air du temps", non sans un talent imaginatif incontestable; tant mieux pour eux!! Ceux-là sont régulièrement portés aux nues. "Vive le sport!donc..." (Tant pis pour les autres). Car au fond,pourquoi penser? Puisque ne valent que ceux et celles qui sont "compétitifs"??... Aussi, soyons humble et intellectuellement honnête pour une fois: "Sauve qui peut!!"

  • #7

    diojaime (mardi, 24 juillet 2012 11:47)

    Quand tour à tour les peuples (les salariés) auront manifesté leur désaccord sur
    L’économie néolibérale , quand le consensus sera établi au niveau international ,
    (« après avoir encaissé des milliards de coups de pieds au cul » = souffrance)
    la révolution internationale des peuples (impliquant fatalement violences) aura enfin une chance de voir le jour.
    Si c’est le cas , on pourra commencer à rêver d’un autre système économique
    Plus juste .
    Et ce n’est malheureusement pas pour demain !!!!!

  • #8

    Loveyall (mardi, 24 juillet 2012 22:49)

    Chaque révolution amène une nouvelle nomenklatura. Peut on essayer de libérer des individus qui aiment leur joug ou se content du peu qu'ils ont ? Quand on se rend compte que les gens qu'une minorité consciente veut aider s'en foutent et courbent l'échine pour la plupart, on finit par se demander si se battre pour une quelconque justice sociale vaut encore la peine.

    Au sortir de mon école de commerce là, je ne trouve plus abbérant l'idée, certes cynique, d'aller prendre sa part du gâteau en allant bosser dans une banque. D'ailleurs je serais curieux de savoir dans quels entreprises bossent les 3 rédacteurs de ce blog, ainsi que les différents intervenants.

  • #9

    Cadmoslao (mercredi, 25 juillet 2012 02:32)

    Certes, mais la situation du plus grand nombre ne s'améliore-t-elle pas progressivement au fil des révolutions ?

    Si l'on ne naît pas dans le bon milieu social, on a de fortes chances de devenir crétin en effet, c'est pénible mais il n'y a aucune fatalité là-dedans. On peut en effet s'en accommoder et choisir d'être un enfoiré, bosser en pariant sur la conservation du système (quoique ça ne va peut-être plus durer longtemps), mais je trouve plus épanouissant de s'investir dans l'éducation populaire, même si c'est un travail de chien.

  • #10

    WEBDEJOUR (mercredi, 25 juillet 2012 10:49)

    Je trouve que ce blog au demeurant fort inspiré,mais il devrait être encore plus explicite. Certes, on comprend que "L'Espoir", est né de la pensée de Jaurès(Gravure à l'appuie de l'auguste personnage dans l'illustration du titre de la page). En effet, je propose qu'on rajoute en sous-titre: "Et si Jaurès n'était pas mort assassiné par un opposant..." Ça mettrait tout de suite dans l'ambiance, vous croyez pas?...Stimulez! Il en restera toujours quelque chose. En tout cas, merci pour ce site, car pour paraphraser une rubrique des lecteurs chère à "TELERAMA": "C'est mieux en disant". Quant à savoir ce que je fais dans la vie: Je travaille dans le paramédical; secteur source de dépenses: Haie!!...

  • #11

    diojaime (mercredi, 25 juillet 2012 15:13)

    La situation du plus grand nombre s’améliore que très peu au fil des révolutions ,
    Force est de constater , puisque le principe de dominance n’est jamais remis en question .
    Il ne s’agit pas de baisser les bras ou de se laisser corrompre
    Par le système , mais d’être conscient de la situation
    Et rester cohérent entre ses actes et ses idées (au diable la mauvaise foi et le cynisme !!!).
    Je pense que c’est le premier pas vers l’esprit désobéissant et citoyen .
    Même si on n’est pas nombreux à l’être il faut l’être ,et passer le virus.
    C’est tout ce qu’il y a à faire au niveau individuel et c’est déjà beaucoup .
    En ce qui concerne mon job, fonctionnaire salarié à France télécom et rien à cacher.

  • #12

    bernard.peron (lundi, 01 octobre 2012 23:17)

    La phrase suivante me semble contenir plusieurs fautes d'orthographe qui peuvent modifier l'interprétation du sens : Les dérives de la finance font peser un danger important sur l'économie réelle, qui sont nettement supérieur aux bienfaits qu'elle lui apporte. N'est-ce pas : Les dérives de la finance font peser un danger important sur l'économie réelle, qui est nettement supérieur aux bienfaits qu'elles lui apportent.?

  • #13

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