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02

sept.

2012

Le pacte de stabilité: ce danger qui nous guette

 

La mobilisation contre le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance), semble prendre de l'ampleur et devenir l'axe de mobilisation de la rentrée pour les forces politiques d'opposition. Le 30 septembre sera une journée décisive de manifestation contre la validation de ce texte par le Parlement français. On ne saurait sous-estimer l'importance que pourrait avoir une mobilisation massive de la rue sur l'attitude des députés.

Un fédéralisme impossible et étriqué.

 

La vision messianique que les oligarques européens ont imposée aux peuples depuis la seconde guerre mondiale est absurde. Elle n'est basée sur aucune analyse historique sérieuse, comme en témoigne le vide absolu de ses références, limitées ça et là à quelques phrases tronquées de Hugo ou Mazzini. L'histoire européenne s'écrirait ainsi: il y avait les méchants nazis et les dangereux communistes, après les horribles nationalistes, puis un jour Monnet, Schumann, et Adenauer sont nés et ont construit une entité politique de génie, aux valeurs juridiques exemplaires. Bien sûr quelques hommes arriérés se sont opposés à cette construction parfaite, mais à la fin ils furent vaincus par le vent du progrès, et tout est bien qui finit bien. Barroso et Van Rompuy, la fin de l'histoire en quelque sorte. L'avenir est à l'Union, les nations seront bus comme les régions le furent en leur sein, fermez le ban. Ce messianisme-là, qui n'a d'intérêt que par sa fonction de mythe créateur sur les acteurs du monde, se heurte à trois écueils infranchissables. Les différences culturelles nationales, les institutions démocratiques nationales, et les intérêts nationaux.

 

Toutes les tentatives de fédéralisme qui niaient ces différences se sont retrouvées balayées par ces réalités. A son tour l'Europe le sera. Les nations sont apparues principalement au cours du XIXème siècle dans le sillage des deux révolutions: la Révolution française et la Révolution industrielle. Elles ont été le cadre dans lequel les hommes ont souhaité faire naître les institutions démocratiques que rendaient indispensables le développement économique, parce que les nouvelles classes sociales voulaient participer au pouvoir. Pourquoi ce cadre plutôt qu'un autre? Parce qu'il correspondait à une certaine communauté culturelle. Certes, les dialectes italiens ou allemands du début du XIXème siècles étaient variés, mais leur unification apparaissait possible par l'éducation, à l'inverse des langues hongroises ou tchèques par exemple. Aussi commencèrent à se constituer ces ensembles politiques que nous connaissons aujourd'hui. Les empires supra-nationaux, Empire austro-hongrois en tête, étaient à la fois les symboles de la réaction contre la démocratie, mais aussi les victimes de ces aspirations nouvelles à l'intérieur. Ils furent détruit par les revendications de leurs nationalités, non sans avoir joué un grand rôle dans le déclenchement de la Première guerre mondiale.

 

Au contraire les tentatives réussies d'unification politique (Italie, Allemagne, EUA), se firent toujours dans le respect de l'intérêt économique des états qui le composaient, et dans l'aspiration à plus de démocratie politique, excepté peut-être en Allemagne pour ce dernier point. La référence que fait l'Europe à ces constructions historiques est donc malvenue, puisque l'Europe prétend se faire contre la volonté des nations et même contre leur intérêt économique, supposé différent de celui de la structure européenne.

 

Le TSCG symbolise bien cette dérive, putsch tout à la fois économique, politique et supranational.

 

Face à lui la lutte pour la souveraineté du pays, dont le parlement se verrait retirer sa raison d'être, signifie aujourd'hui la même chose que la lutte sociale pour changer d'économie ou que la lutte pour le maintien de la démocratie. Ces trois combats sont aujourd'hui identiques, et devraient tous nous mobiliser.

 

 

L'Europe ne peut avoir d'avenir que dans la libre coopération des nations souveraines, ou si l'on préfère des institutions démocratiques qui la composent, au sein d'un système économique radicalement rénové.

 

 

Trémarec

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Commentaires : 14
  • #1

    Xavon (lundi, 03 septembre 2012 14:49)

    Qu'en est-il des mouvements souverainistes de droite, NDA, Asselineau, ou autres anti-européens, gaullistes, FN ? Se joindront-ils à une manifestation organisée par le Front de Gauche ? C'est très peu probable. L'organisation d'un arc républicain semble bel et bien une chimère, la gauche se méfiant de la droite et inversement. Surtout à suivre l'attitude Dupont-Aignan. Viendra ? viendra pas ?
    Il est plus probable en revanche que la marche prenne des allures de manifestation sociale, ralliant de fait plus largement à gauche contre la politique menée par Hollande.
    Salut

  • #2

    Nebehr (lundi, 03 septembre 2012 16:21)

    Je trouve votre interprétation de la formation des Etats-nations européens assez distante de la réalité effective. La communauté culturelle de la France, de l'Allemagne et de l'Italie a été entièrement l'oeuvre de souverains conquérants qui ont imposé une même culture sur l'ensemble du territoire en écrasant systématiquement tout ce qui s'y opposait. Allez un peu demander aux Allemands ou aux Italiens pourquoi ils réchignent à inscrire sur leur Constitution la langue officielle du pays, allez demander aux Bretons, Basques, Occitans, etc. qu'est-ce qui se passait quand leurs parents et leurs grand-parents parlaient la langue régionale à l'école républicaine ! Les "communautés culturelles" à l'échelle nationale sont aussi pour beaucoup le résultat de la violence étatique et non pas d'échanges harmonieux entre les communautés locales comme vous semblez croire.

    Je partage l'idée qu'on ne peut pas construire une société sans prendre en compte son aspect historique, mais il ne faut pas non plus hypostasier l'histoire et faire comme si elle n'était pas, justement, historique et sujette au changement. Comme disait Rousseau, les nations naissent, vivent et meurent ; cela ne veut pas dire qu'elles ne doivent plus exister du tout (comme le croient les libéraux), mais qu'elles sont destinées à changer et se transformer au gré des événements et des liens qui se tissent entre les différents peuples. Ce qui compte c'est qu'une telle union ne soit pas imposée par le haut et au mépris de la volonté des citoyens auxquels on ne donne pas le droit de participer aux décisions qu'on prend sur leur dos ; la taille d'une telle union et les peuples qui y prendront partie sont complètement indifférents au sens où ils ne peuvent pas être déterminés à l'avance.

  • #3

    woyzeck (lundi, 03 septembre 2012 20:05)

    entièrement d'accord avec Nebehr, ta position sur la Nation culturelle se rapproche bien plus de la conception allemande de Fichte, qui a mené aux dérives que l'on sait (en extrapolant un peu), mais surtout, contre laquelle l'idéologie française de Nation a toujours butté.

  • #4

    Frederichlist (lundi, 03 septembre 2012 21:01)

    @woyzeck
    Il me semble que la conception de la nation allemande est ethnique plus que culturelle. Or la culture n'est pas figée, en tout cas beaucoup moins que la race telle qu'elle était définie au 19ème. La culture évolue, lentement au gré des apports divers ; malgré tout il reste des traditions, des terroirs qui à l'échelle d'une vie humaine sont bien présents et constituent une identité des habitants d'une même nation qu'il est difficile de nier. La langue notamment est un facteur de cohésion et de sentiment d'appartenance. La France certes, s'est faite par la destruction des particularismes régionaux mais par la promotion d'une langue (le français) garante de promotion sociale c'est toujours aujourd'hui le principe d'assimilation ; à notre époque, il est possible de défendre à nouveaux ces terroirs et spécificités au sein de notre pays (langues régionales par exemple), tout en maintenant un socle commun, la langue, une certaine organisation sociale, et tout en refusant d'être englobés dans une Europe sans âme, régressive et autoritaire parce qu'incapable de réunir ces "cultures nationales" autrement que par la bureaucratie.
    Pour faire l'Europe, il faudra un partage culturel et linguistique extrêmement approfondi et égalitaire. (Les nationalismes naissants en Autriche Hongrie se sont insurgés contre la toute puissance allemande au sein de l'administration, de l'état major...). Il y avait tolérance, mais pas compréhension, mais pas de sentiment commun.
    Bien à toi.

  • #5

    Nebehr (lundi, 03 septembre 2012 21:25)

    @Frederichlist
    "Il me semble que la conception de la nation allemande est ethnique plus que culturelle."

    Elle est bien une définition culturelle chez Fichte : pour lui est Allemand quiconque déciderait de participer à la nation allemande telle qu'il la conçoit. N'oublions pas que Fichte était profondément inspiré par la Révolution et notamment par le jacobinisme !

    Je partage cependant entièrement l'idée que l'Europe ne peut se faire que par une véritable compréhension mutuelle entre les peuples au niveau culturel voire linguistique (même si là ça va être un peu plus compliqué). On a fait comme s'il suffisait de pouvoir acheter et vendre des biens des pays voisins pour nous intégrer, d'où l'étonnement général quand on a découvert soudain que les Allemands ne comprennent rien à la Grèce et vice versa.
    Il serait temps de faire retentir à nouveau dans l'air les slogans de Mai 68 : parlez à vos voisins, bordel !

  • #6

    woyzeck (lundi, 03 septembre 2012)

    Nebehr a bel et bien raison, la notion allemande de Nation comme Fichte l'a conceptualisée (contre laquelle Renan conceptualisera la sienne) est bel et bien culturelle. D'ailleurs, il n'existe aucun mot allemand pour dire ethnie (on dit "die Ethnie") puisqu'il s'agit en allemand d'un intraduisible. Cette notion n'existe pas vraiment en philosophie politique dans la langue et la culture allemande, elle n'est qu'une sous-catégorie de la notion de "culture"

    Cette pensée rejoint l'article au sens où il faut se méfier des argumentations qui ont une inspiration bien nationale dans leur raisonnement. Par exemple, l'empire austro-hongrois est d'un point de vue français un "symbole de la réaction contre la démocratie" (article). Pour un germanophone, c'est un pays qui a réussit la gageure de rassembler dans une même nation des langues (hongroise, slaves du sud, de l'est, allemande...) et qui a permis l'essor intellectuel et culturel de toute une nomenklatura juive à Vienne (S. Freud, A. Schnitzler...), alors que le reste de l'Europe, et la France en premier lieu avec l'affaire Dreyfus, appliquait un antisémitisme d'état.
    Pour l'Europe culturelle, je partage la même analyse que toi, en étant un peu plus pessimiste même, puisque l'Europe n'a réussi en 60 ans d'existence à rapprocher les peuples que par le "globish"...

    Enfin, je suis quand même en désaccord avec vous sur l'ambition européenne. Sans citer Victor Hugo, parce que c'est un peu trop pompeux, et ses Etats Unis d'Europe, l'idée européenne remonte à bien plus loin que la création d'un marché unique. C'est peut être cela qui rend la désillusion encore plus grande...

  • #7

    Frederichlist (lundi, 03 septembre 2012 23:40)

    Et du coup que recoupe le terme de Kultur exactement? est ce la même chose que Volkgeist ?

    Pour l'Empire Austro-Hongrois, je dois dire que je retiens des mes lectures l'image d'un empire effectivement relativement tolérant et prolifique culturellement, à l'instar de l'empire ottoman qui acceptait les diverses religions au sein d'entités politiques autonomes et réduites, les millets. Je pense d'ailleurs qu'il est intéressant de constater que ce "fédéralisme" avant l'heure a fonctionné au côté de la France, la Prusse et la Russie régimes plutôt autoritaires et centralisateurs, et que ces deux ensembles patchwork n'ont pas survécu. Loin de moi l'idée que l'autoritarisme est une vertu mais je pense que la question linguistique a engendré des frustrations énormes au delà des rapports économiques déséquilibrés. Le globish d'aujourd'hui n'est-il pas une correspondance de l'allemand en Autriche Hongrie sur lequel on pense pouvoir construire l'Europe ; ne pas se soucier d'unité linguistique est utopique. Les tchèques par exemple se sentaient lésés ; là dessus ils ont construit un nationalisme, une langue canonique, une histoire, et le Peuple a suivi. Évidemment l'explication n'est pas monolithique : la question des Balkans a joué un grand rôle dans la dissolution de ces deux empires, multiculturels.

  • #8

    Woyzeck (mardi, 04 septembre 2012 00:32)

    A ma connaissance, Volksgeist est le mot germanique qui désigne l'expression de la culture d'une nation, constituée par l'unicité de sa population, de sa langue, et surtout de ses traditions et de sa façon de voir le monde (la Weltanschauung chère aux romantiques allemands). Kultur et Ethnie sont des mots allemands tirés du latin qui sont passés dans le langage courant (voire même académique aujourd'hui par abus de langage) et qui résultent de l'interpénétration culturelle entre les civilisations de l'europe centrale germanophone et la civilisation latino-occidentale.

    Pour le reste, la politique de l'UE en matière linguistique n'est pas d'imposer une langue improprement universelle à tout le monde (du moins officiellement). Elle encourage la maîtrise de plusieurs langues, et a pour cela créé des indicateurs de niveau (A1 à C2), assez bons par ailleurs. Elle relève par données statistiques l'ensemble de la population qui dit maîtriser plus d'une langue ou deux en plus de sa langue maternelle (le problème étant que la notion de langue maternelle n'existe pas vraiment en linguistique). Evidemment, même si le nombre de locuteurs maîtrisant plusieurs langues a grandi, ces statistiques ne garantissent en rien la mise en place d'une société civile européenne qui pourrait communiquer librement en une langue compréhensible, voire en plusieurs (Arté montre déjà bien qu'à deux langues, c'est difficile (et chiant!)). Donc, l'UE traduit tous les documents en 24 ou 25 langues officielles. Dans la réalité, ca sert pas à grand chose, puisque tout le monde s'en fout. Ca permet d'avoir bonne conscience et de mener des politiques coûteuses sans trop de résultats significatifs, genre de politique dont l'UE est friande.

    Tout cela est encore loin de la réalité quotidienne des fonctionnaires internationaux (vos technocrates, qui ne le sont pas franchement, quand on voit le genre de concours qu'ils doivent passer...) qui communiquent dans un globish assumé, mélangé à un novlangue administratif francophonisé ! (I have a fiche to prepare for the meeting, a stagiaire, I was on mission in Germany etc etc...)

  • #9

    Woyzeck (mardi, 04 septembre 2012 00:39)

    Et puis le but linguistique de l'UE n'est pas de se préoccuper de l'unicité de la langue mais de s'assurer du respect de l'ensemble des langues parlées en Europe, dans une démarche contraire à celle qu'ont eu tous les états nations européens, qui ont tous anéantis leur patrimoine régional. C'est pour ça que le gaélique est rentrée il y a peu dans les langues officielles de l'UE ou que tous les documents sont traduits, même en maltais. L'ambition dans ce cadre est de dépasser le cadre national, ce qui d'un point de vue de richesse linguistique est le projet le plus ambitieux que l'humanité se soit donné depuis la tour de Babel (mais ce n'est qu'un mythe).

    Ca c'est le discours, dans la réalité, c'est juste une politique coûteuse qui a juste le mérite d'exister.

  • #10

    Jard (mardi, 04 septembre 2012 15:25)

    Je ne comprends pas votre dernier paragraphe. Si vous avez des nations souveraines, vous détruisez mécaniquement l'Union Européenne. Les désaccords entre les peuples vont devenir visibles. L'UE a besoin de nations soumises ou ne peut fonctionner qu'en ne gênant pas la domination de la plus puissante.

  • #11

    Nebehr (mardi, 04 septembre 2012 23:25)

    @ Frederichlist
    "Et du coup que recoupe le terme de Kultur exactement? est ce la même chose que Volkgeist ?"

    Le mot Kultur s'oppose en allemand au mot Zivilisation : le premier correspond à tout ce qui fait partie de l'intériorité de l'esprit humain (sciences et beaux-arts) tandis que l'autre ne concerne que la sphère des moeurs, de la coutume et de la vie pratique en général. "Zivilisation" a servi pour caractériser avant tout la modernité progressiste des Lumières dans une connotation péjorative là où la "Kultur" était l'expression de l'esprit vivant d'un peuple. En français comme en anglais il n'y a pas une distinction aussi nette entre les mots culture et civilisation, les deux ayant tout à la fois un aspect matériel et un aspect immatériel.
    Pour donner un exemple, le fameux livre de Samuel P. Huntington "Le choc des civilisations" (The Clash of Civilizations) a été traduit en allemand comme "Der Kampf der Kulturen" (la guerre des cultures).

  • #12

    Trémarec (mercredi, 05 septembre 2012 10:59)

    @woyzcek

    Pardon mais présenter l'Autriche-Hongrie comme le refuge de la tolérance face à une France antisémite est totalement faux. Certes Vienne était au début du siècle une capitale multiculturelle à l'art bouillonant, mais cela allait également avec un antisémitisme massif que Karl Lueger, le maire pendant plus de 10 ans exploitait sans vergogne. Qu'on en juge, Hitler le qualifie dans Mein Kampf de "plus éminent bourgmestre allemand de tous les temps". Mais ça n'est pas tout, l'Empire décline tout au long du XIXè en même temps que l'aspiration démocratique en Europe s'accroît, et qu'il la réprime. Il y avait certes une certaine tolérance linguistique et culturelle, mais elle était à géométrie variable. Au sommet de l'Etat l'allemand, langue administrative et militaire, ensuite le hongrois, langue dominante dans le royaume de Hongrie, puis le tchèque, enfin le roumain, le slovaque, le croate, l'italien, au statut menacé. Surtout, le fonctionnement démocratique était bien moins développé qu'en France à la même époque, et l'aspiration nationale des tchèques et des hongrois , perpétuellement bridée, montre bien l'inefficacité de ce système supranational. D'ailleurs, le seul moyen trouvé pour résoudre ces perpétuelle tensions internes était la guerre, parce que c'était dans la conscription que les aspirations nationales s'exprimaient le moins. Mais cette logique était elle-même malsaine et déstabilisante pour l'Europe. Ainsi l'annexion de la Bosnie compliqua encore la gestion de l'Etat et attisa la méfiance russe, et le ressentiment serbe. Quand les évènements de sarajevo se déclenchèrent, c'est l'Autriche-Hongrie et son système sclérosé qui menaça jusqu'au bout la serbie, soutenu par l'Allemagne. Sa profonde instabilité interne, qui n'alla qu'en se dégradant, ne se provoquait pas seulement la limitation de la démocratie et la haine des minorités, elle conduisait à une politique expansionniste profondément dangereuse pour l'Europe entière, et qui finit par l'emporter.
    Je trouve donc significatif qu'on prenne cet échec historique comme exemple pour construire l'Europe et je ne crois pas qu'on puisse résumer ainsi la position des "germanophones".

    bien à toi

  • #13

    Coma81 (mercredi, 05 septembre 2012 11:48)

    bonjour aux blogueurs "de l'espoir".

    je découvre votre site dont la ligne éditoriale est identique à celui de mon blog. Venez faire un tour : par exple voici la page sommaire sur la question de l'euro :

    http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/quelles-reponses-a-la-crise-zone-euro-c656718

  • #14

    u=12806 (dimanche, 05 mai 2013 00:33)

    This is an excellent post! Thanks for sharing with us!