mer.

31

oct.

2012

La mondialisation : la destruction des emplois et de la croissance (Maurice Allais)

« Le fait est que dans le monde entier seuls quelques petits groupes et tout particulièrement les dirigeants des multinationales bénéficient de la mondialisation des économies. Ces groupes disposent d’immenses moyens financiers et par personnes interposées ils dominent tous les médias, presse, radios et télévisions. C’est ainsi que pour une très large part est réalisé l’endoctrinement de l’opinion. C’est ainsi qu’on fait croire que la mondialisation est inévitable, nécessaire et avantageuse pour tous ». Cette phrase n’est pas issue de la bouche d’un dangereux extrémiste à tendance complotiste mais de celle de Maurice Allais, Prix Nobel d’économie en 1988, et réputé pour sa pensée de droite. Elle marque l’inquiétude d’un homme pour l’avenir de son pays et faisait office d’avertissement lors de l’écriture de son livre en 1999.

Ce livre de Maurice Allais constituait une œuvre avant-gardiste et mettait en lumière les profonds dysfonctionnements de notre système économique, dont nous subissons actuellement les désagréments. Au moment de l’écriture de ce livre, l’auteur nous mettait en garde contre la politique ordo-libérale menée par Bruxelles ainsi que contre les dangers que pouvait représenter la mise en place d’une monnaie unique dans un périmètre composé d’économies aussi divergentes.

 

Maurice Allais explique que la priorité de nos politiques devrait être la lutte contre le chômage de masse, qui s’est développé depuis ce qu’il nomme la « cassure de 1974 », comprenez la mise en place d’une politique néo-libérale par Bruxelles. Ainsi, il démontre que depuis 1974, les courbes du chômage, de la désindustrialisation et de la croissance ont subi d’inquiétantes inflexions. Il précise au passage que si les politiques menées restent identiques, les tendances se poursuivront dans les années futures. Nous pouvons actuellement tous constater l’acuité de ses prévisions, à l’heure où nous sommes confrontés à une hausse désespérante du chômage, à une désindustrialisation continue et à une panne de croissance qui nous promet une récession certaine.

 

Pour expliquer la hausse du chômage, que les politiques de l’emploi ne peuvent que masquer, Maurice Allais évoque 5 raisons majeures : le chômage chronique, le chômage conjoncturel, le chômage technologique, le chômage lié à l’immigration et le chômage induit par le libre-échange mondialiste.

Pour Maurice Allais, l’explication liée à la survenance des deux chocs pétroliers ne constitue qu’une « pseudo-explication ». Ainsi il précise que la seconde guerre mondiale représentait un choc d’une toute autre dimension et que nous étions parvenus à le surmonter.

 

Pour en revenir aux véritables causes de la montée du chômage, Maurice Allais considère le chômage chronique comme la résultante de rémunérations salariales globales (avantages sociaux inclus) supérieures à la productivité. En réalité, Maurice Allais évoque les fameuses « rigidités » salariales chères aux économistes néo-libéraux. En clair, le fait d’instaurer un salaire minimum ou des cotisations sociales trop élevées décourage l’emploi puisque le coût demandé à l’employeur est supérieure au bénéfice qu’il pourrait en retirer. Si pour des raisons éthiques, le salaire d’embauche apparait trop bas, Maurice Allais préconise plutôt de réaliser un transfert fiscal adossé sur les plus hauts revenus.

 

La seconde cause de chômage correspond au chômage conjoncturel, que Maurice Allais définit comme la résultante des fluctuations conjoncturelles de l’activité économique induites soit par des variations de la dépense globale d’origine monétaire, soit par des vagues alternées d’optimisme et de pessimisme de la psychologie collective dont les causes sont très diverses. Cette seconde cause de chômage est beaucoup plus familière puisqu’elle dépend des variations de l’activité économique auquelles les entrepreneurs doivent s’adapter.

 

L’évolution technologique et donc le progrès et l’innovation constituent une autre cause de chômage. Il s’agit d’une cause inévitable contre laquelle nous n’avons pas intérêt à lutter et que Schumpeter nommait le processus de « création destructrice ». La difficulté est alors de se réadapter à de nouveaux métiers et c’est ici que la formation a un rôle crucial à jouer.

 

Sujet beaucoup plus sensible, Maurice Allais estime que l’immigration constitue une cause de l’aggravation du chômage dans le sens où les postes occupés par les travailleurs étrangers pourraient l’être par des travailleurs nationaux. Si ce concept est juste en théorie, il faut aussi noter que l’apport de travailleurs étrangers peut constituer un atout important au niveau du rajeunissement de la population et du devenir de notre système de retraite.

Mais pour le Prix Nobel d’économie, ces causes du chômage restent secondaires par rapport au chômage induit par le libre échange. La mise en concurrence de pays à coûts de productions trop éloignés, constitue une véritable catastrophe. Ainsi par exemple, la mise en concurrence d’ouvriers français, payés au SMIC, avec des ouvriers chinois ne peut mener à rien d’autre qu’à des délocalisations massives et à une désindustrialisation certaine. De plus l’idée qui estime que la Chine se spécialiserait dans les technologies à faible valeur ajoutée alors que les pays « développés » se seraient spécialisés dans la production à forte valeur ajoutée était une idée folle. Chaque jour qui passe nous le rappelle un peu plus notamment au travers des transferts de technologie.

 

Pour expliquer ces dysfonctionnements, Maurice Allais effectue la distinction entre libéralisme et laisser-fairisme. La différence entre les deux concepts est que le premier doit avoir comme unique but, l’élévation des niveaux de vie dans chaque pays et à l’intérieur de ces pays à tous les groupes sociaux, alors que le second ne profite qu’à quelques uns et voit les inégalités s’accroitre.

 

Pour comprendre la différence entre ces deux concepts, l’auteur effectue une précision par rapport à la théorie des coûts comparés, qu’il considère comme une application erronée d’une théorie correcte. Cette théorie de Ricardo montre que chaque pays a intérêt à se spécialiser dans le domaine où son avantage relatif est le plus important. Maurice Allais montre les limites de cette théorie en démontrant la fragilité de l’hypothèse établissant la constance dans le temps des coûts comparatifs.

 

L’industrie démontre en particulier que les différences de compétitivité ne sont pas figées dans le marbre. Ce qui est peut être pertinent à un moment donné, peut d’avérer par la suite largement dommageable. Ainsi la désindustrialisation de la France, qui est déjà dramatique an niveau de la perte d’emplois et de la création de valeur ajoutée, risque fortement de poser problème si nous devons à nouveau produire ces produits. Cette perte de savoir-faire est une catastrophe pour notre économie.

Au niveau agricole, l’exemple est encore plus frappant puisque le fait de ne plus cultiver tel ou tel produit nous place dans une situation de dépendance et menace notre souveraineté alimentaire.

 

L’argument majeur en faveur de la doctrine libre-échangiste se base sur l’amélioration du pouvoir d’achat du consommateur. Ainsi le fait de créer une concurrence au niveau mondial oblige les entreprises à proposer les prix les plus bas. Cela avantagerait le consommateur. Le problème est que le consommateur détient son revenu de son travail et le fait de jouer ce jeu de concurrence mondiale a tendance à comprimer son salaire ou à lui supprimer son travail c'est-à-dire à en faire un chômeur. A l’arrivée ce système économique n’est pas à l’avantage des habitants des pays développés qui voient leur situation économique se dégrader.

Pour sortir de ce cercle vicieux, Maurice Allais préconise la mise en place d’un protectionnisme européen afin de protéger les citoyens de l’UE de la pression des pays en voie de développement. Il estime que le territoire européen correspond à la bonne dimension pour assurer un niveau de concurrence acceptable. Il considère également que 80% des produits consommés au sein de l’UE doivent provenir de ce territoire.

 

Selon Maurice Allais, Bruxelles devait se sortir de sa politique mondialiste pour le bien des Européens. L’urgence était de mettre en place une politique protectionniste, seule capable de réindustrialiser l’Europe et de créer les conditions d’une croissance durable permettant d’atteindre le plein emploi. Ainsi parlait Maurice Allais en 1999. Son décès en 2010 ne lui aura pas permis de voir une inflexion dans la politique de Bruxelles. Aujourd’hui encore nous sommes en quête du moindre début de prise de conscience des technocrates européens. Mais il apparait malheureusement que nous serons tous plongés dans la misère le jour où la clique des Barroso, Van Rompuy ou Merkel acceptera de remettre en cause ses dogmes.

 

Il nous faut donc agir. Vite. Et la solution d’urgence semble de mettre en place un protectionnisme aux frontières de la France, dès qu’une nouvelle occasion nous sera offerte. En attendant il nous appartient de faire vivre la pensée de Maurice Allais.

 

 

Theux

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Commentaires : 36
  • #1

    Moreaux Gilles (jeudi, 01 novembre 2012 00:34)

    J'aime et reviendrai regulièrement.

  • #2

    Horror (jeudi, 01 novembre 2012 09:07)

    Pour des gens de Gauche, vous avez une vision bien paternaliste, colonialiste et franco franchouillarde de solutions pour préserver des petits intérêts particuliers locaux.
    Si on prend un peu de hauteur, on peut estimer que la mondialisation n est qu une opportunité de ré équilibrage naturel entre un "Nord" jusqu alors obèse et un "Sud" famélique. La concurrence pure et parfaite offre à ces derniers l opportunité de prendre un peu du gras des premiers, est ce si mal?

    Les problèmes que nous vivons ne proviennent pas tant de cette pseudo concurrence déloyale qui n est que l arbre qui cache la forêt, mais de l absence de prospective et de stratégie qu ont eu nos dirigeants économiques et surtout politiques qui ont agit avec les œillères du compte de résultat suivant ou de l élection à venir.

    Pour les acteurs industriels, la donne était simple, la sortie ne pouvait se faire que par le haut, avec création de valeurs de marques (comme LVMH), technologique (EADS)... Tous ceux qui ont cherche une sortie pas le bas ou ont voulu lutter au milieu se sont plantés à moins de délocaliser.
    Un des exemples les plus frappant est l industrie automobile. Autant les allemands ont su réaliser une sortie vers le haut ciblant le haut de gamme et /ou des exportations massives qui ont contribue a leur branding, autant nos constructeurs sont restés dans le ventre mou de marque, de qualité avec un cœur de marche national reposant sur des "renault-istes" ou des "Peugeot-istes" peu exigeants jusqu au jour ou la concurrence à fait son œuvre. C était écrit.
    Pour les politiques, c était différent, l avidité personnelle court termiste à pris le pas sur une vision long termiste. Seuls 2 hommes politiques ont eu a la fois cette vision pour la Nation et surtout la volonté de la mettre sur les rails, De Gaulle et je vais faire hurler ici Sarkozy. Tous les autres se sont contentes au mieux de gérer, au pire d aller à l encontre des intérêts long termistes de la Nation privilégiant la facilité court termiste mais destructrice pour le futur.

    Vouloir courir le 100 m aux JO, sans entraînement, en fumant et en étant bien gras nous garantit de ne pas gagner. C est ce que nous sommes aujourd'hui hui. La création de richesse de notre Nation est grevée par des ponctions de l État que le shérif de Nottingham n aurait pas renie, ne laissant pas de place à nos entreprises, surtout les PME, d atteindre la taille critique suffisante pour lutter au niveau mondial. Elles restent donc trop petites pour lutter en dehors des frontières ou pour contrer la concurrence étrangère. Elles sont condamnées à être rachetées ou a mettre la clé sous la porte.

    Vouloir instaurer le protectionnisme est une fausse bonne idée, car nous ne sommes plus au temps des Gaules et notre petit village ne saurait survivre en se coupant du Monde (l imaginer au niveau de l Europe est utopique avec une Allemagne qui a su se déployer worldwide). Il suffit de voir ce qui se passe chez ceux qui s y essayent. Nous avons raté un coche. Ou nous l acceptons et faisons les douloureux efforts pour trouver des voies de survivance économique qui existent, ou ne faisons pas d effort, restons dans le déni comme aujourd'hui hui et notre pays ne cessera de décliner. Heureusement pour nos enfants, le Monde est vaste et ils pourront aller ailleurs.

  • #3

    frederichlist (jeudi, 01 novembre 2012 11:05)

    Notre petit village ? L'Angleterre de la première révolution industrielle faisait une dizaine de millions d'habitants. Et il semble que la Norvège ne soit pas si démunie que ça sans l'euro par exemple.
    Quant au protectionnisme, il n'est pas l'autarcie, il correspond à un contrôle de l'investissement stratégique, à un rééquilibrage entre production et consommation, et permet une plus juste redistribution des richesses à l'échelle nationale.
    Sinon, c'est vrai, le monde est vaste, si vous pensez comme Jacques Attali que l'homme a vocation à devenir un électron apatride,
    alors...

  • #4

    Damoiseau L'XÉ (jeudi, 01 novembre 2012 12:54)

    C'est sûr que Chine et Brésil (pour ne citer qu'eux) sont lancés dans la grande concurrence mondiale non-faussée et s'ouvrent à tous les vents... Et bien sûr, les grands marchés locaux font bien évidemment l'objet d'appels d'offres équitables... Sans oublier que tous deux ont renoncé à dévaluer leurs monnaies.

    Non mais qu'est-ce qu'il ne faut pas lire...

    Et j'aime toujours l'argument "PME" (cher au MEDEF) pour faire passer en douce la pensée ultralibérale des multinationales, grands groupes et autres membres du CAC40 qui savent bien où sont leurs intérêts. Constatant qu'ils ne sont pas attaqués, ils cherchent à les élargir, ce sera toujours ça de pris.

    Ce qui fait s'effondrer l'argumentation, c'est cette association, ce rapprochement, cette comparaison de Sarkozy à De Gaulle !!! Là, j'ai envie de sortir un bon vieux "WTF?!".

  • #5

    Horror (jeudi, 01 novembre 2012 14:50)

    @ Frederichlist
    La grosse différence est qu' au début du XIXème, au delà de la Manche et sans parler des colonies, c'était Terra Incognita d'un point de vue des échanges économiques là ou c'est mondialisé aujourd'hui.
    La Norvège est un cas particulier en Europe (comme la Russie), elle a de colossales ressources en matière première (pétrole).

    L'Etat a démontré a de multiples reprises son incapacité à gérer ... quoique ce soit et surtout des entreprises. Laissez donc à ces dernières les investissements stratégiques ainsi que les choix industriels qui sont fonction non pas d'intérêts politiques locaux mais d'une concurrence internationale. Et s'ils se plantent, ils se plantent! L'Etat Providence n'est jamais pérenne.

  • #6

    Horror (jeudi, 01 novembre 2012 15:05)

    @ Damoiseau
    Je savais bien que j'en pêcherai au moins un, un vrai, un pur, un dur... qui s'attache à la forme plus qu'au fond. Il suffit comme avec échelon de mettre quelques mots clés pour que l'alerte se déclenche.

    En tout cas il est évolué car il est au courant que nous sommes en guerre économique mondiale, et nous avec le Général Montebourg à notre tête!!! Sic. C'est un peu comme envoyer Popeck sur un ring.

    Pour le CAC 40, il n'emploie que 4.3 millions de salariés dans le Monde (donc beaucoup moins en France). De plus les grosses boites s'en tapent des décisions politiques, elles sont capables de jouer avec les bilans inter sociétés. En un claquement de doigt elle ferment des usines et les réouvrent ailleurs, et si ça tourne vraiment mal elles ont toutes des plans pour délocaliser leur siège. C'est donc dans les PME que sont la majorité des salariés de ce pays. Et les petits patrons sont à l'agonie par la crise et par les actions anti-entreprises ce gvt, mais sans doute trouves tu cela normal jusqu'au jour ou tu seras dehors avec 0 perspective.

  • #7

    Hadi (jeudi, 01 novembre 2012 16:44)

    @Horror
    Vous Dites
    "L'Etat a démontré a de multiples reprises son incapacité à gérer ..."
    Trouvez vous par exemple que la finance privée est bien gérer? Voir par exemple les subprimes notées AAA par des agences de notation.
    Pour vous, L'Etat devait-il intervenir en 2008 pour sauver les banques?( évidemment poser la question c'est y répondre).
    Vous nous parlez des exportations Allemandes.Ne voyez vous pas "la victoire à la Pyrrhus"pour citer l’économiste Till Van Treeck de l'économie allemande .Sa stratégie fonctionne uniquement si ses autres partenaires Européen creusent leurs déficits commerciaux .
    Par contre l'Allemagne, elle n'a pas financiarisé son économie au contraire de la France qui,elle s'est désindustrialisé en suivant le modèle Anglo saxon,cher à Sarkozy et à beaucoup de gens du PS aussi.
    Franchement je ne vois pas de vision à long terme chez Sarkosy et le comparer à De Gaulle me parait aberrant .Réécoutez ces discours en 2007, où il prônait des subprimes à la françaises, c'est à dire du crédit facile et de la basse pression salariale.
    Vouloir instaurer du protectionnisme est une idée judicieuse,il existe de nombreuses forme de protectionnisme dans beaucoup de pays et il ne sont pas coupé du monde.Il faut arrêter avec cette caricature.
    Mais bon, après tout votre point de vue ne fait que mettre en exergue la citation de Allais. "Ces groupes disposent d’immenses moyens financiers et par personnes interposées ils dominent tous les médias, presse, radios et télévisions. C’est ainsi que pour une très large part est réalisé l’endoctrinement de l’opinion. C’est ainsi qu’on fait croire que la mondialisation est inévitable, nécessaire et avantageuse pour tous »

  • #8

    Horror (jeudi, 01 novembre 2012 18:33)

    @ Hadi
    Décidément on s'amuse bien ici.
    On va le faire à l'envers, êtes vous capable de me citer une entreprise ou l'Etat avait le contrôle et qui fonctionne bien? Je vous aide, pas une seule. Par contre toutes celles qu'il a retrocédé au Privé fonctionne ou mal, ou ont coûté à l'Etat des fortunes pour mauvaises gestion, ou ont en leur sein des charges délirantes, je vous laisse trouver lesquelles.
    Trouver des sociétés Privées qui fonctionnent mal, il y en a à la pelle, des biens aussi.

    L'histoire des subprimes, des AAA et de la finance est une arnaque faite par des brigands, je ne suis ni angéliste, ni naïf, ni partisan.

    Avec le "sauvetage" des banques l'Etat qui a "prêté" à ces dernières et c'était nécessaire pour ne pas voir l'économie être au mieux paralysée, a fait sa meilleure affaire en 2008. Les banques ont toutes remboursé par anticipation avec des taux d'intérêt de l'ordre de 8% je crois. Si l'Etat faisait de telles mauvaises affaires tous les ans, nous réduirions rapidement notre déficit.
    Par contre des sociétés industrielles type Renault ou PSA qui se font renflouer à fond perdu par l'Etat ne font que repousser le problème en les éduquant mal. Je suis pour les laisser vivre et assumer, après la décision est plus politique qu'autre chose.

    J'ai déjà parlé de l'industrie allemande qui a su prendre un virage que nous avons manqué et que nous payons aujourd'hui.
    D'autre part les entreprises allemandes sont effectivement moins financiarisée que les nôtres pour la simple raison qu'elles ont des structures familiales depuis plusieurs générations.Et elles peuvent rester familiales car la transmission est possible alors qu'elle ne l'est pas chez nous de part la taxation qui impose la dissolution du capital lors de la transmission.
    La désindustrialisation n'est pas un choix politique, il en est la résultante et les 35h de vos amis y ont plus que largement contribué. Les Anglo Saxons l'ont fait avec pragmatisme quand ils ont vu l'issue inéluctable. Nous nous y croyons toujours, au prix fort.

    Je ne met pas forcément Sarkozy au même niveau que De Gaulle mais les 2 sont les seuls à avoir eu une vision claire pour notre pays (qu'elle plaise ou non), une stratégie et la volonté de la mettre en place, ce que l'on ne voit pas aujourd'hui.
    Après Sarkozy a fait des conneries aussi mais c'est le privilège de ceux qui agissent. Quoique le gvt actuel ne fait rien pour le pays mais un paquet de conneries, ce doit être la fameuse exception.

    Pour pouvoir faire du protectionnisme, il faut que les vôtres soient plus grosses que celles de l'autre. Nous n'avons, ni la taille, ni la trésorerie, ni la puissance économique de la Chine; ni les ressources des Russes; ni le marché ou la monnaie des Américains. Ce n'est pas en gesticulant ou avec la Tour Eiffel que nous mettrons les autres au pas dans un rapport de force. Notre exportation est bien trop faible et surtout concentrée sur peu d'acteurs. Vouloir protéger entraînerait des représailles en réaction, qui en touchant de plein fouet nos quelques et trop rares champions ferait exploser notre balance commerciale.
    Donc pour nous protectionnisme rime avec autarcie ou rien (ce que préconisent le FN et les Verts décroissants), et nous n'en sommes pas capables.

    Pour votre conclusion, c'est un peu rapide et léger de se réfugier derrière une vieille citation pour vous dispenser d'argumenter mais bon chacun fait avec ce qu'il a.
    Pour rebondir quand même dessus je n'ai jamais dit que la mondialisation était avantageuse pour tous, il suffit d'aller voir dans l'introduction de mon premier post ou je parle de ré équilibrage Nord-Sud.

  • #9

    Gouag (jeudi, 01 novembre 2012 19:53)

    Sur les salaires, c'est l'effet des vases communicants:
    quand on met face à face des salariés européens et chinois, il se crée des pressions à la baisse sur nos salaires et à la hausse en Chine. Et quand l'équilibre sera trouvé, les patrons iront produire au Lésotho, etc....
    C'est pour ça que je ne crois guère aux mesures , soit disant pour redonner de la compétitivité aux entreprises françaises: les patrons chercheront toujours à payer le salaire le moins cher. J'ai bien peur que la baisse de ces coûts (charges patronales) ne se trouve réinvestie à l'étranger ou alors en dividendes placés sur des marchés financiers.

  • #10

    Polo (vendredi, 02 novembre 2012 00:56)

    Mr Tommaso Padoa-Schioppa, un des principaux acteurs de l'europe, père fondateur de l'euro, décédé en 2010, à dit:

    "la construction européenne est une révolution, même si les révolutionnaires ne sont pas des conspirateur blême et maigre, mais des employés, des fonctionnaires, des banquiers et des professeurs."
    "l'Europe ne procède pas d'un mouvement démocratique. Elle s'est faite en suivant une méthode que l'on pourrait définir du terme de despotisme éclairé."

    "Les enseignements de l'aventure européenne"
    Revue "commentaire n°87"
    Tout est dit, l'europe est une dictature.

  • #11

    Horror (vendredi, 02 novembre 2012 08:33)

    @ Gouag
    Vous cédez au message communément répandu par les médias (incultes) et les politiques de Gauche (de mauvaise foi ou incompétents) que quelque soit l'effort fait on ne pourra jamais lutter contre un salaire chinois donc autant taxer!
    Ceci ne montre que la méconnaissance des uns et des autres en ce qui concerne la chose dite "entreprise"".
    Car cette équation de base est complètement fausse, un patron ne compare pas bêtement un salaire français et un salaire chinois pour faire un choix de production.
    En face du salaire français, on met le salaire chinois + le risque et coût de transfert de production (qui est loin d'être neutre) + risques locaux + les coûts de transports (qui sont très importants et croissants) + la logistique et le stockage France + time to market...

    Du coup l'écart est bien moins grand que ce que peut imaginer le Grand Public et chaque élément de fiscalité joue pour ou contre de manière importante.
    Quand à votre fantasme du patron qui mettrait chaque sou récupéré par un pseudo effet d'aubaine (dans un des pays les plus taxés c'est cocasse comme mentalité!) dans son cochon personnel, c'est que vous avez trop du lire Picsou magazine dans votre jeunesse.

  • #12

    allons (vendredi, 02 novembre 2012 15:48)

    Absurde, autant que ce pauvre mur de pierre qui semble à deux doigts de s'écrouler sur la photo. Rien ne peut freiner la mondialisation, rien ne peut rétablir les frontières.

  • #13

    allez (vendredi, 02 novembre 2012 23:18)

    @allons
    Et rien n'a pu entraver la puissante Rome...

  • #14

    Gouag (lundi, 05 novembre 2012 13:03)

    @Horror:
    Pas de chance je ne lis pas Picsou, je ne suis pas patron :)).
    Essayer de rester poli au moins à défaut de tenter de donner des leçons. Effectivement un patron ne compare pas que cela, mais il le fait et vous le reconnaissez.Vous rajoutez des éléments dans une balance pour la faire pencher d'un côté. Mais rajoutez aussi les facteurs à prendre de l'aure côté !Et si c'était si difficile que ça à faire comme choix,il est étonnant qu'au final les grandes entreprises fassent toutes le même !
    Autant mon commentaire est imprécis, autant le votre est partisan.
    Enfin faire parti du grand public, n'est pas une tare. Mais on a bien compris que vous êtes au dessus de tout celà.

  • #15

    JLM (lundi, 05 novembre 2012 14:41)

    Bonjour,

    J'apprécie particulièrement votre site et je me permets de vous présenter mon livre.

    Comment sortir de l'Europe sans sortir de table (ou les 10 bonnes raisons de reprendre son destin en main).

    Ci-joint l'interview :
    http://www.courleuxsansfrontieres.com/Jean-Luc-Mordoh-citoyen-europeen-auteur-Comment-sortir-de-l-Europe-sans-sortir-de-table-Le-Traite-de-Fonctionnement-de_a517.html

    Un livre ludique, festif et cynique.
    Un livre qui nous rappelle qu'être Français, c'est être libre d’aimer le camembert.

    Je me ferai un plaisir d'écrire un article sur le sujet, si votre ligne éditoriale le permet.

    Très cordialement.

    Jean-Luc Mordoh

  • #16

    Guadet (mardi, 06 novembre 2012 11:34)

    @ horror

    le libéralisme que vous prônez n'a jamais enrichi qu'une toute petite minorité. Si vous repreniez l'histoire des XIXe et XXe siècles vous verriez que la grande majorité de la population n'a vu son niveau de vie augmenter que par des politiques que les libéraux combattaient avec les mêmes arguments que vous. Pourtant, c'est cette hausse qui a permis la prospérité de l'Europe et de ses entreprises.
    Votre système est connu depuis l'empire romain au moins, il a toujours abouti au phénomène des latifundia, la concentration entre quelques mains de toute la richesse, l'appauvrissement du plus grand nombre qui entraîne l'appauvrissement de tout le monde et la chute dans le sous-développement. La baisse du marché européen, sa perte de "gras" pour employer votre mot, sera la perte d'un débouché important pour les pays en voie de développement : je ne vois pas en quoi cela peut leur être profitable. Je ne vois pas comment la mondialisation libérale pourrait ne pas mener à un sous développement planétaire.

  • #17

    diojaime (mardi, 06 novembre 2012 14:35)

    décidément horror est persuadé que l'économie
    de marché mondialisée avec concurrence libre et "non faussée" reste l'unique modèle économique viable
    pour le monde entier.
    horror est en fait la preuve vivante que
    l'endoctrinement médiatique cité au début de
    l'article a fonctionné.

  • #18

    Horror (mercredi, 07 novembre 2012 09:56)

    @ Guadet & Diojaime
    Moi j'aime bien l'histoire et la géographie. Pour la première il suffit de lire et de comprendre, pour la seconde il faut voyager. Je lis et je voyage.

    On oppose là capitalisme et marxisme pour faire court, que d'autres appelleront le Bien et le Mal, peut importe lequel est lequel, il dépend du camp idéologique ou l'on se trouve.

    On parle donc d'égalitarisme et de libéralisme. D'un point de vue historique il y plein de choses à dire et les faits parlent d'eux même. Aucune doctrine marxisante n'a réussie a apporter le bonheur et la prospérité à aucun pays. De multiples pays s'y sont essayés depuis un siècle sous des formes diverses et variées et elles se sont toutes finies dans la destruction et le sang, n'ont apporté aucune croissance durable et en tout cas aucun bonheur à la population autre qu'à la minorité dirigeante.
    De plus cette idéologie n'a jamais réussie à s'étendre autre que régionalement et souvent dans la contrainte.

    Le Libéralisme n'apporte pas le bonheur parfait, de par son essence plus individualiste laisse certains sur le carreau, mais qui restent malgré tout aspirés par l'ensemble. Par contre il apporte une croissance jamais vue dans dans l'histoire et a su se répandre globalement qui prouve qu'elle est la seule doctrine viable universellement ou que la population mondiale est stupide et qu'elle n'a que ce qu'elle mérite.
    La mesure du bonheur est quelque chose de complexe aussi pour essayer de rester factuel, on peut la rapprocher de l'espérance de vie moyenne. Et là encore il n'y a pas photo.

    Bilan histoire : Libéralisme 1 Marxisme 0.

    D'un point de vue géographique. Il est intéressant de mesurer le passage d'une doctrine à une autre, et encore mieux de pouvoir avoir l'avis de ceux qui ont connu l'avant et l'après.
    On pense tout de suite à 2 pays, la Russie et la Chine même si ces 2 dernières sont encore en phase de transition.
    J'ai la chance professionnellement d'aller dans ces 2 pays. Là encore il n'y a pas photo, la population a choisi son camp et c'en est même frénétique. L'intégration de capitalisme dans le communisme a la chinoise a été faite depuis une trentaine d'année de façon consciente et voulue par Deng Xiaoping.
    Force est de constater qu'il a réveillé le dragon endormi et que ces 30 années se sont soldées par une croissance annuelle moyenne astronomique de 9%. Dans un pays d'1.5 milliard d'habitant ça fait du bruit.
    Pour la perte de "gras" chez nous, vous partez du principe du gâteau "peau de chagrin" répandu dans l'idéologie marxiste à opposer au gâteau qui s’agrandit dans l'idéologie libérale. La difficulté pour les chinois est d'effectuer la transition entre un marché exportateur générateur d'une classe moyenne interne qui assurera la consommation interne de demain. La seule problématique court termiste de cela et du gateau libéral en général est la limite des ressources et la réponse se trouve dans l'innovation technologique mais c'est un autre débat.

    Pour la Russie cela s'est fait un peu plus abruptement mais voyant ou ils en sont, et surtout d'ou ils sont partis, aucun local ne le regrette.

    Géographie : Libéralisme 1 Marxisme 0.
    Total : Libéralisme 2 Marxisme 0.

    Alors je rebondirais quand même sur les allégations que sans une dose de Gauche, la Droite sans foi ni loi des riches aurait écrasé une population de prolétaires, voire de serfs. Sauf que des riches tous seuls dans une économie de marché, ça ne fonctionne pas, il leur faut des clients.
    Sauf que à moins de n'avoir qu'une vision franco franchouillarde du Monde en se raccrochant aux seuls Blum et Front Populaire qui commencent à dater un peu, la même chose s'est passée dans d'autres pays libéraux sans qu'ils aient une once de marxisme salvateur en résistance.
    J'ose penser, même de façon hérétique, que sans Blum et le Front Populaire, nos avancées sociales seraient peu ou prou les mêmes.

    Bonne journée.

  • #19

    diojaime (mercredi, 07 novembre 2012 12:24)

    @ horror
    en ce qui concerne votre bilan,à
    qui attribuez vous le 2 du libéralisme?
    à la minorité des plus riches ou au plus grand nombre?
    ne vus fatiguez j'ai déjà la réponse.....
    en effet si le marxisme ne s'est pas encore étendu au niveau planétaire il a au moins le mérite d'essayer de faire le bonheur du plus grand nombre.

  • #20

    Horror (mercredi, 07 novembre 2012 13:30)

    @ Diojaime
    Les réponses sont au dessus, encore faut-il vouloir les lire!
    Par contre, j'ai aussi été à Cuba et c'est vrai que ça transpire le bonheur. Il parait qu'en Corée du Nord ils sont en extase permanente. Des mauvaises langues diront qu'ils hallucinent parce qu'ils sont affamés mais en fait c'est sur que c'est pour leur bien et leur bonheur.
    Vous êtes naïf dans le meilleur des cas Diojaime.

  • #21

    diojaime (mercredi, 07 novembre 2012 13:48)

    @ horror
    il est inutile d'essayer de vous convaincre
    sur les dégats humains et environnementaux
    occasionnés par l'économie de marché.
    car en fait vous êtes du côté du manche,
    je suppose??

  • #22

    diojaime (mercredi, 07 novembre 2012 14:03)

    @ horror
    cuba est un mauvais exemple puisqu'il subit
    l'embargo américain,
    mais allons voir plutôt au vénézuéla oû le
    travail démocratique de chavez commence à
    porter ses fruits au bénéfice de la population.
    naïf peut-être mais pas aveuglé comme vous

  • #23

    Horror (mercredi, 07 novembre 2012 16:11)

    Il suffit de demander à la pléthore d'émigrés Cubains aux USA ce qu'ils en pensent et pourquoi les méchants américains les empêchent de retourner dans leur pays enchanté. L'embargo sans doute!

    Pour le Venezuela, je dois m'incliner mais que ferait Chavez sans son pétrole? donc absolument pas reproductible ailleurs. Mais c'est vrai qu'un pays (Couic..le rêve!), ou la corruption est au top mondial (avez vous entendu parlé des OFNI de Chavez qui n'ont rien à envier aux pires instruments financiers des pires brigands en col blanc?), de même que les meurtres / habitant en faisant le pays le plus violent au Monde, sans parler du travail en famille (toute sa famille a des postes majeurs au gvt et ailleurs)... la liste est longue comme le bras des bienfaits locaux de même type.
    Rien a dire c'est le pays de cocagne bolivaro-marxiste le Vénézuela... tant que l'on s'appelle Chavez.

    Je révise mon jugement, vous n'êtes pas du tout naïf Diojaime.

  • #24

    diojaime (mercredi, 07 novembre 2012 16:58)

    @ horror
    certes le chemin de l'égalitarisme n'est pas
    facile
    évidement que chavez à un atout majeur (le pétrole)
    mais sa démocratie doit évoluer vers le modèle originel donnant l'égalité politique
    à tous les citoyens avec des institutions solides permettant d'éradiquer la corruption.
    si chavez y parvient(s'il n'est pas détruit par l'empire), une telle démocratie
    vaut tout le pétrole de la planète.

  • #25

    tamasonor (mardi, 13 novembre 2012 09:02)

    Horror et Diojaime. j'adore vos reflexions faites un livre et trouvez nous une solution bordel en va crever

  • #26

    tourner.lapache (mardi, 13 novembre 2012 15:04)

    J'arrive après la guerre, dommage.

    Horror, citer les grands pays communistes ont échoué sans souligner le fait que ce sont aussi de grandes dictatures c'est assez facile. Il y a aussi de nombreux pays libéraux qui échouent sur les 5 continents ! Vous qui voyagez et avez une grande culture vous devez certainement connaitre la Grèce, l'Espagne, l'Irlande et le Portugal.
    Vous voulez tout prouver en quelques caractères dans un commentaire mais vous ne prenez pas en compte le dixième des paramètres pertinents à analyser. Sans vouloir vous vexer votre analyste est simple (pour ne pas dire simpliste) et digne de ce qu'on l'on bouffe tous les jours dans les medias.

    Enfin, vous louez la croissance rapide que l'on connait grâce au capitalisme : N'est-ce pas cette recherche maladive de croissance qui va nous mener à notre fin ?

    Pollution des eaux, des sols, de notre nourriture, de l'air, réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles,appauvrissement des populations.

    Pourquoi ? Pour un peu plus de confort coté consommateurs et plus d'argent coté acteurs économiques.

  • #27

    Patrick (mardi, 13 novembre 2012 16:05)

    Aujourd’hui c'est l'homme blanc qui souffre !

    Les esclaves d'hier sont à la maison blanche, il y a un "tikkun" une réparation...Ham n'est plus maudit...

    L'occident a voulu s'enrichir en portant un t-shirt Nike à forte marge grâce aux enfants et peuples exploités comme en Chine. Grâce à notre avidité d'argent, notamment les grands patrons, nous avons nous même construit la force économique de ses nations en les faisant travailler pour nous.
    Leur faiblesse économique a absorbé notre force qui est devenue la leur à plus grande échelle.
    Nous avons sacrifié nos idéaux nos valeurs (judéo-chrétiennes) de partage de justice de respect au profit de mauvaises alliances par cupidité et amour du pétrole par exemple et aujourd’hui ça nous retombe en pleine figure...l'occident est en décadence et ce n'est pas prêt de s'arrêter à moins d'un retour aux valeurs qui nous ont tant bénies, mais cette fois ci il faudra les partager avec ceux qui nous ont rachetés...d’où le choc actuel des civilisations mais qui est surtout spirituel comme l'avait annoncé André Malraux...il ne s'est pas trompé.

  • #28

    JS (mercredi, 14 novembre 2012 14:55)

    @Patrick : lol ! autant de clichés dans aussi peu de mots ! Je vous tire mon chapeau..

  • #29

    jlous (mercredi, 14 novembre 2012 22:24)

    L'endettement est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard.
    Il n'y a alors plus de retour en arrière possible, ni d'autre choix que le l'anéantissement du pouvoir de l'état, et donc des citoyens...
    http://www.syti.net/Endettement.html

  • #30

    Otto (jeudi, 13 décembre 2012 12:00)

    Se limiter à l'économie, parler de "marxisme" et de "libéralisme", c'est assez naïf.
    Dans l'un ou dans l'autre des systèmes, on a une caste de dirigeants, un ensemble de grandes familles, qui contrôle un domaine, que ce soit par l'intermédiaire du parti ou des entreprises.

    Il est évident que l'endettement est actuellement une arme utilisée pour faire privatiser.
    Il est également évident que l'excuse qu'on entend depuis 40 ans: "il ne faut pas imposer les riches car ça freine la croissance car ils ne peuvent pas investir" est une excuse totalement bidon !!
    Puisqu'on constate maintenant qu'avec cet argent qu'on a donné aux riches, et qu'avant ils donnaient à l'état par les impôts, avec cet argent donc, ils ont donc acheté des obligations d'état, principalement françaises, allemandes et US. Donc, les riches ont reconnu que les grands états étaient bien plus capables qu'eux mêmes de gérer ces sommes. Et on en arrive au problème actuel de l'endettement.
    Le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux, ce sera de ne pas rembourser, et on y arrivera forcément, parce que sinon ce sera la révolution, les mal nourris attaqueront Neuilly pour se procurer des boîtes de conserve.

  • #31

    Yann (mardi, 18 décembre 2012 11:58)

    Partir construire ailleurs, ou fuir comme le font certains actuellement, je vois pas la différence. On parle d'Europe, de puissance, d'économie, de mondialisation... mais plus de la moitié du monde ne peut même plus se loger ni se nourrir, pendant que d'autres brasses de millions de dollars en salaire. Liberté égalité fraternité ? C'est bien fini tout ça. Ce monde c'est une utopie, c'est une exploitation des richesses, régit par des lois et des magouilles afin de s'enrichir plus encore au détriment des plus faibles. On est dominé par le besoin de s'enrichir, et non pas de rétablir l'équilibre des choses et des valeurs de prosperité. Qui va payer les problèmes financiers de notre pays pendant que d'autres s'implante dans d'autres pays, et mettent leurs richesses dans les paradis fiscaux. C'est facile d'ouvrir l'Europe sous de faux prétextes. Faudrait être aveugle pour ne pas voir que cela ne sert que les interêt des riches et facilite l'exploitation des minorités salariales.
    C'est tellement plus rentable, de mettre des machines à la place ou de prendre la où c'est moins cher, salariés et matière.

  • #32

    Michel Carisio (vendredi, 21 décembre 2012 20:25)

    Monsieur Horror dit : "... Moi j'aime bien l'histoire et la géographie. Pour la première il suffit de lire et de comprendre, pour la seconde il faut voyager. Je lis et je voyage..."

    Monsieur Horror pense qu'il suffit de savoir lire pour comprendre l'histoire... Peut-être est-ce une capacité qu'il n'a pu développer à un point
    suffisant pour être à même de lire et, accessoirement, de comprendre ce qu'il lit (il devait encore être trop pris par ses affaires).
    Quant à la géographie, il ne semble pas avoir compris qu'elle n'est que la résultante des tribulations de l'histoire humaine et des idées politiques véhiculées par ses protagonistes. Dire que ces idées ait été de tout temps sous-tendues et inspirées par leurs intérêts financiers (personnels et/ou étatiques) constitue une vérité que nul ne peut nier, que nul ne nie, pas plus les penseurs dit de droite que ceux dit de gauche.
    Quant aux voyages, je serais extrêmement curieux de savoir ce qu'il entend par ce mot car je pense que nous ne lui donnons pas le même sens. Je hais les voyages organisés, les villages vacances, les 'club Med' etc. Pour moi, voyager signifie se déplacer pour aller à la découverte de l'autre, de son lieu et de ses habitudes de vie. J'ai donc une certaine difficulté à comprendre qu'il puisse trouver confirmation de ses dires, lors de ses séjours au 'club Med', auprès de résidents étrangers. Pour ma part j'ai plutôt été amené à constater le contraire.
    Pour en finir, je me permets de conseiller à Monsieur Horror de s'inscrire d'urgence à des cours du soir(au sein d'un établissement privés/mais/subventionné cela va de soi) afin de réactualiser ses connaissances. Quelques cours de français lui seraient également profitables pour éviter certaines fautes que je n'ai plus à corriger chez mon petit fils âgé de sept ans, ainsi que pour comprendre une devise dont il ne semble avoir intégré que le premier terme "Liberté...".
    Mais il est vrai que "Egalité" et "fraternité" nécessitent sans doute plus de réflexion et moins d'égocentrisme.

    En définitive, dites nous simplement, Monsieur Horror, que vous préférez privilégier votre intérêt à celui du reste de la société, nous vous croirons sans peine mais, pour l'amour des hommes, ne planète et de l'humanité... Et contentez vous de gagner de l'argent, ce qui semble être, dans l'ordre de vos priorités, l'aptitude suprême de l'homme!!!

    A bon entendeur, Michel

  • #33

    Alain (vendredi, 28 décembre 2012 15:49)

    Pourrait-on être pragmatique et éviter les attaques de personne ?

    La libéralisation des échanges depuis ces quarante dernières années a permis au capital de circuler librement et aux entreprises de délocaliser leur production, ce qui a augmenté le chômage dans les pays occidentaux et comprimé les revenus. Le chantage émotionnel de la juste répartition des richesses n'est que cela, il suffit de voir la considération dont jouissent les habitants des pays à bas coûts de la part des donneurs d'ordres : l'objectif est de réduire les coûts, pas d'augmenter la richesse locale, ce qui n'est le fait dans certains pays que de la pression d'un gouvernement fort comme en Chine et pas comme en Afrique.

    Le résultat en France est que l'industrie a été laminée. On parle parfois des ouvriers qui perdent leurs emplois, ce qui est bien malheureux, mais pourquoi ne pas parler de la perte de savoir faire, de la disparition des emplois d'ingénieurs et de chercheurs. Car c'est bien par là que tout commence, sans recherche, sans innovation, sans ingénieurs, il n'y a pas de création ni d'emplois ni de richesses.

    Cette perte conduit à une dépendance technologique vis à vis du reste du monde. Le rôle des entreprises innovantes est vital ainsi que le statut des entrepreneurs qui prennent des risques, des vrais. Je ne parle pas des managers des grands groupes aux salaires mirobolants et assurés de leur avenir mais de ceux qui misent leurs économies, qui sacrifient leur temps et leur santé qui risquent de tout perdre et qui ont malgré tout la foi pour créer en France. Il est bien clair qu'on ne peut pas se passer d'eux.

    Il y a une confrontation stérile entre les partisans de la gauche qui dénoncent le "capital" et ceux de la droite qui n'ont que celui de libre échange à la bouche. Il existe en réalité une concordance des intérêts entre salariés, ouvriers, ingénieurs d'une part et créateurs d'entreprise. Ils sont tous victimes d'une politique de libéralisation des flux internationaux des capitaux et des marchandises qui ne profite qu'à l'élite financière.

    Il serait bon d'identifier les causes réelles du chômage et les remèdes véritables à y apporter sans jeter des anathèmes.

  • #34

    Vincent (mercredi, 02 janvier 2013 22:52)

    Theux > Pour Maurice Allais, l’explication liée à la survenance des deux chocs pétroliers ne constitue qu’une « pseudo-explication ».

    Le spécialiste de l'énergie, Jean-Marc Jancovici, est d'un tout autre avis:

    www.manicore.com/documentation/petrole/petrole_economie.html
    (milieu de page): "En effet, ce graphique fait apparaître une forte suspiscion de corrélation - à la hausse comme à la baisse - entre :
    * le prix du baril en dollars constants,
    * la faiblesse de la croissance de l'année qui suit,
    * le taux de chômage 3 ans après (et PAS instantanément !)."

  • #35

    Guillaume (mercredi, 27 février 2013 11:25)

    L'initiative, l'innovation, le mouvement, les mutations, l'entrepreunariat ne sont que des utopies dans une société régie par un Etat dirigiste avec comme seule approche, la verticalité. Cette verticalité stérilise systématiquement la société civile, commercial, scientifique et industrielle. Pire, elle dessine des lignes de front. Elle fracture. Et le résultat est ce que vous venez de décrire.
    Le problème est également philosophique. L'Etat s'est enorgueilli de ses années où la croissance était facile grâce à l'abondance des ressources énergétiques qui permet de décupler facilement la force de travail de l'homme, donc d'améliorer son niveau de vie.
    La réalité est que l'Etat ne sert qu'a poser un cadre à une société qui ne s'adapte et ne s'organise jamais mieux que par elle-même. Dans le cas contraire, c'est l'inhibition. Un étrange sentiment qui n'est pas étranger à la France actuelle.

    www.librepolitique.wordpress.com

  • #36

    bellettre (mercredi, 13 mars 2013 14:19)

    je ne peux imprimer c pour moi !