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déc.

2012

« Nous on peut ! » (Jacques Généreux)

La rédaction de cet ouvrage correspond largement au programme économique du Front de Gauche de la dernière présidentielle. Jacques Généreux démontre que la mondialisation n’a rien d’un phénomène inexorable et qu’elle correspond en réalité à l’application de politiques néolibérales effectuées dans le but de développer le libre-échange au niveau mondial.

 

En réalité les pays se retrouvent dans l’organisation économique mondiale actuelle à la suite de décisions politiques. L’exemple de la France est édifiant. Qui a décidé de mettre fin aux taux de change de fixe, aux contrôles des mouvements de capitaux, aux droits de douane, à la séparation entre banques de dépôt et banques d’affaire ? Qui a décidé d’intégrer l’OMC, de créer le FMI, de donner une tournure néolibérale à l’UE ? Les Etats. Les firmes multinationales ont ensuite profité des facilités créées par les politiques des Etats pour accroître leur pouvoir mais uniquement parce que ces derniers leur en ont laissé la possibilité.

Contrairement à l’idée largement répandue dans les médias, les Etats ne sont pas contraints de s’adapter à un libre-échange inévitable. Ils évoluent dans ce système car ils l’ont choisi. Point barre. La théorie de Jacques Généreux est donc d’affirmer que les Etats gardent la main aujourd’hui comme hier. Ce sera également vrai pour demain. La Russie ou la Chine nous le montre chaque jour. Le pouvoir politique reste supérieur au pouvoir économique qui ne dispose pas de la force constituée par la police et l’armée.

 

Or si les Etats gardent la main, il suffit de porter au pouvoir des hommes politiques hostiles au néolibéralisme pour que les choses changent. L’analyse de l’auteur est particulièrement pertinente puisqu’elle montre qu’en réalité ce sont les citoyens qui perdent du pouvoir, pas l’Etat. Cette analyse se rapproche de celle d’Emmanuel Todd dans son ouvrage « Après la démocratie ». Elle montre qu’avec l’instauration du concept de gouvernance, les citoyens ont de plus en plus de difficultés à influer sur les décisions de structure comme l’UE, le FMI ou l’OMC. L’Etat, au contraire, y a toute sa place et ne se prive pas d’utiliser son pouvoir comme lors du tristement célèbre Traité de Lisbonne. 

 

Cette analyse permet de faire voler en éclat le paradoxe qui touche chacun des citoyens français qui voient bien que le système économique actuel n’est pas viable, mais qui restent persuadés qu’il n’y a pas d’alternative, notamment du fait de l’influence toxique des médias dominants.

 

Pour appuyer le fait que le système économique néolibéral nous a plongés dans la crise, l’auteur identifie deux facteurs. Le premier s’inspire directement des travaux de Karl Marx, qui démontrent que les capitalistes s’efforcent toujours de vendre plus tout en tentant de contenir les salaires et/ou d’intensifier le travail pour optimiser leur profit. Cette contradiction provoque à intervalles réguliers des crises liées au fait que les revenus distribués à la population deviennent insuffisants pour couvrir les capacités de production accumulées par les entreprises. Le second correspond à la spéculation financière qui conduit à la formation de bulles dont l’éclatement provoque des difficultés au niveau des établissements financiers qui ne peuvent plus financer l’économie réelle, ce qui provoque une nouvelle crise.

Frédéric Lordon
Frédéric Lordon

La déréglementation de la finance pose de nombreux problèmes, qui ont été évoqués par Frédéric Lordon dans son livre « Jusqu’à quand ? ». Pour résumer on peut indiquer que le mode de rémunération des dirigeants d’entreprise (stock-options, bonus…) incite ces derniers à avoir une gestion de leur entreprise favorable aux actionnaires c'est-à-dire essentiellement basée sur du court ou moyen terme au détriment du long terme qui est plus favorable aux salariés et à l’économie réelle.

 

Le rachat par les entreprises de leurs propres actions de bourse inverse la logique historique, qui voulait que les actionnaires apportaient des financements pour favoriser le développement des entreprises. La nouvelle logique implique qu’une part grandissante des profits générés par les entreprises va aux actionnaires au détriment des salariés et de l’investissement.

 

Enfin les différentes opérations spéculatives (CDO, CDS, opérations à découvert) génèrent un accroissement de l’instabilité économique (accroissement de la dette des Etats, faillite de banques…) uniquement dans le but de faciliter la multiplication des sources de profits pour les spéculateurs.

 

La crise actuelle est le résultat de la volonté de nos dirigeants de résoudre le problème de la baisse des débouchés, liée à une contraction des revenus, par un endettement public et privé, ce qui est revenu à un problème de spéculation financière.

 

A l’arrivée les citoyens ont perdu sur toute la ligne. Ils sont subi la contraction de leurs revenus. Ils ont supporté un fort endettement au niveau de leur foyer et au niveau de l’Etat lorsque ce dernier a secouru les banques. En remerciement les établissements financiers n’ont pas manqué de spéculer sur la dette des Etats affaiblis pour leur venir en aide. Cynique, certes, mais logique puisque la législation le permet.

 

L’intérêt de l’ouvrage de Jaques Généreux est de montrer les mesures que prendrait le Front de Gauche, s’il accédait au pouvoir, pour empêcher de tels agissements. Les mesures sont simples et relèvent souvent du bon sens mais elles témoignent surtout d’une véritable volonté de changer les choses.

Pour contrer les dérives de la finance, l’économiste du Front de Gauche préconise une re-réglementation de l’univers de la finance avec des mesures telles que la limitation stricte de la titrisation, la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires ou le contrôle public des mouvements de capitaux entre l’Union Européenne et le reste du monde.

 

Par rapport à la dette publique, Jacques Généreux met les points sur les « i ». Contrairement à une entreprise qui risque la faillite et donc la disparition, un Etat ne peut jamais se retrouver dans une telle situation. Quand un Etat ne paye plus ses dettes, seuls ses créanciers risquent la faillite. Il affirme ensuite qu’il est idiot d’affirmer que la dette publique reporte la charge de la dette sur les générations futures, puisque cela n’est vrai que si l’on ne transmet que la dette aux générations futures sans ce qu’elle a financé : les biens publics.

 

Ensuite, l’auteur effectue la distinction entre la dette légitime, celle qui finance les investissements publics pour les générations futures, et la dette illégitime, qui a bénéficié à des intérêts privés ayant spéculé sur la dette de l’Etat. La première a vocation à être remboursée par l’Etat, la seconde à être supportée par ceux qui en ont profité, principalement les actionnaires et les établissements financiers. Et que personne ne vienne nous raconter que les prêts accordés aux banques par l’Etat ont été remboursés. Nous parlons bien évidemment de l’ensemble des dégâts générés c'est-à-dire d’une récession qui a considérablement grevé les recettes fiscales, des plans de sauvetage dont elles ont bénéficiés et qui ont accru les dettes publiques ainsi que des attaques spéculatives lancées contre les titres de la dette publique depuis 2009.

Afin de résoudre le problème lié au financement de la dette publique, l’auteur préconise différentes orientations. Il propose ainsi une restructuration qui correspond à une annulation d’une partie de la dette et à une renégociation du restant à des conditions plus avantageuses. N’oublions pas que l’Etat reste en position de force et que ce sont ses créanciers qui risquent la faillite. La deuxième orientation correspond à une monétisation de la dette c'est-à-dire à un rachat de cette dernière par la Banque centrale. Cette orientation serait privilégiée pour le remboursement de la dette légitime. Pour la dette illégitime un prélèvement exceptionnel sur les patrimoines les plus riches serait effectué, qui pourrait venir en complément de la restructuration de la dette.

 

La constitution d’une banque publique d’investissement et la modification des statuts de la Banque de France permettrait de renationaliser la dette publique, de relâcher la pression des marchés internationaux et d’investir dans nos services publics, qui constituent un pan majeur de notre pouvoir d’achat. Cette politique d’investissement serait couplée à une hausse des bas salaires qui permettrait de relancer la consommation intérieure.

 

Vous craignez les représailles consécutives à de telles décisions politiques ? Jacques Généreux les écarte d’un revers de main. La fuite des talents ? Nos dirigeants et nos traders les plus « doués » risquent de partir vers l’étranger. Bon débarras ! Les seconds n’apportent quasiment rien à l’économie réelle alors que les premiers seront largement remplacés par leurs adjoints qui seront aussi compétents, car nous ne recherchons pas des chasseurs de prime, sans attache, sans patrie, sans racine et indifférents à l’activité qu’ils exercent mais des passionnés soucieux de développer une activité sur un territoire qui les a vus grandir.

 

La fuite des capitaux ? Un contrôle des capitaux sera instauré dès l’arrivée au pouvoir du Front de Gauche. Le risque concerne donc uniquement la période pré-électorale. Dans ce cas quels types de capitaux vont quitter le pays ? Ceux qui recherchent la rentabilité maximale à court terme c'est-à-dire les capitaux spéculatifs qui concernent très peu l’économie réelle et qui ne servent qu’à presser nos entreprises pour qu’elles génèrent de la rentabilité sur une courte période. Autant dire que la perte sera loin d’être catastrophique.

 

Le manque d’attractivité de notre pays ? La France reste un pays attractif grâce à la productivité de sa main d’œuvre, la qualité de ses infrastructures (qui sera renforcée), le cadre de vie offert, la taille de son marché c'est-à-dire l’ensemble des facteurs pris en compte par les investisseurs en dehors du coût du travail et les charges fiscales et sociales.

Pour assurer l’attractivité de notre pays, Jacques Généreux ne s’interdit pas de recourir à des mesures protectionnistes mais l’on sent bien que ce n’est pas sa tasse de thé. Il précise d’ailleurs que ce protectionnisme favoriserait la coopération entre les peuples au contraire du protectionnisme nationaliste, qui entretiendrait l’état de guerre économique. En clair, il considère cet outil comme une arme de dissuasion à n’utiliser qu’en cas d’extrême urgence, un peu comme la bombe atomique pour la défense nationale. Il s’agit, à mon avis, d’une des failles de son raisonnement, puisque sans protectionnisme le développement de la consommation intérieure risque de plus favoriser la croissance de ses voisins que de la France. En tout cas, il apparait clairement que Jacques Généreux adopte une attitude méfiante par rapport à l’idée de nation bien qu’il soit très attachée à l’idée de souveraineté des pays.

 

La dernière partie de l’ouvrage est dédiée à l’opportunité ou non de sortir de l’euro. Contrairement à Jaques Sapir, Jacques Généreux estime que l’euro n’est en aucun cas un outil néolibéral et que le problème vient des politiques qui entourent notre outil monétaire.

Il estime ainsi que des mesures telles que l’instauration d’une plus grande solidarité financière entre Etats européens, la possibilité d’établir un déficit supérieur à 3% du PIB, la mise en œuvre d’un contrôle des changes au niveau européen, la modification des statuts de la BCE ainsi qu’une harmonisation des politiques fiscales et sociales permettraient de solutionner nos difficultés. C’est vrai. Mais les Etats membres y sont-ils prêts ? Il est permis d’en douter.

 

Il affirme cependant que la sortie du traité de Lisbonne serait indispensable pour s’exonérer des politiques néolibérales. Les statuts de l’UE permette à un pays de dénoncer ce traité sans forcément quitter l’UE ni la zone euro. La même logique est possible pour la monétisation de la dette française par la Banque de France.

 

L’idée est louable puisqu’elle consiste à différencier la politique économique de l’UE de l’UE en elle-même. Politiquement cela peut se tenir et doit certainement se tenter même si les tensions seront fortes. La France montrerait ainsi son attachement à l’Europe et à l’euro. Ce coup de poker est d’autant plus rassurant que Jacques Généreux précise que : « si l’alternative qui venait à se présenter était le maintien de la zone euro dans la soumission au carcan néolibéral, ou bien la sortie de l’euro pour appliquer le programme validé par le vote des citoyen, le gouvernement doit opter sans hésitation pour la seconde solution ».

 

L’idée de conserver l’euro est cependant intéressante car on ne peut pas nier qu’il constitue un symbole politique. Cependant dans l’état actuel des choses, elle apparait naïve et il semble beaucoup plus probable que l’on se dirige alors vers les scénarios alternatifs que décrit l’auteur tels que la constitution d’un euro des pays du sud de l’Europe, un système monétaire européen stabilisant les taux de change, une monnaie commune voire la sortie pure et simple de l’euro qui semble être le scénario le plus probable.

 

Il n’en reste pas moins que le travail de Jacques Généreux reste remarquable en dehors sans doute de son manque d’entrain pour le protectionnisme et de cette peur féroce que lui engendre l’idée de nation alors qu’il soutient avec force l’idée de souveraineté. En attendant il est certain qu’avec un programme économique de cette qualité, l’accession au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon constituerait un immense soulagement.

 

 

Theux

 

Jusqu'à quand ? (Lordon)
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Faut-il sortir de l'euro ? (Sapir)
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Commentaires: 16

  • #1

    Pierre Feuille Ciseaux (lundi, 03 décembre 2012 13:34)

    Comme vous la première partie du diagnostic m'emballe plus que la seconde.
    Garder l'euro sans politiques protectionnistes ciblées dans un monde ou les divergences économiques ,salariales et fiscales sont telles , y compris au sein de l'euro zone , créera automiquement des écarts compétitifs et donc des déficits dans les échanges...qui ne pourront être comblés que par des transferts massifs des pays forts économiquement vers les pays à la traine.
    En fait je ne vois guère ce que les mesures de J.Généreux changent à la situation actuelle , définanciariser l'économie ok , renfocer les services publics ok , restructurer la dette ok mais comment faire des économies grecques et espagnoles des économies viables ?

  • #2

    diojaime (lundi, 03 décembre 2012 14:51)

    si l'UE est antidémocratique, ce qu'elle est d'ailleurs, quel intérêt pour les citoyens européens d'adhérer à ce concept de gouvernance, si ce n'est pour l'idée naïve et utopique d'une union Européenne sociale qui ne verra jamais le jour (surtout pas dans ce contexte néolibéral)???
    Aucun!!
    par conséquent le retour à la case départ est malheureusement inéluctable.
    tous les pays de l'union devront retrouver leur souveraineté pour réformer leur "démocratie" (ensemble pourquoi pas?) afin de reconstruire l'union européenne avec les valeurs démocratique et sociale.
    c'est une idée non?...

  • #3

    diojaime (lundi, 03 décembre 2012 16:10)

    si Jacques Généreux dit "Or si les Etats gardent la main, il suffit de porter au pouvoir des hommes politiques hostiles au néolibéralisme pour que les choses changent"
    force est de constater que ça n'a jamais changé, et pourquoi ça changerait?
    parce que des hommes politiques hostiles au néolibéralisme auraient le pouvoir?
    quant on sait combien les puissances d'argent sont dissuasives, on ne saurait blâmer un homme politique intègre parce qu'il renonce à ces idées devant un tel rouleau compresseur...

  • #4

    Horror (mardi, 04 décembre 2012 13:18)

    Généreux, il l'est dans le dénigrement d'un système qui a forcément, comme tout système ses bons (qu'il ne voit pas) et ses mauvais côtés (qu'il amplifie avec force adjectifs voire avec de la bonne mauvaise foi). Il l'est également dans ses affirmations gratuites et non démontrées tout en occultant comme précédemment le côté obscur de son système le mettant face à des contradictions sans issues qui font retomber à plat tout le soufflet.

    Quelques unes de ces perles.

    En rejetant l'UE capitaliste, il occulte bien que son poulain (ainsi qu'une bonne partie de la Gauche de puis Mitterand) ont été de farouches défenseurs et artisans de la construction de cette Europe Néo Libérale.

    Sur l'Euro qu'il souhaite conserver et le fait de vouloir redonner la main aux banques centrales, il va falloir qu'il nous explique comment il compte battre la monnaie Euro pour monétiser la dette Publique des pays. Faire de la fausse monnaie peut être ?

    La grande trouvaille de Généreux est le concept de dette légitime et de dette illégitime. Quand un créancier prête de l'argent à la France, personne, pas même l'emprunteur ne sait quelle utilisation il va faire de son emprunt. On est incapable de savoir si l'utilisation va rentrer dans la catégorie légitime ou illégitime, y compris sur le même emprunt ou l'utilisation peut être double. Vouloir punir les méchants spéculateurs peut sembler noble, mais qu'en est il des français avec leur assurance vie, leur livret A ou leur LEP ?
    Sans parler que se mettre en défaut même partiel fait s'exposer au fait de ne plus trouver un seul créancier pour prêter de l'argent à la France. Ils ne sont pas masos. A ce moment qui paiera les encours, les salaires des fonctionnaires et les multiples dépenses de fonctionnement alors que les caisses sont vides ? Mystère !

    Accepter de voire partir, pour faire court, tous les créateurs de valeur ne lui pose pas de problème. Hors quelque soit le système, on sait que c'est entre 10 et 15% d'une population qui créé de la valeur, les autres n'étant là que pour suivre le mouvement mais n'ont pas les moyens ou l'envie de l'impulsion. Si ces 10-15% partent, même si on leur a spolié leur fortune avant, le pays restera un désert. Cette foi répandue à Gauche que l'ouvrier peut autant que le patron est un fantasme. Refilez gratos la forge à chaud de Florange aux metallos, je doute qu'ils tiennent 15 jours.

    Là ou j'ai du rater un épisode crucial est son association de l'attractivité de notre pays tout en développant le protectionnisme, et que ce dernier favoriserait la coopération entre les peuples. SIC. Ou il y a eu abus de substances illicites ou il y a des théories économiques d'avant (ou d'arrière) garde, mais alors connues de lui seul.
    A moins que cela ne repose dans son équation sur le fait que dès que nous changerons, tous les autres pays, Allemagne et Angleterre en tête ne nous jetteront des tomates, mais abandonneront aussi sec le capitalisme pour rejoindre le porteur de Lumière que sera la Néo France. Masturbatoire !

    Une petite dernière pour la route (ou la soif!), sa définition de l'attractivité de la France. On passera vite sur la sacro sainte meilleure productivité au Monde de Gauche des ouvriers français, que ces abrutis de patrons et d'investisseurs sont les seuls à ne pas voir.
    Dans sa pirouette, on est un pays super attractif pour les investisseurs du Monde entier … « en dehors du coup du travail et des charges fiscales et sociales ».
    Celle là il faut la garder et la ressortir aux dîners mondains ou dans le métro tellement elle vaut son pesant de cacahouètes.

    Généreux est un pitre, tout comme son poulain qu'il inspire !

  • #5

    Jard (mercredi, 05 décembre 2012 11:34)

    L'islamophobie n'est pas un divertissement pour favoriser la disgestion des jeunes filles. Dans certains pays d'Europe, cela finira mal. Rien que cela justifie les frontières, qu'au moins, les pays paisibles puissent éviter ce nouveau cauchemar qui se met en place dans l'aveuglement général. Pour sa méfiance envers la Nation, on peut rappeler que c'est l'Alemagne qui envhit et que les communistes, grands internationalistes, ont légèrement massacré. En plus, Nation et nationalisme sont différents.

  • #6

    diojaime (mercredi, 05 décembre 2012 13:52)

    quel poids peuvent avoir quelques hommes politiques fussent-ils intègre face au pouvoir de l'argent?
    bien insuffisant, pour changer un modèle économique à mon avis.
    cependant, le rapport de force peut s'inverser grâce à la volonté d'émancipation populaire et le réveil de la conscience démocratique du peuple.

  • #7

    diojaime (mercredi, 05 décembre 2012 18:32)

    concernant le réveil de notre conscience démocratique aller voir le site: etienne.chouard.free.fr

  • #8

    captp (jeudi, 06 décembre 2012 10:30)


    "Accepter de voire partir, pour faire court, tous les créateurs de valeur ne lui pose pas de problème. Hors (Or?) quelque soit le système, on sait que c'est entre 10 et 15% d'une population qui créé de la valeur, les autres n'étant là que pour suivre le mouvement mais n'ont pas les moyens ou l'envie de l'impulsion. Si ces 10-15% partent, même si on leur a spolié leur fortune avant, le pays restera un désert."

    Présenter les choses comme cela me paraît très hâtif. Déjà il explique que ceux qui vont partir ne sont justement pas les soit-disant "créateurs de valeurs". Le fait même qu'il partent suffit à le prouver. Ce sont les "agents rationnels" de la vision capitaliste du monde, qui n'ont comme seul objectif que de maximiser leur profit. Ces gens ne sont pas les bienvenus et c'est une illusion de croire qu'ils sont "créateur de valeur". De quelle valeur? De plus, soyons optimiste, une infime minorité de gens fonctionne purement comme cela. Mais bon peu importe.
    Ce qui est plus dérangeant voire déprimant, c'est cette croyance présentée comme une vérité générale : "10-15% des gens sont capables", les autres sont des moutons. Ceci est totalement infondé.(Vous ne seriez pas issu d'une école de management par hasard?) Ceux qui sont "aux commandes" sont certainement capables d'y être mais ils n'y sont pas forcément parce qu'ils sont plus capables, mais surtout parce qu'ils ont davantage la volonté d'y être. Cela n'implique pas que d'autres sont aussi capables, et qu'il ne feraient pas aussi bien, voire mieux justement du fait qu'ils seraient plus "désintéressés".

  • #9

    Horror (jeudi, 06 décembre 2012 13:45)

    @ captp
    De quelle valeur? Cela montre bien que vous ne savez pas de quoi vous parlez.
    La créateurs de valeur concerne les personnes qui sont prêtes à prendre des risques, comme par exemple investir de l'argent dans une nouvelle affaire sans garantie de retour sur invest, de passer souvent des années sans pouvoir se sortir un salaire au dessus du SMIC pour pouvoir payer des salaires, des taxes diverses et variées qui ne manquent pas de tomber elles, d'accepter de travailler des années 7 jours sur 7, 365 jours par an plus de 10h par jour... sans forcément réussir et ne plus rien avoir à l'arrivée.
    Alors les quelques qui réussissent bien, voire très bien ne volent rien à l'Etat ni à la collectivité. Bien au contraire ce sont eux les viviers de croissance, d'emploi et de prélèvements.

    Je ne dis pas que les autres sont des moutons comme vous mais des suiveurs car la majorité n'accepte pas de faire de tels efforts et sacrifices pour un pari qui peut être perdant.
    Après que le moteur de la plupart de ces créateurs soit l'argent, so what? Ils permettront à d'autres de vivre de qu'ils auront créer de toute pièce et d'en bénéficier.
    Qui bosse pour la gloire?

    Vous avez raison quand vous dites que c'est une question de volonté, et une sérieuse encore pour accepter de vivre hors de sa zone de confort, mais pas quand vous dites que c'est à la portée du premier venu.
    Car il faut un minimum de connaissances (en management, commercial, finance, comptabilité, droit, marketing, stratégie, RH...), de culture, de pratique pour pouvoir diriger une entreprise, particulièrement en France ou c'est d'une complexité et d'une difficulté sans nom.

    Encore faut il s'y être essayé pour pouvoir juger.

  • #10

    R.A.Fo (vendredi, 07 décembre 2012 19:36)

    lisez un peu ça au lieu de faire des thèses qui servent à rien:
    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/la-croissance-des-salaires-se-ralentit-dans-le-monde-dit-l-oit-832703.php

  • #11

    Guadet (lundi, 10 décembre 2012 15:14)

    Il serait peut-être temps pour la gauche de faire son mea culpa. Son hostilité à tout nationalisme et son idéologie matérialiste mettant l'économie et la production au premier plan ne pouvait que la conduire à faire le jeu de la mondialisation néo-libérale. Si le PS trahit ses électeurs, il ne trahit pas ses origines. Et le problème avec Mélenchon, aussi intéressant puisse-t-il être, est qu'il ne renie pas les tares originelles de la gauche.
    J'espère que votre blog pourra être enfin un élément d'une refondation.

  • #12

    Medocain (mercredi, 12 décembre 2012 14:20)

    Genereux est un pitre ,comme Lordon,commme
    le lieutenant de pédalo,j'ai nommé le franc-maçon socialiste de 35 ans (d'ancienneté)Melenchon:

    ils veulent nous faire croire qu'ils vont créer une BCE de gauche ,une CE de gauche ,une désindustrialisation de gauche:
    en gardant l'euro qui est un désastre complet!

    Ces gens là ne sont pas ici et en ce moment par hasard:l'euro c'est fini
    Ils représentent la dernière chance de sauver le système

    lisez plutôt Sapir ,vous comprendrez mieux:
    le système supranational ne peut pas être sauvé ,il n'est ni de gauche ni de droite ,
    il est cuit comme le 3ème Reich

  • #13

    Medocain (mercredi, 12 décembre 2012 14:49)

    Camarades de gôche lisez ça ,regardez ce que votre politique de Maastricht et de l'euro donne:
    40 milliards pour les banques espagnoles versés aujourd'hui au gouvernement espagnol
    cet argent ne sera jamais remboursé

    http://www.publico.es/dinero/447103/el-dinero-del-rescate-para-la-banca-llega-el-miercoles

  • #14

    benny (mercredi, 23 janvier 2013 13:42)

    Je suis dans cette situation : chomage puis rsa et j'ai créé mon entreprise. aujourd'hui, aucun revenu une fois le scharges payés mais, on étudie un rsa activité qui tarde a arrivé, bref, si je n'ataos pas chez mes parents, impossible de m'en sortir... la crise est là et bien là et ma deuxième année d'activité est bine inferieur à la première. pour ca je travaille 10 heures par jour en prospection clientèle mais les clients mettent 10 à 12 mois avant de se décider et reportent leurs achats ! que faire ? tout arrâter ou attendre. Ce qui est sur, c'est qu'il faut de la volonté. Pour les moyens, ne comptez pas sur le banques, elles sont là que pour vous enfoncer dès que vous créez un compte entreprise avec des frais obligatoire et impossible d'y échapper. Ce qui est sûr c'es que je ne resterais pas là a attendre que l'état picore dans lon assiete car, jusqu'à présent, je donne plus en taxes et impots que ce que je perçois... sans ca j'aurais un salaire normal au dessus du smic... normal ???

  • #15

    yanis (lundi, 28 janvier 2013 22:12)

    un site de loosers publié par des gens qui vivent encore dans les années 40

  • #16

    led (vendredi, 05 avril 2013 23:58)

    communisme ?????? quel bordel idealiste perimé.wake-up espece de bons a rien .assistés de la republique .bougez votre cul et créer des entreprises au lieu de nous faire chier .

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