ven.

29

mars

2013

Construire le monde dans lequel nous voulons vivre

Nous vous proposons aujourd'hui le texte d'Antoine, l'un de nos lecteurs étudiant dans un IEP, qui nous explique l'importance de ne pas céder à la résignation et de se battre pour construire le monde dans lequel nous voulons vivre.

André Siegfried
André Siegfried

Au début du siècle dernier, André Siegfried avait introduit le concept de sociologie électorale : chaque individu, selon le milieu dont il provenait, selon le lieu où il habitait était prédestiné à voter de telle ou telle manière. Les différences de résultats lors des différents scrutins se faisant seulement selon la capacité des hommes politiques de l’époque à mobiliser un électorat qui leur était de toute manière acquis. Pendant longtemps, les mots de socialisme et de communisme ont en effet résonné comme une évidence dans toute une classe populaire. Mais face à la transformation de l’un en social-démocratie qui s’accommode désormais très bien des valeurs de droite- et l’échec du second dans sa forme soviétique, les repères de toute une gauche se sont trouvés bouleversés. Il s’est alors ancré dans la conscience collective, et c’est bien là la force du modèle capitaliste, que le monde dans lequel nous vivons est une fatalité et que la « fin de l’histoire » est une réalité.

Nous sommes à une époque de construction ou plutôt de reconstruction. Reconstruction d’une idéologie, reconstruction d’un mode de société... Et à ceux qui diraient que c’est impossible nous leur répondrions que la première raison de l’immobilisme est l’absence de volonté de bouger, que les choses ne changent pas si on n’essaye pas de les changer et que la résignation ne mène jamais à rien. Indignons nous, disait Stéphane Hessel. Comme cela est vrai. Indignons nous contre ces injustices de chaque instant, indignons nous contre ces inégalités qui augmentent, indignons nous contre ce monde qui marche sur la tête. Mais surtout, sortons quelque chose de notre indignation, sortons un espoir, sortons un futur. Il appartient à nous tous de construire le monde dans lequel nous voulons vivre, il appartient à nous tous de faire prendre conscience à tout ceux qui nous entourent que non, tout cela n’est pas irréversible, que nous ne sommes pas condamnés à vivre éternellement de cette manière, que nous ne devons plus laisser notre indignation et notre volonté de changement être terrassées par une dose de fatalité relayée sans cesse par les chiens de garde de l’idéologie dominante.

En 1936, alors que le Front populaire venait d’être élu, le socialiste Marceau Pivert publia dans le journal le Populaire son célèbre article « tout est possible ». Oui, tout est possible. Qui aurait prédit au XVIIIème siècle qu’une révolution allait emporter la monarchie absolue sur son passage ? Qui aurait prédit lors de l’effondrement de Wall Street en 1929, que quelques années plus tard, un Front populaire porté au pouvoir entrainerait l’augmentation des salaires, les deux semaines de congés payés et la limitation du temps de travail ? Peut être que la montagne à gravir aujourd’hui est plus grande encore qu’elle l’était autrefois, mais elle est un obstacle irrémédiable que pour celui qui n’ose pas commencer l‘ascension.

 

Notre siècle a besoin d’audace, alors osons, osons dire que nous ne voulons plus de ce système, osons dire qu’il est possible de le changer, osons ramener l’espoir ; et que cet espoir retrouvé fasse place à l’action.

 

 

Antoine

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Commentaires : 21
  • #1

    Lilichris (samedi, 30 mars 2013 08:18)

    Bien sûr que rien ne se fera sans une volonté d'acier pour renverser cet ordre des choses établi depuis beaucoup trop longtemps.
    N'oublions jamais que si "eux" ont le pouvoir de l'argent, nous avons pour nous le nombre; ne sommes-nous pas les 99% ???

  • #2

    Guadet (mardi, 02 avril 2013 00:59)

    La "rupture", le "changement", c'est ce que nous matraquent l'UMP et le PS, ceux qui justement veulent nous imposer l'idéologie dominante. Je crois qu'il faudrait au contraire en finir avec ce fétichisme du changement à tout prix, de la table rase et des belles promesses d'avenir, avoir le courage de s'arrêter un moment dans la fuite en avant façon mouton de Panurge, et de s'arrêter pour faire l'inventaire de ce qu'a apporté la modernité depuis deux siècles. savoir ce qu'il faut garder et ce qu'il faut abandonner, ce qui va dans le sens du bien de l'humanité et ce qui n'y va pas. Pour ça, il faudrait réussir la révolution intérieur de chacun pour briser l'idole de la productivité, de l'argent et de l'accumulation, adorée depuis deux siècles aussi bien par le capitalisme que par le socialisme. Si seulement 1% ont l'argent, 90% au mois rêvent de l'avoir et sont les soutiens objectifs des 1%.

  • #3

    diojaime (mardi, 02 avril 2013 15:55)

    tout à fait Guadet,on ne peut pas prôner le changement pour une société meilleure, plus équitable, plus humaine, basée sur l'intérêt général, sans briser une grande partie de l'idéologie capitaliste consistant à sacraliser argent, pouvoir et individualisme.
    la première révolution à faire est celle dans les esprits.

  • #4

    gentil virus (mercredi, 03 avril 2013 00:09)

    Eh oui nous avons les solutions, les idées, les alternatives. Nous savons que c'est faisable, nous avons le savoir, la technologie, les ingénieurs, la main d'oeuvre, la volonté, pour le faire...

    IL NOUS MANQUE QUE LE POUVOIR!

    Le problème de l'énergie, comme tous les autres problèmes ne se résoudront pas sans une reprise en main par les citoyens du pouvoir qui est actuellement sous le contrôle de l'oligarchie, c'est à dire des plus riches via le mécanisme anti-démocratique de l'élection.

    Ceux qui ont les idées n'ont pas le pouvoir et ceux qui ont le pouvoir sont aux ordres des banques.

    Nous avons un point commun nous tous, les militants qui nous battons partout dans le monde: NOTRE IMPUISSANCE POLITIQUE.

    Cette impuissance ne tombe pas du ciel, elle est programmée dans un texte dont tout le monde se fout: NOTRE CONSTITUTION.

    Ce texte qui est censé affaiblir les pouvoirs et contraindre les politiques pour protéger le peuple des abus de pouvoir a été écrit précisément par les hommes politique.

    Tout comme ce n'est pas aux banquiers d'écrire les règles de la finance
    Tout comme ce n'est pas aux juges et aux policiers d'écrire les lois
    Tout comme ce n'est pas aux riches de fixer l'impôt sur le revenu
    ...

    CE N'EST PAS AUX HOMMES DE POUVOIR D'ECRIRE LES REGLES DU POUVOIR.

    Il nous faut une assemblée constituante désintéressée, donc tirée au sort, qui pour la première fois depuis 2500 ans instituera une vrai démocratie. Les élus n'ont aucun intérêt personnelle à écrire une vrai démocratie, il sont en conflit d'intérêt . Le Gouvernement représentatif est le régime idéal pour les élus et pour les riches, qui nous condamne à l'impuissance. 200 ans d'expérience du gouvernement représentatif le prouve...

    Tous les militants et les résistants sont divisés par leurs lutte en se battant chacun sur des conséquences.
    Rassemblons nous d'abord sur la cause majeur de nos problèmes: NOTRE IMPUISSANCE POLITIQUE.

    Je suis un simple citoyen, je n'aspire à aucun pouvoir, je ne suis candidat à rien. J'espère juste que ce message va se propager au plus grand nombre.

    Pour en savoir plus je vous invite à regarder cette courte vidéo:

    http://www.youtube.com/watch?v=oN5tdMSXWV8

    En espérant que vous ferez passer le mot à votre tour.

    Bien à vous :)

  • #5

    diojaime (mercredi, 03 avril 2013 10:40)

    effectivement gentil virus, et merci à vous.
    il faut que les citoyens s'emparent de l'idée
    démocratique.

  • #6

    Guadet (mercredi, 03 avril 2013 10:48)

    @ gentil virus
    Je ne vois pas l'intérêt d'une assemblée tirée au sort, et je ne vois pas pourquoi elle serait désintéressée. Au contraire un député tiré au sort ne représente personne et n'est responsable devant personne : il sera donc moins incité à s'occuper du bien public et plus de ses propres intérêts.
    J'ai regardé la conférence de M. Chouard : il oublie que les conditions de la démocratie athénienne par tirage au sort était aux antipodes de celles d'aujourd'hui. C'étaient des conditions qui nous feraient horreur : xénophobie, discrimination, patriotisme sans faille qui faisaient que l'intérêt d'Athènes était senti comme l'intérêt de chacun des citoyens.
    Si ce que vous voulez est de sortir d'un système ou deux grands partis font la loi, il suffit d'abord de revenir à un scrutin proportionnel.
    Sinon, il ne serait peut-être pas mauvais à certaines conditions de la démocratie athénienne qui pourraient garantir le bien public : le patriotisme et la responsabilité de chacun envers une nation.

  • #7

    Guadet (mercredi, 03 avril 2013 11:13)

    @ Dojaime
    Démocratie veut dire gouvernement par le peuple : encore faut-il que ce peuple soit défini et se reconnaisse en tant que tel dans une même solidarité. Est-ce possible en France où multiculturalisme et communautarisme s'élèvent comme dogmes ? Il ne peut y avoir que conflits d'intérêts inconciliables qui permettent en définitive à une ploutocratie de s'installer. La démocratie ne s'impose pas par le haut : elle doit être portée par une nation qui se reconnaît comme telle.

  • #8

    diojaime (mercredi, 03 avril 2013 14:49)

    @ Guadet
    nous sommes bien d'accord, si une démocratie doit être portée par sa base comment expliquez-vous qu'une large partie de la population s'en désintéresse, au vu de l'abstention et des votes utiles?
    ne serait-ce pas le sentiment d'impuissance des citoyens qui en est la cause?, face à deux partis s'imposant sur la scène politique grâce au système électoral que l'on connait?
    alors oui un scrutin proportionnel peut être un bon début de démocratie.
    mais faut-il s'arrêter là pour garantir le bien public et le partage des richesses?

  • #9

    FlikeFrog (jeudi, 04 avril 2013)

    Extrait de la bafouille du sus-mentionné Pivert:

    "les masses (...) savent que le monde capitaliste agonise et qu’il faut construire un monde nouveau si l’on veut en finir avec la crise, le fascisme et la guerre".

    Bon 80 ans plus tard le capitalisme défini comme la privatisation des moyens de production n'est même plus remis en cause par un seul parti politique/courant de pensée significatif, le libéralisme s'est largement imposé et l'Europe a connu un période de paix sans précédent pendant les 70 dernières années.

    A ce détail près il a tout bon Pivert.

    En même temps c'est rassurant de penser qu'on nous annonce l'agonie du capitalisme depuis au moins 1936. On se dit qu'à ce rythme là on a le temps de voir venir.

  • #10

    diojaime (jeudi, 04 avril 2013 11:22)

    @ FlikeFrog
    votre capitalisme sacré(ou néolibéralisme) est ni plus ni moins qu'un système économique barbare creusant la misère sur la planète afin de satisfaire une minorité, tout en spéculant sur les instincts les plus vils de l'homme. et c'est justement en utilisant les défauts et les faiblesses de ce dernier qu'il perdure suivant des cycles plus ou moins longs en s'achevant inéxorablement dans le sang.
    votre économie sacré est une économie de guerre!!

  • #11

    FlikeFrog (vendredi, 05 avril 2013 01:12)

    Un système économique n'a pas vocation à être sacré et doit être questionné et remis en cause lorsque l'on constate qu'il ne remplit pas ses fonctions ou qu'il peut être optimisé pour favoriser l'épanouissement d'un plus grand nombre d'individus.

    Il se trouve juste que la réalité n'épouse pas les contours parfait des utopies esquissées dans les livres. On peut tous se livrer à de vibrants plaidoyers pour un monde meilleur mais cela ne garanti en rien de notre capacité à produire ce résultat. Le communisme a été une parfaite illustration de cette déconnection entre l'ambition affichée et la mise en oeuvre pratique qui a été un échec complet.

    Le néolibéralisme, à travers la diversité de ses déclinaisons, à l'avantage de produire plus de richesse aujourd'hui que n'importe quel autre système pérenne et de nombreux pays amenés a jouer un rôle croissant à l'échelle mondiale continuent d'adopter des politiques qui s'en inspirent (Chine, Inde, Brésil). C'est manquer de perspective et prendre ses désirs pour des réalités d'affirmer que le néolibéralisme agonise. Tout comme Pivert se fourvoyait en 36.

    Quand à vos références à la barbarie, au sang et à la guerre, elles sont purement gratuites. C'est assez peu respectueux des gens qui ont vécus/vivent effectivement dans des zones de conflits ou sous une dictature et donneraient tout pour pouvoir prendre la place du nantis que vous êtes (relativement parlant et en assumant que vous ayez le profil du citoyen lambda) et subir à votre place le "joug" du néolibéralisme.

    Allez, à la tyrannie du grand capital mec, parce que finalement demain tu seras encore là à nous parler de barbarie assis sur ton canap et si ça se trouve tu nous mettra même un "j'aime" la révolution sur facebook.

  • #12

    Lila (samedi, 06 avril 2013 10:28)

    Malheureusement les 99% ont voté: PS 28%, Droite 39% FN 18% au premier tour de l'election présidentielle soit 86% pour des partis politiques qui soutiennent le système en place. Peu d'espoir de changement.

  • #13

    TeoNeo (dimanche, 07 avril 2013 10:39)


    @Guadet.

    Le premier avantage évident de l'assemblée tirée au sort c'est sa représentativité quasi parfaite de l'ensemble des citoyens. Personne n'a dit que le tiré au sort est forcement irréprochable mais celui ci n'est pas parvenu a ce poste par le piston, le mensonge, la corruption. De plus son mandat doit etre court et n'a pas de carrière politique à mener puisqu'il ne peut pas se représenter.

    Le hasard permet d’échapper aux castes dominantes et ça, ca change tout...

    Quand on constate que c'est la vox populi qui a sauvé la Suisse de l’adhésion à l'UE à plusieurs reprises contre l'avis de leurs "élites". Que c'est un soulèvement populaire qui a empeché l'Islande de se faire tondre pour payer les dettes des banquiers on peut penser que mettre 2000 volontaires pris au hasard pour voter les lois n'est pas plus stupide que de voter pour un type qu'on est obligé de croire sur parole et aucune obligation de respecter ses promesses.

    Sans en arriver jusque là je me demande pourquoi les promesses de campagne n'engagent pas juridiquement le candidat a une obligation de moyens, comme le médecin ou l'avocat sont soumis ? Un jury tiré au sort pourrait a la fin du mandat prendre tout le temps qu'il faudra pour verfier soigneusement tous les actes du politicien. Ceci afin de determiner si il a effectivement fait son possible pour respecter ses promesses et alors de l'autoriser à se représenter ou de le bannir de la vie politique.

    On pourrait même ne faire voter que pour un programme: l'ensemble des mesures à appliquer pour les 5 ans a venir. Ce programme sera appliqué par des technocrates qui seront dans leur vrai rôle: exécuter la volonté populaire. Les partis politiques ne seront que des centres de réflexion et de propositions et n'auront donc aucun intérêt à tromper les électeurs puisque qu'ils gagnent ou pas ils n'ont aucune place à prendre donc plus d'arrivistes de menteurs et de magouilleurs.
    Il y'a en fait des tas de solutions contrairement à ce que ceux qui profitent de l'irresponsabilité générale prétendent.

  • #14

    FlikeFrog (dimanche, 07 avril 2013 17:34)

    C'est aussi la vox populi qui s'oppose au contrôle des armes aux Etats Unis. C'est la vox populi qui soutient la charria et l'excision des femmes dans certains pays. Donc c'est quoi le point?

    Par ailleurs la vox populi en France s'exprime aussi par les milliers de choix individuels que chacun exerce au quotidien: consommer des produits qui nuisent à la santé (tabac, alcool, gras), regarder des émissions débiles à la télévision, négliger d'investir dans sa propre éducation et formation et celle de ses enfants en préférant le loisirs, emprunter sa voiture pour faire un trajet court et seul, consommer des trucs dont on a pas besoin...

    Même constat dans la sphère professionnelle. C'est pas comme s'il y avait d'un coté le petit peuple qui gère parfaitement et honnêtement ses affaires et de l'autre l'élite corrompue. Il y a a mon avis autant de petits commerçants, chef de PME, employés, bénéficiaires d'allocations sociales qui fraudent et tentent de profiter du système que parmi les élites. Ils sont également tout aussi nombreux à prendre des décisions fondamentalement mauvaises soit par incompétence, soit par paresse. Ils le font à une autre échelle, c'est tout.

    On peut même affirmer que la fraude et la tentation de contourner les règles pour son bénéfice personnel est profondément inscrite dans les gènes des individus. Il suffit pour s'en convaincre de penser à la tricherie dans les écoles, à un moment ou les individus n'ont pas encore rejoint le système économique. La tricherie n'est certainement pas l'apanage d'une minorité de nantis.

    Il faut manquer de lucidité pour ne pas constater que nous faisons tous et continuellement des choix qui sont négatifs tant à titre personnel que pour la collectivité.

    Je ne vois vraiment pas en vertu de quoi des individus qui échouent à prendre les bonnes décisions dans leur vie de tous les jours deviendraient par le truchement du hasard des législateurs hors pair.
    Et qu'on ne me disent pas que c'est parce que le système (publicité, offre des entreprises) corrompt l'individu qu'il prend les mauvaises décisions. A ce que je sache les individus qui vivent dans des cadres radicalement différents du notre sont encore pires (guerre tribale, pratiques religieuses archaïques, justice populaire, négations des libertés individuelles en Afrique).

    L'idée qu'il y aurait d'un côté des élites corrompues et de l'autre le bon peuple probe et industrieux est un mensonge éhonté qui fait le lit du populisme. Bientôt on nous dira sans ciller qu'il vaut mieux un skin au parlement qu'un élu. Quelle aberration!

    Ce qu'il faut s'est favoriser la transparence des institutions et établir des règles claires, réalistes et aisément applicables qui ménagent la recherche de l'intérêt personnel (qui anime les politiques comme n'importe lequel d'entre nous) et le bien commun. Identifier les situations de conflits d'intérêt potentiels pour les entourer de contrôles. Favoriser l'émergence de contre-pouvoirs en ayant conscience que ceux qui jouent ce rôle sont également animés par des intérêts personnels. De manière générale s'assurer que le crime ne paie pas et que la vertu et les compétences individuelles sont récompensées.

    Le point commun de nos dirigeants, tant dans la sphère politique qu'économique, est d'abord que, dans l'ensemble, ils se sont distingués du reste d'entre nous par leurs capacités, leur intellect, leur dynamisme, leur charisme et ça c'est déjà un bon signe.

    En portant le Peuple au pouvoir de manière indiscriminée on aura juste plus d'idiots, de fainéants, d'indécis et ils seront tout aussi corrompus.





  • #15

    TeoNeo (dimanche, 07 avril 2013 18:06)

    @Flikefrog

    Je reste convaincu que la moyenne de la population est dotée de plus de bon sens que la bourgeoisie parisienne.
    Et d'abord même si ce n'était pas le cas de quel droit on réduirait la représentativité de l'assemblée ? C'est au peuple de gerer ses affaires non ?

    Le charisme, le dynamisme, l'intellect ? Ce sont les qualités que l'on trouve entre autres chez les escrocs. Que les mauvais sont dotés de qualités exceptionnelles ca n'en fait pas des gens biens.
    Nous avons surtout besoin de gens dotés de patriotisme, d'empathie, d'integrité. Je prefere vous laisser les beaux parleurs qui vous fascinent tant...

  • #16

    FlikeFrog (dimanche, 07 avril 2013 23:22)

    Si je comprends votre raisonnement les compétences intellectuelles n'ont pas de rôle à jouer dans votre modèle idéal. Tant qu'à se reporter au hasard on pourrait tout aussi bien prendre les décisions à pile ou face.





  • #17

    TeoNeo (lundi, 08 avril 2013 00:43)


    Je ne vois pas pourquoi un elu serait competent parce qu'il est elu. Cahuzac est chirurgien, Estrosi pilote de moto...Nombre de ministres passent d'un ministere à l'autre dans des domaines complétement différent.
    Et puis sans vouloir être prétentieux, quand j'entends parler Nadine Morano, Sarkozy ou Hollande je ne vois pas en quoi leur intellect est exceptionnel comparé à plusieurs profs d'université ou de lycée que j'ai eu. Qui eux au moins ont prouvé des competences en réussissant des concours.

    Pour comprendre mon raisonnement il faut séparer d'une part les représentants, qui doivent surtout exprimer les grandes orientations issues de la volonté populaire (d'ou l'importance du patriotisme, de l'empathie etc...) des hauts fonctionnaires qui eux, sont sélectionnés par concours et donc peuvent appliquer autant que possible ces grandes orientations, le veritable executif en quelque sorte. En tous cas c'est comme ca que je vois les choses.

  • #18

    diojaime (lundi, 08 avril 2013 11:20)

    @FlikeFrog
    descendez de votre tour d'ivoire un peu et allez voir comment vit le peuple. partagez sa vie de tout les jours ne serait-ce que pendant quelques mois.
    après on en reparle d'accord??

  • #19

    diojaime (jeudi, 11 avril 2013 16:36)

    voici une des citations d'Henri Laborit:
    "tant que les informations seront entre les mains de quelques-uns, que leur diffusion se fera de haut en bas, après filtrage, et qu'elles seront reçues à travers les grilles imposées par ceux qui ne désirent pas, pour la satisfaction de la dominance, que cette grille soit contestée ou qu'elle se transforme, la démocratie est un vain mot, la fausse monnaie du socialisme ".


  • #20

    Guadet (samedi, 13 avril 2013 19:53)

    @ TeoNeo
    "Le premier avantage évident de l'assemblée tirée au sort c'est sa représentativité quasi parfaite de l'ensemble des citoyens. "
    C'est justement ce qui ne me semble pas du tout évident. Je suis allé sur le site de M. Chouard et je n'ai pas trouvé d'explication à ce propos.
    Il est vrai que la domination absolue, aujourd'hui, de deux partis carriéristes est un défaut majeur. Y-a-t-il lieu pour autant de détruire tout le système par élections ? On en tirerait plus de mal que de bien.

    Je suis en revanche d'accord avec vous sur l'importance du patriotisme. Malheureusement, il est à reconstruire. L'éducation doit se recentrer sur notre propre culture, sur notre histoire, sur le respect de nos ancêtres. C'est à cette seule condition que nous pouvons retrouver un sens commun du bien public et une assise nous permettant un dialogue serein et fructueux avec les autres nations. Qui ne se respecte pas ne peut pas respecter les autres : c'est encore plus vrais pour les nations que pour les individus.

  • #21

    Charles (lundi, 06 mai 2013 15:04)

    Quel ennui cet article, il faut changer le systeme, on peut changer le systeme, et bla et bla et bla. Ce discours creux et depressif, je l'ai entendu depuis le Lycee, ca fait un sacre bail. Et visiblement ca n'a pas change.
    Vous voulez changer le systeme, commencez par changer vous-meme, faites votre propre revolution sur vous meme et creez votre propre destinee et la vie qui correspond a vos valeurs et vous aurez deja change le systeme, prenez des risques, allez travailler a l'etranger pour des clopinettes, devenez entrepreneur, mettez vous ensemble avec des potes et creez votre business model, plantez vous et renaissez de vos cendres, si vous pouvez, et vous aurez change le systeme.
    Pour l'instant, en France, on a les memes valeurs depuis une generation, si on est bon eleve en classe et ensuite bon etudiant, on aura un bon job, une bonne securite sociale et une bonne retraite. Cette phylosophie a vecu. Les francais on quasiment invente les sports extremes, alors qu'ils deviennent les pilotes du chaos et creent des business models extremes et le systeme aura definitivement change.