dim.

31

mars

2013

Penser le changement : nouvelles énergies par Philippe Murer

Jacques Nikonoff et Philippe Murer
Jacques Nikonoff et Philippe Murer

Pour l’organisation de sa première conférence, le blog « L’espoir » avait fait le choix de deux penseurs du changement : Philippe Murer et Jacques Nikonoff. Le premier nous a dévoilés, pour la première fois dans une conférence, son analyse de la transition énergétique et l’impasse représentée par le choix des énergies fossiles. Le second nous a détaillés les différents mécanismes qui rendent inéluctable la fin de l’euro. Deux analyses imparables.

 

Philippe Murer a été le premier à ouvrir les hostilités face à l’auditoire clermontois. Il commença sa démonstration en montrant les réserves limitées des principales énergies non renouvelables en années de consommations :

  • ·         Pétrole : 40 à 60 ans
  • ·         Gaz : 60 à 120 ans
  • ·         Charbon : 150 à 200 ans
  • ·         Uranium : 65 à 200 ans voire plus

L’urgence de la transition énergétique


Au regard de ces chiffres, n’importe quel dirigeant responsable devrait donc penser à l’énergie d’après. Et penser l’énergie d’après revient nécessairement regarder du côté d’une énergie pouvant se renouveler. A titre d’exemple, le vent à notre disposition permettrait de produire l’équivalent de 100 fois notre consommation d’énergie. Ce chiffre monte au moins à 5000 fois pour ce qui concerne le soleil.

 

Philipe Murer démontre également que nous allons être confrontés à ces problèmes énergétiques plus rapidement que nous le pensons. En effet, l’atteinte du « Peak Oil », qui correspond à l’atteinte de la moitié des réserves pétrolières mondiales, signifiera que la production pétrolière ne pourra alors que décroître. Cette baisse aura des conséquences néfastes sur la croissance économique et provoquera par un effet de substitution une hausse de la croissance de gaz et de charbon. Les tenants de cette théorie estiment que ce point pourrait être atteint dès 2015 alors que l’industrie pétrolière le prévoit pour 2035. Dans tous les cas, la proximité de ce pic devrait obliger les dirigeants politiques à anticiper cette situation qui, couplée à la crise actuelle, pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l’économie mondiale.

Les effets du « Peak oil » combinés à un réchauffement climatique nous obligent à penser la transition énergétique. Face à ce défi, Philippe Murer montre l’importance de la volonté politique. Ainsi dans les années 70, un programme volontariste de l’Etat, basé sur un investissement de 200 Milliards d’euros, a permis un changement total de la structure de consommation d’énergie en faisant tomber la part des énergies fossiles dans la consommation d’énergie de 90% à 50%.

 

L’enjeu est crucial puisque la réussite de la transition énergétique permettrait l’atteinte d’objectifs clés pour l’économie et la souveraineté de notre pays :

  • ·         Un objectif écologique puisque qu’une énergie propre engendrerait une pollution nettement moins importante
  • ·         Un objectif géopolitique et de souveraineté nationale puisque l’énergie, produite sur notre territoire et qui deviendra rapidement moins chère que les énergies fossiles, nous sortirait de notre situation actuelle de dépendance énergétique tout en accroissant notre compétitivité
  • ·         Un objectif économique puisque la France s’immuniserait contre les fortes variations à venir des énergies fossiles et que la consommation d’énergie cesserait de contribuer à creuser le déficit commercial
  • ·         Un objectif industriel puisque nous pourrions prendre une avance sur les autres pays dans ce domaine grâce à la création d’une industrie de pointe et de produits exportable

 

Les sources d’énergie


Philippe Murer commence son exposé sur les différentes sources d’énergie en montrant la prégnance du nucléaire (74,1 %) au sein de la production d’électricité. En face seul l’hydraulique (12,4 %) parvient à limiter la casse alors que l’éolien (1,7 %), la biomasse (0,9 %) et le solaire (0,1 %) restent des énergies marginales. Au niveau de la consommation d’énergie primaire, il importe, dans un premier temps, de remplacer le pétrole et le charbon qui représentent environ 50 % de notre consommation globale.

 

Philippe Murer analyse les secteurs de consommation dans lesquels nous pouvons remplacer les modes de production énergétiques facilement. Il identifie 3 secteurs principaux :

  • ·         Le chauffage pour lequel il faut remplacer le gaz et le pétrole par un chauffage électrique alimenté par des énergies renouvelables ou par un chauffage au bois.
  • ·         L’industrie, qui n’est pas le secteur où la transition sera la plus simple, où il faudrait utiliser au maximum de l’énergie basée sur le d’électricité qui peut être produite par des énergies renouvelables
  • ·         Les transports, qui apparait être le secteur le plus complexe, puisqu’il faudra développer de nouveaux moteurs ainsi que des systèmes de stockage d’énergies renouvelables. Les expériences existantes de voitures électriques avec des batteries ou alimentées par une pile à combustible doivent être poursuivies.

Afin d’objectiver son analyse, Philippe Murer a décidé de comparer les coûts des différentes énergies à notre disposition.

 

1)      Le nucléaire


Concernant l’évaluation du coût de l’électricité nucléaire, il s’est basé sur un rapport de la cour des comptes qui a retenu un coût entre 5.4 centimes d’euros par KWh et 6.9 centimes d’euros par KWh. Le coût variable actuel est compris entre 3.8 centimes d’euros et 5.1 centimes d’euros.


Inconvénients : Le risque d’un accident comme Fukushima ne peut pas être écarté et représente un coût environnemental et sanitaire extrêmement élevé. Dans cette optique et afin de réduire le risque au maximum, il serait nécessaire de nationaliser EDF publique afin d’éviter les risques liés à la culture du profit.

 

Avantages : Contrairement aux énergies renouvelables, le nucléaire offre une production stable et continue. Il s’agit actuellement de l’énergie la moins chère du marché, à partir du moment où les installations sont amorties.

 

2)      L’hydraulique


D’après le CNRS, le coût de production de l’hydraulique, de 2 à 5 centimes d’euros par KW/h pour les grands ouvrages, est particulièrement compétitif. Le problème est que les grands sites hydrauliques sont actuellement tous utilisés en France. Développer de petits sites hydrauliques est possible mais a un impact important sur la nature tout en fournissant des capacités de production additionnelles faibles. Le coût reste cependant compétitif et se situe entre 3 et 10 centimes d’euros par KW/h produit.

 

Inconvénient : Cette technique n’est pas extensible pour produire de l’électricité à grande échelle et remplacer les énergies fossiles

 

Avantage : Cette énergie peut être stockée sous forme de rétention d’eau pour répondre à la demande quand les énergies intermittentes (solaire, éolien) ne produisent plus assez d’électricité.

 

3)      Le gaz et le charbon


La DGEC estime actuellement le coût de production des centrales à charbon et gaz à 6 centimes par KW/h en incluant le coût de construction de la centrale. Le coût de production des centrales à gaz en cogénération est de l’ordre de 7 centimes par KW/h, coût de construction de la centrale inclus.

 

Inconvénient : Il s’agit de ceux des énergies fossiles avec un problème similaire à celui de la théorie du Peak Oil. De plus les fortes émissions de CO2 posent problème. Enfin le coût de production est plus élevé que le nucléaire même s’il reste raisonnable.

 

Avantage : Stockage, production à la demande.

 

4)      L’éolien


Le coût est de 7 centimes d’euro par watt produit pour l’éolien terrestre, le double pour l’éolien offshore. Le prix de production de l’énergie éolienne devient donc compétitif avec les énergies fossiles voire nucléaire.

 

Inconvénient : Pollution visuelle et sonore, intermittence de la production, chute des prix bientôt terminée

 

Avantage : Coût immédiat, production complémentaire du solaire en terme d’intermittence

 

5)      Le solaire


La technologie la plus performante actuellement est le photovoltaïque qui présente l’avantage de ne pas nécessiter un plein soleil pour produire de l’énergie. L’intérêt majeur du solaire est que le coût de construction des panneaux photovoltaïque décroit d’un facteur de 3,1 tous les 10 ans. Le principal frein est en réalité le coût de construction sur le bâti qui reste stable et élevé.

Etant donné que la solution de construire des panneaux solaires sur pré ne peut être retenue pour des raisons écologiques et de préservation des terres cultivables, il importe de trouver une solution permettant de rendre le coût de construction des panneaux solaires sur le bâti acceptable.

 

Philippe Murer préconise donc de faire supporter ce coût d’installation par l’Etat, qui est le seul à pouvoir dépasser les problèmes de rentabilité à court terme. L’Etat pourrait ainsi fixer un coût maximum d’installation à 200 euros par mètre carré contre 400 actuellement. Ce fonctionnement serait viable grâce à un financement public par la banque centrale à 0 %. A mesure que le solaire gagnerait en productivité, Philippe Murer estime que nous pourrions nous passer du financement à 0 % dès 2023.

 

Avantages :

. En France, on peut estimer que 10.000 km2 de panneaux suffiraient à remplacer l’énergie consommée par toute la France.

. Les coûts décroissants, sont compétitifs d’ores et déjà pour le solaire sur pré (0.06 centimes par KWh avec financement à 0% public, 0.095 centimes avec financement privé) et le coût de production de l’électricité photovoltaïque sera bientôt le moins cher de loin de toutes les sources d’électricité.

 

Inconvénients :

. Trouver une méthode efficace pour réduire le coût d’installation : artisan agréé par l’Etat avec un budget maximum et financement à 0%

. Pour éviter que le solaire sur pré ne dévore 10.000 km2 de surface agricole, il faudrait imaginer un système pour que le solaire sur bâti ne coûte pas trop cher à l’installation (accrochage et panneaux de taille standard, installateur agréé, financement à 0%)

. Energie intermittente donc un problème de stockage.

 

1)      Biomasse


Le coût actuel, 0.11 centimes par KW/h, pourrait baisser sensiblement grâce à une exploitation systématique systèmatique de la biomasse par le tri et le ramassage.


Avantage : La biomasse permet de produire du gaz et constitue donc un vecteur de stockage d’énergie, ce qui la rend complémentaire des énergies renouvelables moins chères mais intermittentes.

 

Inconvénient : Le coût plus élevé que pour l’éolien et le solaire

 

2)      Bois


L’avantage du bois réside dans son faible coût de production mais cette ressource n’est pas illimitée. Le seuil de part dans notre consommation d’énergie sans détériorer la forêt se situe autour de 5 %.

L’intérêt du bois est de pouvoir fonctionner comme vecteur de stockage d’énergie pour compenser l’intermittence des autres sources et non de produire de l’énergie en grande capacité.

 

Avantage :

Le bois est une des énergies les moins chères et les plus sous-exploitées puisque seulement un tiers de la quantité de bois produite en France chaque année est utilisée. La possibilité de tripler son utilisation permettrait de créer de nombreux emplois au sein de la filière bois. De plus, le réseau de ramassage du bois pourra être conservé lorsque la France devra passer aux matériaux « bio ».

 

Le bois constitue un vecteur de stockage d’énergie, qui est complémentaire des énergies renouvelables qui sont moins chères mais intermittentes.

 

Inconvénient :

Le coût reste plus élevé que pour l’éolien et le solaire même s’il se situe en dessous des combustibles fossiles. De plus la quantité de bois supplémentaire exploitable se limite à environ 9 Mtep.

1)      Economies d’énergie dans le secteur résidentiel


Les économies d’énergie doivent être inclues dans les systèmes de production d’énergie puisque les économies réalisées n’auront pas à être produites.

 

En émettant l’hypothèse que l’Etat puisse prêter à 0% sur 30 ans pour la réalisation d’économies d’énergies, l’ensemble des chantiers susceptibles de réaliser une économie d’énergie de 5000 KWh par an pour 20.000 euros d’investissements seraient viables.

 

Avantage :

L’intérêt est la récurrence de l’opération sur le long terme puisqu’une économie d’énergie revient à produire de l’énergie chaque année

 

Inconvénient :

Le coût n’est pas toujours compétitif. Il importe donc de choisir les projets les plus rentables tout en leur affectant un taux d’emprunt de 0% par l’intermédiaire de la Banque centrale.

 

2)      Pompe à chaleur


Utilisée en appoint du chauffage, elle permet de diviser par deux la consommation réelle d’un bâtiment. Un prêt spécial à destination des ménages modestes pourraient être mis en place avec un remboursement basé sur les économies d’énergie réalisées sur 10 à 20 ans.

 

3)      Les réseaux de distribution d’électricité intelligents

 

L’utilisation d’énergies produites de façon décentralisée nécessite la création de réseaux électriques intelligents, à l’image d’Internet pour la circulation de l’information.

 

Son coût serait, selon l’AIE, de 200 Milliards d’euros sur une durée de 30 ans ce qui représente 9 euros par Français par mois. Il suffit de le faire financer par l’Etat ou la Banque Centrale afin qu’une rente privée ne soit pas créée. Les producteurs des matériaux de ce réseau seront des industries privées, l’assembleur et l’exploitant des entreprises publiques.

Synthèse et comparaison des énergies


L’énergie nucléaire reste la moins chère actuellement. Les centrales ont été financées et possèdent encore 15 à 20 ans d’activité devant elles. Il semble difficile de se passer au même moment des carburants fossiles et du nucléaire. Economiquement, le coût serait très élevé et techniquement le défi apparait très difficile.


En revanche, dans 15 à 20 ans, le prix du solaire photovoltaïque sera sans aucun doute la plus compétitive. Son développement dépend d’une forte volonté de l’Etat notamment au niveau de son financement qui nécessitera un prêt à 0 % de la Banque Centrale, dont la question de l’indépendance devra être posée au niveau européen ou au niveau national. L’autre inconvénient pour le solaire réside dans son caractère intermittent qui pose des problèmes de stockage.


L’éolien, énergie intermittente elle-aussi, présente des coûts proches des autres sources d’énergie mais son développement massif notamment en raison de l’arrêt prochain de la chute des coûts de production. Son rôle devra donc se limiter à un complément du solaire qui présente en raison de leurs caractères intermittents.


La biomasse, malgré un coût de production élevé, présente un intérêt pour ses capacités de stockage d’énergies renouvelables.


Le bois présente un coût de production très compétitif pour la production d’énergie. Sa disponibilité limitée devra l’amener à être utilisé pour les chaudières individuelles et pour ses capacités de stockage afin d’assurer un développement sans utilisation excessive de la forêt.


Enfin l’équipement de tous les logements et installations tertiaires par des pompes à chaleur, lorsque cela est possible, permettra de diviser par deux l’énergie consommée par ces installations.


La question du stockage 


A partir du moment où la décision de se passer totalement du nucléaire sera prise, il faudra absolument être capable de répondre à la problématique du stockage des énergies renouvelables et en particulier du solaire.


Trois opportunités s’offrent à nous. Le biogaz produit par les déchets et le bois constituent des solutions marginales puisque le premier pourrait représenter 2 % de l’énergie consommée et le second 3,5 %. La troisième solution est l’hydrogène dont le système d’électrolyse de l’eau permettra prochainement le stockage basse pression dans des matériaux composites. Cet hydrogène pourra alors soit être utilisé dans des chaudières à hydrogène pour chauffer un lieu, soit pour remplir des piles à combustibles qui créent de l’électricité.

 

Le rendement d’une pile à combustible étant d’environ 50 %, le coût de stockage de l’électricité qui sort d’une pile à combustible sera égal à 3,3 fois celui de l’électricité produite. Cette perte de rendement se trouvera compensée par le fait que le rendement des moteurs électrique est 3 fois plus performant que le rendement d’un moteur thermique. Si on ajoute le fait que le coût de l’électricité solaire sera très faible dans un avenir proche, cette source de carburant sera nettement la plus rentable.

 

Pour comparer à l’heure actuelle :

 

  • un plein d’une voiture à essence de 45 litres pour parcourir 600 km coûte 70 euros avec les taxes et 35 euros si on enlève les taxes.
  • un plein pour une voiture électrique pour faire 600 km représente 60 KWh soit 7 euros au prix actuel moyen de l’électricité

 

La disponibilité illimitée de l’hydrogène doit nous orienter à privilégier cette option, même si à court terme nous devrons utiliser le stockage par le bois et par le afin de faciliter au plus vite l’abandon des énergies fossiles.

Siège de l'entreprise Michelin à Clermont-Ferrand
Siège de l'entreprise Michelin à Clermont-Ferrand

L’application dans l’industrie et les transports


Les véhicules électriques peuvent fonctionner avec des batteries ou avec des piles à combustible hydrogène. L’avantage des piles à combustibles est que la production d’hydrogène permet de stocker la production d’électricité quand il y a surplus de production.

 

En revanche, concernant l’aviation en France, il n’existe pas encore de solutions. Même si ce moyen de transport ne représente que 2% de la consommation d’énergie totale il importerait de favoriser l’utilisation du train qui consomme de l’électricité sur les distances inférieures à 1000 km.

Au niveau de l’industrie, fortement utilisatrice d’énergies fossiles, l’utilisation de moteurs électriques fonctionnant avec des piles à combustibles devra être privilégiée.

 

Concernant le gaz, un remplacement par le biogaz peut être envisagé tout comme la production de gaz à partir d’électricité malgré un rendement faible (1/4).

 

Enfin quelques besoins résiduels de consommation en énergies fossiles, comme les charbons pour les hauts-fourneaux, devront continuer le temps que des solutions novatrices soient trouvées.

 

Les ressources seront-elles suffisantes ?


Concernant les batteries fonctionnant au lithium, la France aurait besoin de 2 % des ressources prouvées pour équiper le parc automobile au complet. Cette solution serait donc envisageable à condition de prévoir un système de recyclage du lithium.

 

Au niveau des électrodes de fabrication d’hydrogène, le cobalt pourrait poser problème au contraire du platine pour lequel les ressources apparaissent suffisantes.

 

Les panneaux photovoltaïques sont composés principalement de verre et de semi-conducteurs à base de silicium. Le sable est donc leur principal élément ce qui ne pose aucun risque de pénurie.

Conclusion


A la suite de ces travaux, il apparait donc parfaitement possible de se passer des énergies fossiles dans les 20 ans à venir puis de l’énergie nucléaire dans les 40 ans à venir. L’atteinte de cet objectif passe par des choix stratégiques et courageux de la part de nos dirigeants. Privilégier le solaire comme notre principale source d’énergie s’impose en raison de son faible coût de production à venir et de son caractère renouvelable. L’éolien pourra apporter un complément intéressant au solaire ainsi que la mise en place d’une politique axée sur les économies d’énergie.

 

Pour réussir cette transition énergétique le défi du stockage de ces énergies devra être relevé. Dans cette optique, les solutions du bois, de la biomasse et surtout être l’hydrogène devront être privilégiées.

 

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, l’Etat doit se doter d’un véritable plan énergétique qui inclurait la nationalisation d’EDF, d’une politique de sécurisation avec les Etats détenteurs de lithium et de métaux rares. Mais au-delà de cela, l’Etat doit revoir sa relation vis-à-vis de l’UE afin de mettre fin à l’indépendance de la BCE pour que cette dernière puisse financer cette transition énergétique grâce à un prêt à 0 %. Le fait que ce prêt serve à investir dans la production énergétique, limitera largement les risques inflationnistes. Enfin cette politique n’aura de sens qu’avec l’instauration d’un véritable protectionnisme afin d’éviter que ces efforts ne financent l’émergence de la filière solaire en Allemagne ou en Chine au détriment de la France.

 

Alors seulement notre pays pourra à nouveau jouer un rôle de catalyseur au niveau mondial et inspirer les autres pays sur la réussite d’une révolution verte.

 

Theux

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Commentaires : 6
  • #1

    mathieu N (mercredi, 03 avril 2013 00:00)

    Eh oui nous avons les solutions, les idées, les alternatives. Nous savons que c'est faisable, nous avons le savoir, la technologie, les ingénieurs, la main d'oeuvre, la volonté, pour le faire...

    IL NOUS MANQUE QUE LE POUVOIR!

    Le problème de l'énergie, comme tous les autres problèmes ne se résoudront pas sans une reprise en main par les citoyens du pouvoir qui est actuellement sous le contrôle de l'oligarchie, c'est à dire des plus riches via le mécanisme anti-démocratique de l'élection.

    Ceux qui ont les idées n'ont pas le pouvoir et ceux qui ont le pouvoir sont aux ordres des banques.

    Nous avons un point commun nous tous, les militants qui nous battons partout dans le monde: NOTRE IMPUISSANCE POLITIQUE.

    Cette impuissance ne tombe pas du ciel, elle est programmée dans un texte dont tout le monde se fout: NOTRE CONSTITUTION.

    Ce texte qui est censé affaiblir les pouvoirs et contraindre les politiques pour protéger le peuple des abus de pouvoir a été écrit précisément par les hommes politique.

    Tout comme ce n'est pas aux banquiers d'écrire les règles de la finance
    Tout comme ce n'est pas aux juges et aux policiers d'écrire les lois
    Tout comme ce n'est pas aux riches de fixer l'impôt sur le revenu
    ...

    CE N'EST PAS AUX HOMMES DE POUVOIR D'ECRIRE LES REGLES DU POUVOIR.

    Il nous faut une assemblée constituante désintéressée, donc tirée au sort, qui pour la première fois depuis 2500 ans instituera une vrai démocratie. Les élus n'ont aucun intérêt personnelle à écrire une vrai démocratie, il sont en conflit d'intérêt . Le Gouvernement représentatif est le régime idéal pour les élus et pour les riches, qui nous condamne à l'impuissance. 200 ans d'expérience du gouvernement représentatif le prouve...

    Tous les militants et les résistants sont divisés par leurs lutte en se battant chacun sur des conséquences.
    Rassemblons nous d'abord sur la cause majeur de nos problèmes: NOTRE IMPUISSANCE POLITIQUE.

    Je suis un simple citoyen, je n'aspire à aucun pouvoir, je ne suis candidat à rien. J'espère juste que ce message va se propager au plus grand nombre.

    Pour en savoir plus je vous invite à regarder cette courte vidéo:

    http://www.youtube.com/watch?v=oN5tdMSXWV8

    En espérant que vous ferez passer le mot à votre tour.

    Bien à vous :)

  • #2

    jojo (mercredi, 03 avril 2013 20:09)

    tiens, un troll de chez chouard... c'est de bonne guère.

  • #3

    Felix (jeudi, 04 avril 2013 11:59)

    Bonjour,
    Concernant le solaire,
    Vous dites qu'il faudrait 10.000 km2 de panneaux avec un prix d'installation de 200E/M2

    Cela fait 2000 Milliards d'euros quand même.
    Le budget de l'état est aujourd'hui de 280Milliards

    Il manque un facteur 10.

  • #4

    Juicer Reviews (lundi, 22 avril 2013 23:31)

    This informative article was in fact just what I had been trying to find!

  • #5

    FL (lundi, 03 novembre 2014 12:06)

    @Felix
    Ca tombe bien le projet n'est pas prévu sur une seule année :)

  • #6

    sextel (mardi, 29 novembre 2016 23:59)

    pytlując