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17

sept.

2013

Travailleurs sans travail

La faillite de la pensée économique dominante

 

                La victoire du néolibéralisme est d’abord une victoire dans le domaine des idées. Sous l’influence de Walras (pourtant socialiste) et de ses continuateurs, l’économie dominante moderne  s’est construite autour de la Théorie de l’équilibre Générale (TEG) réalisée par Arrow et Debreu, c’est-à-dire de l’équation mathématique censée résoudre la question de l’équilibre des marchés. La démarche walrasienne, consistant à poser comme hypothèse la constance de comportements tels que la rationalité, la maximisation du profit individuel ou l’information complète des agents économiques imprègne encore de nombreux travaux, moins peut-être par ses résultats que par sa méthode. Ainsi l’économie est-elle devenue principalement une science mathématisée, voulant résoudre dans des équations les déterminants de la formation des prix ou des niveaux de production.

Née à la fin du 19ème siècle dans le but de constituer l’économie en science, inspirée et voulant atteindre le statut de la science physique, l’approche walrasienne ou néo-classique, n’a pas connu la même trajectoire. En particulier, sa valeur prédictive est mise en déroute dans les années 30, et des auteurs tels que Keynes et Hayek détruisent ses fondements en utilisant des arguments qui portent encore aujourd’hui, bien qu’on ne les entende pas toujours. Il est vrai que l’approche néo-classique su évoluer, en pensant d’abord de façon dynamique, c’est-à-dire de manière temporelle, et complexifier en conséquence ses outils mathématiques (après la deuxième guerre, c’est notamment ce à quoi s’attèleront les deux « Nobels » français Allais et Debreu). Adapter ensuite sa théorie de la rationalité des agents, sur quoi se base toutes les constructions néo-classiques, en intégrant des hypothèses plus réalistes (anticipations rationnelles de Lucas…).

 

                Mais quelles que furent les évolutions, le modèle d’équilibre général néo-classique est en crise profonde. Il demeure sans valeur prédictive et ce faisant, sans valeur scientifique, pour la raison qu’il ne parvient pas à dégager des lois des comportements humains, comme le fait la science physique du comportement des choses. L’incertitude radicale qui règne dans la prévision de l’évolution des prix, dans la rentabilité des investissements futurs, dans le comportement des consommateurs, est pour l’heure  indépassable. D’abord du fait que l’homme est un être social qui agit en fonction du comportement de ses semblables, ensuite parce qu’il est un être non rationnel qui peut se comporter en opposition à son propre intérêt comme l’a montré la psychologie expérimentale. Enfin et surtout parce que son comportement est contextuel, c’est-à-dire qu’il dépend du moment, du lieu et des institutions au sein desquelles il agit.

 

L’utilisation des probabilités en économie, sur le modèle de la thermodynamique, n’a pas résolu ces problèmes, et à peine peut-on parler d’une prédictibilité à court terme pour les modèles économétriques d’aujourd’hui (il n’est qu’à prendre les différentes prévisions de croissance de ces dernières années en Europe pour s’en rendre compte). En fait, il est possible de reconstituer un système économique dans un modèle mathématique et d’en prévoir l’évolution en modifiant certaines variables. Mais aucune représentation n’est capable de prévoir une évolution à moyen ou long terme, parce qu’aucun modèle ne peut dépasser les problèmes posés par la spontanéité individuelle décrite par Hayek ou par les comportements collectifs réels décrits par Keynes.

L’origine de la richesse et du développement

 

Un avatar de ce problème fondamental est l’incapacité des modèles néo-classiques à rendre compte du phénomène des rendements croissants ou celui de la productivité du travail, comme le souligne Erik Reinert dans son livre récemment traduit en français (Comment les pays riches sont devenus et pourquoi les pays pauvres restent pauvres).

 

                Dès le début, les néo-classiques en effet, se sont positionnés comme des chercheurs de lois humaines, ce qui les conduisit à ignorer l’Histoire en tant que science humaine. C’est à Marx et aux marxistes d’abord que revint le problème de résoudre des questions historiques auxquelles ne pouvaient répondre les analyses néo-classiques. Puis ce furent les penseurs du développement, après-guerre, qui se penchèrent à nouveau sur elles : quelles sont les causes de la richesse ? Quelles ont été les causes de la révolution industrielle puis du développement des pays riches ?

                Les réponses sont à la fois simples et complexes. Simples parce que tout réside dans l’augmentation de la productivité du travail, dû aux rendements croissants de certaines productions souvent industrielles. Complexes car toute la question est de rendre possible cette productivité dans une société donnée, et que la théorie économique néo-classique n’intègre pas, et intègrerait très difficilement, la notion de rendements croissants dans le temps d’une production donnée. Pour résumer, un pays devient riche si sa production augmente. Comment peut-il faire augmenter sa production ? En produisant plus avec les mêmes moyens, c’est-à-dire en augmentant sa productivité. Dix hommes labouraient un champ en dix jours, un ingénieur invente la charrue, il suffit d’un homme et d’un jour. Que fait-on des 9 jours restants ou des 9 hommes ? C’est toute la question du partage de la productivité, autre nom de la richesse.

 

                Développer la productivité du travail, c’est-à-dire protéger l’innovation industrielle et s’assurer de débouchés par le commerce mais surtout par la demande intérieure, tel est le secret que les historiens de l’économie et les spécialistes du développement ont mis au jour, et qui s’applique aussi à nous, sociétés développées.

 

La situation actuelle : une richesse inégalée

 

Malgré le déclinisme ambiant, il est important de comprendre que jamais le monde n’a été aussi riche, c’est-à-dire en mesure de produire autant de biens, que ceux-ci soit inutiles et destructeurs (comme les armes ou les plastiques) ou utiles (produits améliorant les soins ou l’éducation par exemple). De même, jamais la France, par exemple n’a été aussi riche, quelle que soit par ailleurs son état démographique ou son taux de chômage. Cela vient de la productivité du travail, qui résulte elle-même non pas d’un acharnement au travail de la population mais de procédés de production inventés par l’intelligence et la créativité. Ces innovations se trouvent dans des secteurs de pointes, et en particulier dans l’industrie.  Ce sont ces procédés, très nombreux et très variés qui sont la source de notre richesse croissante. Mais leur existence est déterminée par l’existence de structures à même de les faire prospérer, à commencer par les débouchés. Sauf à exporter toutes nos productions (comme le font en gros de petits pays industriels comme la Suisse ou la Suède), il est très important qu’un marché intérieur existe et nourrisse le développement des secteurs productifs. C’est pourquoi les mécanismes de partage des fruits de la productivité sont d’une importance décisive.

 

Ils se traduisent de différentes manières : par le salariat, par l’impôt et l’action de l’état (salaires des fonctionnaires, aides, allocations, subventions, versement du chômage…) et tout mécanisme qui permet la répartition de la richesse. Tous ces éléments cumulés forment une demande globale qui permet l’existence d’unités de production, qui à leur tour peuvent être protégées de la concurrence (comme aux débuts de l’industrialisation de tous les pays riches) ou subventionnées.

 

Pour résumer la productivité du travail est étroitement dépendante du marché intérieur d’un pays. Finalement, le développement de l’intelligence et l’innovation par l’éducation et des débouchés par le partage et l’emploi sont les fondements du développement.

Super Charlie de Julien Durix
Super Charlie de Julien Durix

Le mythe et la discipline du travail

 

             Ces faits, qui sont, répétons-le, ignorés par la théorie économique dominante, le sont également par la société dans son fonctionnement. Si la « valeur travail », au sens de la quantité de travail, est une des choses qui ressort clairement de l’œuvre néo-classique (que les auteurs soient libéraux ou marxistes, beaucoup de marxistes ayant réutilisé le système walrasiens), elle est présente comme une norme fondamentale dans la vie de tous les jours, les gens voyant généralement dans la quantité de travail fournie l’origine de la richesse.

 

                On pourrait lister les clichés puissants ancrés jusque dans l’esprit de gens authentiquement progressistes, qui découlent de cette norme de la quantité de travail : « le système des retraites ne peut tenir car il n’y a pas assez de travailleurs comparé à il y a 50 ans», « les chômeurs sont chômeurs parce qu’ils ne veulent pas travailler », « il faut faire des études en alternance afin de travailler tôt » , « il faut rendre payantes les Universités puisque les études sont un investissement », « les fonctionnaires ne créent pas de richesse », « Les riches ne doivent rien à personne puisqu’ils donnent beaucoup » « avec la crise, on ne peut pas travailler que 35h par semaine ou avoir 5 semaines de congés payés»…

 

Toutes ces balivernes sont fausses parce qu’elles ont en commun d’ignorer les mécanismes réels de la richesse d’une société, et qu’elles s’appuient sur une vision erronée de ce qu’est le travail. La productivité par actif ayant explosé comparé à il y a 50 ans, nous pourrions en réalité améliorer notre système des retraites. Les chômeurs participent à la demande intérieure et sont autant responsables de la richesse des riches que les fonctionnaires ou toute personne travaillant à un poste sans gain de productivité (c’est-à-dire la plupart des gens), dans le privé ou dans le public. Les études ne peuvent pas être un investissement personnel puisqu’elles sont à l’origine de la richesse de tous. Les rendre payantes et inaccessibles, en plus d’interdire leur accès à des couches entières de la population, est un grave danger collectif. Les riches, quant à eux, sont redevables à tous de leur richesse, et n’ont pas à se glorifier de reverser au système qui leur a permis d’exister.

 

                Pourtant ces mécanismes simples étant mal compris et surtout mal diffusés parmi la masse des gens, la discipline du travail, la culpabilité de ne pas assez travailler, ou d’avoir trop d’avantages, permet au système de briser la résistance des couches les plus rétives à ce discours et à ce système abjects. C’est l’intelligence et non la quantité de travail qui permet le développement, c’est donc les conditions de l’intelligence qu’il faut défendre et non l’abrutissement par la discipline du travail indistinct et irréfléchi. Ce n’est pas la quantité de travail qu’il faut augmenter, c’est sa qualité.

 

                C’est donc à une libération mentale que devrait donner lieu la réflexion sur l’origine de la richesse. Mais le débat n’est pas seulement obscurci par la victoire trompeuse du néo-classicisme dans la théorie économique, elle l’est par le voile du débat sur la décroissance dans le camp progressiste.

Productivité et écologie

 

                Même en imaginant que l’importance de la productivité du travail dans le développement soit connue, il n’est pas assuré qu’elle devienne audible à gauche, pour la bonne raison qu’une part importante du discours de gauche moderne s’est construit, en réaction à ce pessimisme sans issue auquel condamne la pensée économique actuelle, sur le concept de la décroissance. Or, s’il est parfaitement justifié de vouloir stopper  certaines activités écologiquement destructrices, il ne faut pas assimiler la croissance, qui n’est rien d’autre que la hausse de la productivité du travail, et qui permet le progrès humain (par l’éducation et la santé principalement), aux activités de production inutiles ou destructrices.

 

                Nous pouvons penser la transition écologique, et ceci est une nécessité immédiate, mais cela ne peut pas être par l’arrêt du développement de la productivité, car alors nous rentrerions en stagnation, non seulement en stagnation de la pollution, mais aussi en stagnation du progrès. Il est difficile de faire la part des choses tant les ficelles les plus grossières sont utilisées pour légitimer les désastres du capitalisme, mais c’est pourtant bien vers une productivité écologique qu’il nous faut tourner nos espoirs. C’est ainsi armés que nous guérirons nos sociétés du mal qui les ronge : valeur maladive accordée au travail d’un côté, et chômage de masse de l’autre.

Signal d’alerte : les entreprises fictives

 

L’apparition, en Suisse (et ailleurs dans le monde) d « entreprises à pratiques commerciales », c’est-à-dire  d’entreprises fictives qui apprennent à faire travailler des chômeurs dans un cadre de travail où rien ne débouche sur rien n’est pas un fait négligeable. Il faudrait mener une enquête auprès de ces institutions fascinantes et écœurantes à la fois, si symptomatiques des absurdités bien réelles dans lesquelles nous plonge les folies des penseurs de l’économie standard. Chez ouistart, on apprend à faire des bons de commande qui ne partiront jamais nulle part. Chez sept étoiles, on fait des brainstorming pour rien, juste pour ne pas perdre l’habitude de faire des brainstorming. On se fait engueuler si on arrive en retard, si on n’est pas dans l’ambiance de l’entreprise, puisque qu’on désorganise son bon fonctionnement… Mais que désorganise-t-on puisque rien n’est fait ? Qu’apprend-t-on puisque tout est faux ? Qu’est-ce que cette folie sinon l’aboutissement de la logique à l’œuvre dans notre monde : ne vous occupez pas de ce que vous faîtes, vous êtes incapable de comprendre, occupez vous de travailler, car c’est bien.

 

Dans un texte célèbre de la Condition de l’homme moderne (livre décisif), Hannah Arendt s’exprimait ainsi : « C'est l'avènement de l'automatisation qui, en quelques décennies, probablement videra les usines et libérera l'humanité de son fardeau le plus ancien et le plus naturel, le fardeau du travail, l'asservissement à la nécessité. (...) C'est une société de travailleurs que l'on va délivrer des chaînes du travail, et cette société ne sait plus rien des activités plus hautes et plus enrichissantes pour lesquelles il vaudrait la peine de gagner cette liberté. Dans cette société qui est égalitaire, car c'est ainsi que le travail fait vivre ensemble les hommes, il ne reste plus de classe, plus d'aristocratie politique ou spirituelle, qui puisse provoquer une restauration des autres facultés de l'homme. Même les présidents, les rois, les premiers ministres voient dans leurs fonctions des emplois nécessaires à la vie de la société, et parmi les intellectuels il ne reste que quelques solitaires pour considérer ce qu'ils font comme des œuvres et non comme des moyens de gagner leur vie. Ce que nous avons devant nous, c'est la perspective d'une société de travailleurs sans travail, c'est à dire privés de la seule activité qui leur reste. On ne peut rien imaginer de pire. »

 

 

Trémarec

NB: Ce texte a été publié dans RAGEMAG

Sources:

 

 

-Jacques Sapir Les trous noirs de la science économique

-Patrick Verley La Révolution industrielle

-Erik Reinert Comment les pays riches sont devenus et pourquoi les pays pauvres restent pauvres ?

-Paule Bairoch Histoire économique du monde

Les entreprises fictives :

-http://www.ouistart.ch/wp/

- http://www.helvartis.ch/documents/fr/medias/helvartis-dossier-presse-fr.pdf

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Commentaires : 16
  • #1

    Horror (dimanche, 22 septembre 2013 08:13)

    Il était bon le temps ou nous grattions tous la terre avec nos doigts, des l'âge de 6 ans, pour pouvoir manger. C'est un peu le message de cette longue logorrhée avec le procès en sorcellerie de tout progrès technique. Amish et Marxistes même combat!
    Quid de l'innovation créatrice?
    Et même sans elle, il est surprenant qu'un pays avec un tel taux de chômage que le notre soit disant car la productivité a détruit l'emploi se retrouve avec des centaines de milliers d'offres non pourvues. Sont-ce des emplois hautement qualifiés qui disqualifieraient nos chasseurs/cueilleurs? Même pas ce sont les emplois les plus basiques que nous ne voulons plus faire, préférant finalement des allocations qui nous rapportent presque autant. Pourquoi donc se fatiguer? Et il est la le problème, l'Etat Providence est fortement ancré dans nos esprits et devenant feignants suivant les discours de vos politiques amies, pourquoi s'en faire papa et maman sont la? Ils vont prendre au méchant tonton qui a plein de sous pour vous les donner.

    Votre théorie de la productivité destructrice tombe a l'eau, car elle occulte 3 éléments majeurs.
    La capacité de l'innovation a créer de nouveaux marches, donc de nouvelles richesses et emplois.
    Le rôle néfaste de l'Etat sur le marche, les entreprises et l'emploi tel que nous le voyons actuellement. J'ai bien aimé votre histoire avec les entreprises pipeau, que pensez vous des emplois pipeau du gvt ami?
    La concurrence internationale et principalement pan européenne.

    Enfin comment oser encore taxer d'ultra libéral un pays qui ponctionne bientôt 60% de la richesse produite. A 50/50 on peut se poser la question mais pas a 60. La on est plus marxiste que libéral.

  • #2

    Trémarec (dimanche, 22 septembre 2013 15:07)

    Cher Horror,

    On s'est mal compris je pense sur la productivité. J'essaie de la défendre dans cet article et je soutiens qu'elle est à l'oigine de la richesse. Là où semble-t-il nous différons, c'est dans les déterminants qui font la productivité. Je pense effectivement que l'Etat a un grand rôle à jouer pour maintenir des débouchés aux industries par les salaires ou le protectionnisme. Je pense qu'on pourrait presque tomber d'accord là-dessus, car je vous ferez observer que mon propos n'est pas marxiste, au sens où j'ai conscience de l'importance de l'initiative individuelle de l'entrpreneur dans la création de richesse. En revanche je suis pour le maintien d'une société favorable à l'émergence d'entrepreneurs innovants, c'est-à-dire une société relativement égalitaire, avec une certain interventionnisme de l'Etat et peu de chômeurs.

    Au plaisir de vous relire

    Trémarec

  • #3

    Trémarec (dimanche, 22 septembre 2013 15:08)

    *edit: je vous ferais observer

  • #4

    Horror (lundi, 23 septembre 2013 08:21)

    L'Etat n'a aucun rôle a jouer dans la création de richesse, il en est incapable et surtout incompétent voire contre productif. Son rôle est au mieux d'orienter, d'accompagner et d'aider pas de décider ni encore moins de faire (exception faite de domaines stratégiques comme l'énergie).
    Hors il fait tout l'inverse, ne fait aucun des premiers bien au contraire et veut se mêler des seconds avec les résultats et surtout perspectives que nous voyons actuellement.
    Ensuite vous avez une perception très idyllique de l'innovateur voire de l'entrepreneur, qui lui est le vrai créateur de richesse, tout court. Que croyez vous que soient ses motivations? Pour risquer ses économies et/ou prendre un risque en empruntant auprès de banques, son temps sans avoir de salaire ou une misère le temps que son entreprise décolle si elle le fait, passer des semaines de 2 fois 35h sans pointeuse ni dimanche, se faire extorquer temps d'administratif colossal et taxes toujours plus diverses et variées sans forcément de CA, et enfin dans bon nombre de cas avoir tout perdu sans l'Etat ne daigne lui fournir autre chose que le RSA!
    Le plaisir de tout offrir a ceux qui auront attendu au chaud pour voir s'ils peuvent venir a la curée que vous leur promettez?
    Je vous invite a essayer d'entreprendre, de redescendre un peu sur terre et vos propos risquent de changer quelque peu.
    On ne fait rien pour les entrepreneurs, au contraire, alors que c'est la part de la population la plus rare et la plus précieuse d'une Nation.
    L'égalité doit se payer à l'aune du risque pris, sinon c'est trop facile ou tous vont attendre que l'autre fasse sans rien faire car le jeu n'en vaut pas la chandelle.

  • #5

    emynonys (lundi, 23 septembre 2013 13:57)

    "Ensuite vous avez une perception très idyllique de l'innovateur voire de l'entrepreneur, qui lui est le vrai créateur de richesse, tout court."
    Que l'entrepreneur soit un, mais pas l'unique, créateur de richesse, personne ne le conteste. Restent encore à énumérer que la création de richesse provient aussi de tous les chercheurs, ingénieurs, chefs de projet, ouvriers, etc., et mêmes les techniciens de surface.
    Le problème est de savoir quelle est la répartition de cette création de richesse, et, on peut être à 60% de prélèvements comme en France, cela ne change rien au fond à la discussion.
    Le mythe du patron avisé et bienveillant face à l'état dépensier et incompétent ne tient pas non plus lieu d'argument, c'est juste un cliché facile, dans la réalité l'un et/ou l'autre peuvent être vrais, ou l'inverse.

  • #6

    Horror (lundi, 23 septembre 2013 16:09)

    Erreur, l'innovateur et l'entrepreneur sont ceux par qui la richesse arrive, ils sont donc les biens les plus précieux pour la Nation.
    Les "autres" (sans que cela ne soit péjoratif) vendent simplement leur force de travail et ils sont aisément remplaçables, ce que l'on voit fort bien aujourd'hui.
    La responsabilité de l'Etat maquereau qui ponctionne les 60% est qu'ils découragent ou pire font fuir les créateurs, les innovateurs et les entrepreneurs qui ne font rien ou trouvent aisément de l'herbe plus verte ailleurs, laissant sur le carreau tous les "autres", incapables de créer seuls de la richesse, ce que l'on voit également très bien aujourd'hui.

    La voie dans laquelle l'Etat nous mène et qui semble vous convenir nous conduit à un Etat de tous pauvres composés de fonctionnaires et d'allocataires (on repassera pour une égalité "Juste"). En mathématiques on appelle ça une tendance. Il faudra juste se poser la question de qui paiera ne serait-ce que sur le moyen terme?

    L'argument de l'Etat dépensier et incompétent tient très bien la route, c'est ce qui se passe factuellement sous nos yeux qui fait du toujours plus pour finalement toujours moins dans presque tous les domaines (éducation, emploi, logement, sécurité, énergie...).

    Pour les patrons si vous me relisez, je n'ai jamais parlé de bienveillance ou de clairvoyance, mais plutôt d'une analyse de risque et d'un retour sur investissement et pas seulement financier. Tous ces arguments tiennent parfaitement la route contrairement à l'absence des vôtres.

  • #7

    emynonys (mardi, 24 septembre 2013 01:49)

    Vous n'avez pas plus d'arguments que moi, les seuls sur lesquels vous vous reposiez sont un 60% de ponction de l'état, et que les entrepreneurs sont l'étincelle qui allume le feu de la création de richesses et doivent être vus comme la classe à privilégier.
    Dans quelle mesure?
    D'un autre côté, la répartition des richesses était de 47 % des revenus allant au capital dans les années 80 pour 53 aux salaires et aujourd'hui 57 contre 43, une autre manière de mettre en perspective la dérive du libéralisme sans règles. Ensuite, pour votre deuxième argument, après l'étincelle, vous les produisez comment vos richesses et pour qui?

    Je ne doute pas que vous me répondrez, ce que vous défendez aujourd'hui n'en restera pas moins synonyme d'un individualisme (le créateur est tout, les autres ne sont que des pions) bientôt d'une autre époque. Regardez à quoi les jeunes d'aujourd'hui rêvent et aspirent, le monde de demain est en train de rentrer en rupture par rapport au conservatisme économique dont vous faites preuve.

  • #8

    Horror (mardi, 24 septembre 2013 07:15)

    Votre problème est double.
    Vous avez une approche idéologique alors que je reste pragmatique sur la situation ou des actions provoquent des réactions. La question n'est de savoir qui a tort ou a raison, ou qui est le "gentil" ou le "méchant" d'un point de vue intellectuel car la, la discussion reste stérile et sans fin, chaque "camp" ayant sa vision et ses arguments qui se valent sur le papier.
    La question est de savoir ce que les actions gouvernementales dégagent comme tendance macro pour ses citoyens sous contrainte d'un environnement macro-économique avec lequel nous devons composer. Et la vous ne répondez a rien sauf a du fantasme de "Grand Soir" puéril.
    Votre deuxième problème est le prisme restreint que vous prenez, qui occulte tout l'environnement hors du nombril franco-français. Et bien ou pas bien, notre environnement est beaucoup plus large avec de multiples répercussions sans que nous ne soyons protégés a l'intérieur d'une bulle. A partir de la et si l'on est responsable, nous devons composer avec au lieu de pleurnicher.

    Quant a vos exemples qui n'amènent aucune solution, ils sont faux car incomplets. Au XIXeme ou le libéralisme n'était pas encore actif, la répartition des richesses était bien plus déséquilibrée qu'aujourd'hui. De plus, jamais le citoyen moyen national mais aussi et surtout international qui représente une quantité bien plus importante n'a été aussi riche... Grâce au libéralisme. Je vous accorde que nous assistons chez nous a un changement de tendance ou les générations futures auront tendance à s'appauvrir. Cependant dans le même temps d'autres populations s'enrichissent dans un rééquilibrage qui devrait satisfaire des égalitaristes tels que vous, a moins que votre "humanisme égalitariste" ne s'arrête aux frontières.
    Pour la répartition capital/travail refaites vos comptes en glissant dans votre simpliste partage le troisième larron qui est l'Etat. A l'époque dont vous parlez, sa ponction de la richesse ne devait pas excéder 15%.

    Pour les jeunes je partage votre amertume. J'avais déjà peur quand je voyais que les études les concernant montraient qu'ils voulaient majoritairement être fonctionnaire, non pas par patriotisme mais plus pour trouver une "planque". Je suis encore plus catastrophe avec les dernières études quand je vois qu'ils veulent tout simplement partir ailleurs alors qu'ils sont notre avenir, ils seront celui d'autres Nations. Peut on leur en vouloir? Nous ne leur offrons que le RSA, le chômage et des CDI pour les meilleurs avec la dette colossale des "avantages acquis" de leurs aînés, deja benis par les 30 glorieuses, et dont ils ne bénéficieront même pas.
    Visiblement, cela ne correspond pas forcément a votre vision des jeunes et de leurs aspirations. Posez vous la question de votre représentativité dans cette jeunesse.

  • #9

    emynonys (vendredi, 27 septembre 2013 23:01)

    Quoi dire à votre réponse? Pragmatisme? Vos éléments de langage montrent une réalité largement autre.

    Quand vous parlez d'Etat Maquereau et d'incompétence des institutions démocratiques de manière plus générale, c'est à mourir de rire devant l'évasion fiscale, pour ne citer qu'un exemple de ce que le capitalisme réalise aux dépens du reste de la population. Cela dit, n’empêche pas que l’Etat doive être modernisé et mieux géré.

    En 1965, la ponction de la richesse était de 25% en moyenne dans les pays de l'OCDE. J'ai parlé des années 1980, votre chiffre de 15% « à l'époque » que vous me rétorquez est archi-faux. Voir :
    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/prelevements-obligatoires-france-pays-occidentaux.html

    Comparer le XXIè au XIXè alors qu'aucun économiste digne de ce nom n'est capable d'établir une quelconque analyse qui tienne la route montre votre mauvaise foi. Les données tangibles manquent, la majeure partie de l'économie fonctionnait en semi-autarcie, 80% de la population était dans l’agriculture de subsistance. Ce siècle n’en reste pas moins intéressant pour analyser les effets des inégalités (mais seulement dans les grandes orientations), étant parcouru de crises et de guerres dues en partie au fait que les rentiers étaient mieux rémunérés par rapport à l'investissement direct dans l'économie réelle (lisez ou relisez Schumpeter pour vous en convaincre), ce qui reste le cas aujourd’hui. La différence est que cet état de fait est mieux relié aujourd’hui par internet, participe à la critique des effets d’un capitalisme sans règles et finira par remettre profondément en cause ses dérives. Si vous avez foi dans le capitalisme, j’ai foi dans le fait qu’internet et les technologies « soft power » sauront venir à bout de ses dérives les plus flagrantes. Remettre en cause le capitalisme ne veut pas dire le remplacer mais le faire évoluer vers plus d’équité, et pas égalité, mot magique que vous utilisez à tort et à travers pour jeter le discrédit et amener systématiquement à la vision d’un monde où tout le monde serait pauvre, ce qui est fondamentalement faux.

    Au sujet des jeunes, je ne suis pas amer, au contraire, ce sont les jeunes qui sauront diminuer le temps de travail (cf. La fin du travail, la 3ème révolution industrielle de Jeremy Rifkin, entre autres références) devant les gains de productivité des 50 dernières années alors que les nouveaux créneaux industriels ne comblent pas totalement ces gains (d’où chômage de masse, les pays émergent ne seront pas épargnés très longtemps non plus…). Les jeunes, qu'ils soient français ou issus de pays émergents (dès lors qu'ils ont gouté au mode de vie occidental, on le voit déjà en Chine), aspirent à profiter de la vie en dehors du travail, ça, vous ne pouvez pas le voir en ne vous intéressant qu’aux aspects économiques, les aspects sociologiques (sans que ce soit un gros mot ni une orientation simpliste déterminant la couleur politique) vous échappent.

    Vous restez dans cette belle théorie des vases communicants où chaque partie du monde profite du développement économique à son tour. Cette vision lointaine est hors de toute réalité pour l’instant, car pour qu’elle devienne rationnelle et tangible, encore faudrait-il qu’une sorte de gouvernement mondial existât pour organiser les transferts économiques et que les défavorisés du moment puissent rebondir sans provoquer des révolutions. Je me rappelle que vous ayez défendu cette vision d’un gouvernement mondial, le problème pour l’instant, c’est qu’il est hors d’atteinte.
    Personnellement, je m’essaie à défendre un monde de demain avec des solutions plus proches dans le temps : modernisation de l’état, valorisation des ressources primaires à leur juste valeur et pas exploitation des pays pauvres par les riches, combat contre l'évasion fiscale etc.

  • #10

    Horror (dimanche, 29 septembre 2013 00:43)

    Vous vous contentez de confirmer mes écrits avec votre exemple de l'évasion fiscale, de l'action et de la réaction.
    Que pensiez vous que l'inutile, pseudo idéologique et surtout démagogique chasse aux riches avec l'impôt à 75% allait engendrer comme réaction? Car il ne s'agit pas de justice mais d'une simple spoliation a visée bassement politicienne. Je n'excuse, ni n'approuve l'évasion mais la comprend quand on est un des pays a la plus forte taxation au Monde. C'est juste une réaction humaine.
    Tout comme vous approuvez sans doute ceux qui fraudent aux prestations sociales, alors que je les comprend seulement devant la facilité avec laquelle ils peuvent le faire.

    Les 15%, c'était cadeau car ce fut le prélèvement le plus bas au début du siècle. On en est très loin et cela vous aura permis d'en prendre conscience pour mettre a jour votre équation primaire.

    Pour la comparaison inter siècles, je me l'autorise, cela s'appelle l'histoire (qui êtes vous pour l'interdire?) sinon je vous interdit celle du XXeme et du XXIeme siècle. Ce serait débile, non?

    Le reste n'est que gloubiboulga fantasmatique ou vous pensez qu'internet sauvera le Monde du capitalisme alors qu'internet est justement la quintessence du capitalisme le plus sauvage et le plus débridé qui dépasse tous les États et leurs règles. Regardez donc Amazon et le trading haute fréquence par exemple.
    C'est la que je regrette l'absence d'un gvt mondial car les États sont dépasses.
    Sur les vases communicants, ce n'est pas une théorie, juste une constatation mais si vous niez les faits, je ne peux pas grand chose pour vous.
    Sur les reste malgré vos grandes leçons livresques derrière lesquelles vous vous réfugiez, je pense que vous vous trompez dans les grandes largeurs. Votre jeune âge excuse sans doute le manque d'expérience de la vraie vie et votre sortie sur la Chine et les jeunes des pays émergents prêtent à sourire quand on est y est allé et qu'on les a justement rencontré.
    Et c'est la première chose qui frappe en Asie, c'est cette énergie et cette volonté de la jeunesse de réussir d'une réussite de type ultra capitaliste et ils s'en donnent tous les moyens pour y arriver, sans État d'âme. Je vous plains car ce sont vos concurrents directs pour demain, et clairement je ne miserai pas un yuan sur vous. Ils vous mangeront en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et pas sur la base de prétentions salariales différenciées. Mais c'est pas grave, on a le RSA en France.

    La connaissance sur le Monde ne se fait pas dans les livres, voyagez donc, après vous pourrez affirmer.

  • #11

    emynonys (dimanche, 29 septembre 2013 00:57)

    Pas la peine de répondre, les lecteurs de commentaires se feront bien leur opinion.

  • #12

    Horror (dimanche, 29 septembre 2013 09:52)

    Je comprends, ça devient trop difficile.

  • #13

    emynonys (dimanche, 29 septembre 2013 16:27)

    Pour donner encore un exemple de plus de votre mauvaise foi, internet n'est pas que l'outil géré et administré par le capitalisme que vous décrivez et sans aucune liberté, il a permis de faire évoluer des pays comme la Tunisie, où, sans que la situation n'en soit idéale, le débat et la parole sont redevenus plus ouverts qu'il n'étaient auparavant, conditions nécessaires pour réenclencher un processus vers la démocratie, que dire de l’Égypte, la Libye, ou même l’Iran (il y a des éclairages très intéressants, en documentaires, certes, mais qui montrent quelles en sont les causes liées)? Votre discours est automatiquement orienté vers vos thèses, vous ne faites qu'une analyse très partielle à peu près systématiquement. Ce sont les réseaux sociaux et internet qui ont permis toutes ces avancées. La liste des exemples qui démentent vos dires sur internet vu par le petit bout de la lorgnette peut être allongée, problème de temps après.

    Mais on va continuer encore un petit peu sur d’autres aspects qu’internet puisque vous provoquez :
    "De plus, jamais le citoyen moyen national mais aussi et surtout international qui représente une quantité bien plus importante n'a été aussi riche... Grâce au libéralisme."
    La cause de cette richesse et qualité de vie (d’ailleurs vous avez oublié cette conséquence sociologique fondamentale), c'est le savoir, le développement et le progrès techniques qui l'ont permis, l'économie, qu'elle soit libérale ou autre, est un moyen de diffusion, ici vous confondez les causes et les moyens, pour le point de vue philosophique.
    Contrairement à ce que vous pensez, j'ai déjà cotisé pas loin de la moitié de mes 43 et quelques années avant de partir à la retraite, merci de me rappeler que je suis jeune. Si vous avez visité autant de pays que moi, bien à vous, je vous rends néanmoins votre conseil d’aller visiter le monde, je le fais déjà et depuis longtemps, plus de trente ans. Vous avez le nez creux là encore. Quant à moi, je continue et persiste dans le fait que vous êtes un conservateur, l’âge sûrement, il paraît qu’après un certain nombre d’années, si l’on a vécu dans un certaine perspective, prenons l’exemple du capitalisme, ça doit être ce qui l’explique (problème de causes et de conséquences que vous jugerez encore comme du gloubiboulga, bien à vous!), on ne peut plus revenir sur ses convictions, même quand le monde change, dommage… Les générations meurent, restent d’autres hommes dont on espère qu’ils seront meilleurs.

  • #14

    Horror (dimanche, 29 septembre 2013 23:23)

    Ah! Une petite nuit de sommeil et puis tout va mieux. J'en suis fort aise car je m'amuse.
    Je suis juste désolé que vous soyez reste au niveau de l'actualité des vivas et des hourras que ceux (a Gauche c'est a dire presque tous)qui n'ont pas lu la géopolitique pour Les Nuls ont célèbre lors du printemps Arabe.

    Il fallait l'avoir lu pour savoir que nous plongerions de dictatures locales a des dictatures islamistes bien moins locales. Mais des lois barbares et médiévales comme la charria n'ont rien de libérale donc doivent vous convenir. Vous faites preuve encore une fois ou d'une naïveté confondante ou d'une méconnaissance attristante. Ce sont effectivement les réseaux sociaux qui ont permis aux habitants des pays qui se sont soulevé de passer de Charibde en Scylla. Wouaou!!!
    De plus cela ne dément pas comme vois le pensez de façon simpliste la capacité proteiforme d'Internet. Vous manquez de nuance dans votre jugement et le Monde ne se résume pas a du Noir et du Blanc. En fait il est surtout Gris.

    Sur votre sortie sur l'innovation, la richesse et le bien être, No peut aisément comparé libéralisme et communisme qui ont tout deux fait preuve d'une innovation forcenée. L'un a apporté richesse et bien être au plus grand nombre, l'autre rien. Je vous laisse trouver lequel et en tirer les conclusions qui s'imposent.

    J'avais mise sur une jeunesse ou l'idéalisme et le rêve sont encore de mise et j'avais une joute bienveillante. Sachant que vous êtes mon aine, je conserve le respect mais plus la bienveillance car comme vous l'avouez vous même, vous restez prisonnier de vos convictions et même le nez dedans ou des faits évidents sous les yeux, vous niez la réalité au mieux avec des pirouettes maladroites sous couvert d'un pseudo humanisme de supermarché. Je vous plains.

  • #15

    emynonys (lundi, 30 septembre 2013 18:29)

    Je vous plains vraiment, même votre pseudo dit ce que vous représentez, bon choix, une fois de plus!

  • #16

    Peine capitale pour les capitalistes (mardi, 04 février 2014 20:43)

    Horror, en effet, ce nom vous va si bien !
    Pour moi, vous n'êtes rien d'autre qu'un esclavagiste. Et les esclavagistes, il faut s'en débarrasser par tous les moyens possibles et imaginables. Vous faîtes partie de cette race de sous-hommes qui se croient des sur-hommes et qu'il faut à tout prix exterminer jusqu'au dernier sans aucune pitié. Car tant qu'il existera des ordures comme vous, le monde sera toujours plus pourri et inégalitaire.

    A chaque fois que j'entends des sous raclures comme vous, je me prends à regretter que l'Enfer n'existe pas car les vous ne méritez rien d'autre qu'une éternité de souffrances parmi les plus ignobles.

    Je n'ai pas d'arguments à vous opposer car vous ne méritez pas le débat. Une balle suffit amplement.