mer.

28

mai

2014

Européennes 2014 : quels partis profitent le plus de la montée du chômage ?

Comme nous l'avons expliqué dans un de nos précédents articles, les résultats des dernières élections européennes correspondent à un choc qu'il convient de ne surtout pas sous-estimer. Il importe pour cela de bien analyser les résultats. Dans cet objectif, nous avons répertorié les résultats (source Ministère de l'Intérieur) par région des 8 partis qui nous paraissent les plus importants: L'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), le Parti socialiste (PS), l'UDI-Modem, Europe Ecologie Les Verts (EELV), le Front National (FN), le Front de Gauche (FdG), Debout la République (DLR) et Nouvelle Donne (ND). Afin de permettre une comparaison pertinente nous n'avons pris en compte que les régions métropolitaines et la Corse car les régions d'outre-mer ne présentaient pas l'ensemble de ces listes. Nous avons ensuite comparé les résultats de ces différents partis avec le taux de chômage au 4ème trimestre 2013 (source INSEE) des régions considérées afin de déterminer si une corrélation existait.

Classement des régions ayant le plus massivement voté en faveur de l'UMP

 

Région Taux de chômage (4T 2013) en % Score de l'UMP en %
Corse  10 26,31
Champagne-Ardenne  10,4 24,98
Alsace  9 24,27
Provence-Alpes-Côte d'Azur  11,3 23,29
Franche-Comté  9,2 23,1
Auvergne  8,6 22,96
Bourgogne  8,9 22,66
Basse-Normandie  9 22,05
Île-de-France  8,6 21,72
Rhône-Alpes  8,6 21,5
Poitou-Charentes  9,2 21,24
Centre  9,3 21,14
Lorraine  10,4 20,05
Haute-Normandie  11 20,04
Pays de la Loire  8,6 19,99
Aquitaine  9,6 19,73
Limousin  9 19,46
Picardie  11,7 19,43
Bretagne  8,6 18,41
Midi-Pyrénées  10 17,96
Languedoc-Roussillon  13,9 17,65
Nord-Pas-de-Calais  13 16,44

Le graphique ci-dessous indique une corrélation négative entre le taux de chômage et le score de l'UMP. Autrement dit plus le taux de chômage sera faible et plus le score de l'UMP aura tendance à être haut et inversement. Précisons que le score de l'UMP peut s'expliquer à hauteur de 16,6 % par le niveau du taux de chômage. Ce résultat n'est pas surprenant puisqu'on s'aperçoit que l'UMP réalise ses deux plus mauvais scores en Languedoc-Roussillon et dans le Nord-Pas-De-Calais qui sont les deux régions où le taux de chômage est le plus élevé de France.

Classement des régions en fonction du vote en faveur du PS

 

Région Taux de chômage (4T 2013) en % Score du PS en %
Limousin  9 24,43
Midi-Pyrénées  10 17,42
Aquitaine  9,6 16,16
Poitou-Charentes  9,2 16,15
Bretagne  8,6 16,06
Auvergne  8,6 16,01
Pays de la Loire  8,6 14,96
Bourgogne  8,9 14,64
Île-de-France  8,6 14,31
Lorraine  10,4 14,01
Franche-Comté  9,2 13,54
Basse-Normandie  9 13,34
Languedoc-Roussillon  13,9 13,31
Rhône-Alpes  8,6 13,07
Centre  9,3 12,81
Haute-Normandie  11 12,24
Champagne-Ardenne  10,4 11,76
Alsace  9 11,72
Nord-Pas-de-Calais  13 11,63
Provence-Alpes-Côte d'Azur  11,3 10,55
Picardie  11,7 10,32
Corse  10 9,41

A l'image de l'UMP, le PS enregistre une corrélation négative entre ses scores et les régions à fort taux de chômage. En résumé plus une région aura un fort taux de chômage et plus le PS risquera d'y réaliser un mauvais score. Le taux de chômage peut expliquer le score du PS à hauteur de 15,9 %. Ce résultat confirme la rupture entre les classes populaires et le Parti Socialiste, suite à l'abandon des politiques de gauche par ce dernier. Il est par exemple frappant de voir une terre historique du PS comme le Nord-Pas-Calais réaliser l'un des plus mauvais scores du PS aux Européennes de 2014.

Classement des régions où l'UDI-Modem réalise ses meilleurs scores

 

Région Taux de chômage (4T 2013) en % Score de l'UDI-Modem en %
Pays de la Loire  8,6 14,25
Île-de-France  8,6 11,82
Bretagne  8,6 11,59
Languedoc-Roussillon  13,9 11,11
Centre  9,3 10,73
Alsace  9 10,60
Basse-Normandie  9 10,52
Aquitaine  9,6 10,49
Lorraine  10,4 10,28
Nord-Pas-de-Calais  13 10,15
Auvergne  8,6 10,07
Rhône-Alpes  8,6 9,88
Poitou-Charentes  9,2 9,59
Midi-Pyrénées  10 8,62
Champagne-Ardenne  10,4 8,33
Haute-Normandie  11 8,21
Picardie  11,7 7,98
Franche-Comté  9,2 7,89
Bourgogne  8,9 7,86
Limousin  9 7,38
Provence-Alpes-Côte d'Azur  11,3 6,95
Corse  10 3,51

S'il est un parti sur lequel le niveau du taux de chômage en région n'a pas eu de réel impact lors des élections européennes de 2014, c'est l'UDI-Modem. En effet il est capable de réaliser l'un de ses meilleurs scores dans une région à fort taux de chômage comme le Languedoc-Roussillon comme dans des régions à taux de chômage plus réduit comme la Bretagne, l'Île-de-France ou le Pays-de-la-Loire. L'inverse est également vrai avec un mauvais score dans une région fort taux de chômage comme PACA mais également à plus faible taux de chômage comme le Limousin. En réalité la corrélation entre score de l'UDI-Modem et le taux de chômage ne fonctionne qu'à hauteur de 3,0 % avec une relation plutôt négative.

Classement des régions en fonction du score d'EELV

 

Région Taux de chômage (4T 2013) en % Score d'EELV en %
Midi-Pyrénées  10 12,50
Aquitaine  9,6 10,89
Rhône-Alpes  8,6 10,82
Pays de la Loire  8,6 10,70
Bretagne  8,6 10,30
Poitou-Charentes  9,2 9,74
Île-de-France  8,6 9,48
Basse-Normandie  9 8,62
Alsace  9 8,41
Provence-Alpes-Côte d'Azur  11,3 7,75
Haute-Normandie  11 7,62
Auvergne  8,6 7,16
Centre  9,3 6,97
Nord-Pas-de-Calais  13 6,80
Franche-Comté  9,2 6,55
Languedoc-Roussillon  13,9 6,31
Picardie  11,7 6,19
Limousin  9 6,10
Bourgogne  8,9 6,07
Lorraine  10,4 5,85
Champagne-Ardenne  10,4 4,94
Corse  10 4,37

L'analyse du score d'EELV en fonction du taux de chômage est quasi la même que pour l'UMP et le PS, c'est à dire qu'à mesure que le taux de chômage augmente le score d'EELV diminue et vice versa. La corrélation est d'ailleurs assez proche de celle trouvée pour le PS et l'UMP (14,3 %). Cette tendance des partis européistes se retrouve donc dans 3 cas sur 4 puisque l'UDI-Modem semble faire exception. On s'orienterait donc vers une situation où les régions les moins frappées par la crise souhaiteraient plus d'Europe et inversement.

Classement des régions ayant voté le plus massivement FN

 

Région Taux de chômage (4T 2013) en % Score du FN en %
Picardie  11,7 38,39
Nord-Pas-de-Calais  13 35,15
Provence-Alpes-Côte d'Azur  11,3 33,21
Languedoc-Roussillon  13,9 31,47
Champagne-Ardenne  10,4 31,32
Haute-Normandie  11 31,24
Lorraine  10,4 30,53
Franche-Comté  9,2 28,81
Alsace  9 27,16
Bourgogne  8,9 27,09
Basse-Normandie  9 26,88
Centre  9,3 26,52
Rhône-Alpes  8,6 24,26
Corse  10 23,29
Poitou-Charentes  9,2 23,18
Midi-Pyrénées  10 22,36
Auvergne  8,6 21,97
Aquitaine  9,6 21,32
Limousin  9 20,88
Pays de la Loire  8,6 19,49
Île-de-France  8,6 17,31
Bretagne  8,6 17,10

Disons le d'emblée, c'est pour le Front National que la corrélation entre score du parti et taux de chômage est la plus forte. En effet, le score s'explique à hauteur de 56,4 % par le niveau du taux de chômage. Et cette corrélation est positive c'est à dire que plus le niveau du taux de chômage est élevé et plus le FN aura tendance à réaliser des scores importants. Les 7 meilleurs scores du FN s'enregistrent dans les 7 régions les plus touchés par le chômage. Les 3 plus faibles scores dans des régions ayant le taux de chômage le plus bas de France. Même si le constat est difficile à entendre pour des personnes de gauche comme nous, il nous faut le reconnaître : le FN est devenu le parti des classes populaires et des perdants de la mondialisation.

Classement des région en fonction du vote FdG

 

Région Taux de chômage (4T 2013) en % Score du FdG en %
Limousin  9 9,11
Languedoc-Roussillon  13,9 9,10
Midi-Pyrénées  10 8,73
Auvergne  8,6 8,50
Aquitaine  9,6 7,98
Nord-Pas-de-Calais  13 7,20
Haute-Normandie  11 6,93
Île-de-France  8,6 6,55
Provence-Alpes-Côte d'Azur  11,3 6,43
Bourgogne  8,9 6,38
Centre  9,3 6,34
Poitou-Charentes  9,2 6,32
Franche-Comté  9,2 6,10
Corse  10 5,93
Lorraine  10,4 5,69
Picardie  11,7 5,65
Rhône-Alpes  8,6 5,57
Champagne-Ardenne  10,4 5,37
Bretagne  8,6 5,02
Pays de la Loire  8,6 4,79
Basse-Normandie  9 4,64
Alsace  9 2,86

Le Front de Gauche est le seul parti avec le Front National à bénéficier d'une corrélation positive avec le taux de chômage, ce qui est tout de même encourageant. Le problème est que l'intensité de la corrélation n'est pas la même. En effet, le score du FdG s'explique à hauteur de 11,0 % par le niveau du taux de chômage. Le FdG semble donc s'imposer comme le deuxième parti au sein des classes populaires, même si l'écart avec le Front National apparait conséquent. Dans cette optique, nous ne pouvons qu'encourager les dirigeants du FdG à suivre les recommandations que vient de leur faire Aurélien Bernier dans Marianne afin de poursuivre la transformation du parti en faveur de la souveraineté nationale, du protectionnisme et de la rupture avec l'UE.

 

Le problème est que cela commence mal avec la réaction de Raquel Garrido à l'article d'Aurélien Bernier:

 

«Ces intellectuels qui parlent au nom du peuple et qui essaient de «faire populaire» en adoptant des positions déprimantes n'aident en rien à la lutte politique. Ils font aujourd'hui sur l'euro ou le reste comme a fait le PS qur l'immigration: tâcher de coller au plus près du FN. Avec le résultat que l'on connait. En effet l'idée qu'il y a un « problème de l'immigration » a largement fait son chemin, on l'a vu.
Ayant, quant à moi, VRAIMENT fait cette campagne (autrement dit j'ai... distribué des tracts, parlé à des compatriotes, et pas seulement dans des colloques savants ou sur france culture), je considère que ce qu'il nous a manqué c'est le rêve, l'enchantement. Sur l'Europe, il est pratiquement impossible de faire rêver, mais une cible de clarté à l'horizon nous aurait bien aidé dans le travail de conviction et de mobilisation. Je trouve la pensée neo-chevenementiste triste à mourir.

Elle ne pourra jamais faire rêver personne. Ne comptez pas sur moi pour la porter. Je ne me battrai que pour un idéal généreux et égalitaire. Je me battrai pour le smic à 1700€, pour le droit de révoquer les élus, pour le droit de vote dès 16 ans, pour le droit de participer à la refondation nationale en concourant à une assemblée constituante. Voilà mon idée de souveraineté populaire. J'ai d'ailleurs la même exigence en Europe. L'Europe, comme création politique, ne peut marcher que fondée sur le consentement populaire. Il n'y aura de refondation européenne que par le biais d'une constituante européenne. Et c'est en prenant le pouvoir réel que nous édicterons enfin les règles écologiques qui sauveront notre écosystème.»

Classement des régions en fonction du vote DLR

 

Région Taux de chômage (4T 2013) en % Score de DLR en %
Basse-Normandie  9 4,99
Centre  9,3 4,82
Bourgogne  8,9 4,63
Auvergne  8,6 4,51
Picardie  11,7 4,44
Champagne-Ardenne  10,4 4,44
Rhône-Alpes  8,6 4,25
Lorraine  10,4 4,18
Haute-Normandie  11 4,15
Poitou-Charentes  9,2 4,10
Limousin  9 4,10
Pays de la Loire  8,6 4,00
Franche-Comté  9,2 3,97
Île-de-France  8,6 3,85
Nord-Pas-de-Calais  13 3,66
Alsace  9 3,60
Provence-Alpes-Côte d'Azur  11,3 3,58
Aquitaine  9,6 3,29
Midi-Pyrénées  10 3,22
Bretagne  8,6 2,96
Corse  10 2,90
Languedoc-Roussillon  13,9 2,80

Le parti de Nicolas Dupont-Aignan est en progrès sur ces élections européennes et confirme son existence dans le paysage politique français. Cependant on note une corrélation négative avec le taux de chômage même si elle est légèrement moins forte que chez l'UMP, le PS ou EELV. En effet, 11 % du score de DLR s'explique par le niveau du taux de chômage. Plus il est haut et plus le score de DLR aura tendance à être faible et inversement. Cette statistique semble montrer la difficulté de DLR à convaincre les classes populaires par rapport aux classes moyennes et supérieures.

Classement des régions où Nouvelle Donne réalise ses meilleurs scores

 

Région Taux de chômage (4T 2013) en % Score de ND en %
Rhône-Alpes  8,6 3,74
Pays de la Loire  8,6 3,62
Poitou-Charentes  9,2 3,61
Bretagne  8,6 3,40
Basse-Normandie  9 3,35
Aquitaine  9,6 3,30
Midi-Pyrénées  10 3,10
Île-de-France  8,6 3,07
Auvergne  8,6 2,98
Bourgogne  8,9 2,87
Centre  9,3 2,79
Limousin  9 2,77
Franche-Comté  9,2 2,70
Haute-Normandie  11 2,66
Languedoc-Roussillon  13,9 2,55
Provence-Alpes-Côte d'Azur  11,3 2,53
Alsace  9 2,48
Lorraine  10,4 2,24
Picardie  11,7 2,15
Nord-Pas-de-Calais  13 2,04
Champagne-Ardenne  10,4 1,93
Corse  10 1,28

On retrouve chez Nouvelle Donne une tendance similaire à celle de Debout La République en beaucoup plus marquée. En effet, la corrélation entre taux de chômage et score de Nouvelle Donne est négative. Ainsi le taux de chômage explique à hauteur de 29,8 % le score de Nouvelle Donne. Plus il est haut et plus le score de ce parti sera faible. La même analyse que pour DLR semble donc pouvoir être menée. Ce part a essentiellement les classes moyennes et supérieures conscientes de la nécessité de changer le système, mais pas suffisamment confrontées à la crise pour aller chercher des solutions plus radicales.

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Commentaires : 7
  • #1

    Corinne Morel Darleux (jeudi, 29 mai 2014 11:31)

    Merci de corriger ceci n'est absolument pas ma réaction mais celle de Raquel Garrido !

  • #2

    L'Espoir (jeudi, 29 mai 2014 12:11)

    La modification vient d'être effectuée. Nous sommes sincèrement désolés pour la confusion.

  • #3

    rami (jeudi, 29 mai 2014 12:31)

    excusez moi mais je ne comprends pas pourquoi pour Nouvelle Donne on est à 29% d'explication du vote par le chômage et 11% pour le FDG. Vos conclusions ne sont-elles pas paradoxales ?
    merci

  • #4

    L'Espoir (jeudi, 29 mai 2014 13:12)

    Le niveau d'explication du vote est lié au coefficient de de détermination (R²) que vous pourrez retrouver sur chaque graphique. Ce coefficient détermine le lien entre taux de chômage et score de chaque parti. Pour le Front de Gauche, il est de 0,11 c'est à dire qu'il explique 11 % du score du Front de Gauche. Il est de 0,29 pour Nouvelle Donne c'est à dire qu'il explique 29 % du score de ce parti. Il n'y a rien de paradoxal dans nos conclusions.
    L'autre élément important à prendre en compte est l'évolution de la droite (déterminée par le signe positif ou négatif de x dans l'équation de la droite). Si ce signe est positif alors la relation est positive et le score du parti étudié augmente avec le niveau du taux de chômage comme c'est le cas avec le Front de Gauche. Si c'est l'inverse le score du part baisse avec l'évolution du taux de chômage comme c'est le cas avec Nouvelle Donne.

  • #5

    jard (vendredi, 30 mai 2014 10:18)

    C'est très intéressant. J'aimerai beaucoup connaître la corrélation avec la présence des gens de couleur en France métropolitaine.

  • #6

    Sapir (vendredi, 30 mai 2014 12:40)

    Ce qui est impressionnant est la valeur du R2 pour le FN. Cependant, il est clair que d'autres facteurs ont pu et dû jouer comme relation ville/campagne

  • #7

    Doudalino (vendredi, 30 mai 2014 14:59)

    Il me semble que d'un point de vu statistique il est abusif de conclure que le coefficient de détermination "explique" tant de points de pourcentages du score d'un parti.
    Tout d'abord même si il y a de fortes présomption qu'un taux de chômage élevé puisse être la cause d'un vote en faveur de l’extrême droite (par exemple), l'utilisation d'un modèle de régression linéaire (ou autre) permet juste d'identifier la corrélation entre deux variables (score d'un parti et taux de chômage) et non de prédire une relation de cause à effet.

    De plus le R2 est un score qui permet seulement d’appréhender la validité du modèle. Voici un petit contre exemple : mettons que le FN fasses 25% dans toutes les régions, quelque-soit le taux de chômage. Évidement, la droite de régression linéaire aura pour équation y=0x+25 et le coef de détermination aura une valeur de 1 (ie le modèle "colle" parfaitement aux données) dans ce cas il est facile de se rendre compte que l'utilisation du R2 que vous faites est fausse (ie. qu'on ne peut dire que le taux de chômage explique 100% d'aucune variation du score politique).

    Cependant, je trouve que l'approche que vous utilisez est fort intéressante et permet de trouver des corrélations qui peuvent être utilisées comme des pistes pour exprimer certains votes.
    Comme le suggère Sapir, il est clair que de nombreux autres facteurs peuvent entrer en compte dans le choix du votant pour un parti, et, une analyse statistique plus globale et "sans apriori" pourrait être judicieuse. Une Analyse en Composante Principale (ACP), ou autre analyse du même type (il y en a surement des plus appropriées, je ne suis pas statisticien!) qui prendrait en compte un maximum de variables socio-économiques: taux de chômage, revenu moyen, nombre d'habitant, loyer moyen, accès à des infrastructures sportives, culturels, accès au service public etc etc en plus du score de chaque parti pour chaque région ou même mieux département, canton ou commune permettrait surement d'ouvrir de nombreuses pistes...