jeu.

19

juin

2014

Le PS casse les grèves, le FN se frotte les mains...

De nos jours, les grévistes peuvent compter sur la "gauche" pour se faire torpiller.

"Il faut savoir terminer une grève a-t-on entendu..." Ou encore, la dénonciation des "gauchistes..." récalcitrants à voter le budget...

Conséquence logique, le FN n'a plus qu'a ramasser les miettes... Encore l'Europe, la libéralisation, la concurrence dans le rail, l'abandon des classes populaires isolées dans les zones périurbaines... Ce matin, le vice-président du FN annonçait supporter les grévistes...

Face a un establishment "excédé" par les grèves, (les pauvres chouchous), le Front National affirme qu'il est lui derrière les ouvriers... encore une fois...

Une démission inqualifiable des socialistes, qui risque fort de se payer comptant en 2017, lorsqu'il s'agira de défendre la veuve et l'orphelin...

Le Monde : Florian Philippot soutient les cheminots en grève

Les cheminots en grève ont reçu, mercredi 18 juin, le soutien de Florian Philippot. Invité de l'émission Questions d'info sur LCP en partenariat avec Le Monde, France Info et l'AFP, le vice-président du Front national a déclaré : « Il y a sûrement des motivations corporatistes pour certains – et il faut les combattre – mais pour d'autres, je pense qu'il y a des motivations de bonne foi, d'intérêt général et je ne veux pas criminaliser par avance un mouvement social. »

La grève dure depuis huit jours à l'appel de la CGT-cheminots et de Sud-Rail et vient d'être reconduite alors que se déroulent les épreuves du bac. « Il n'y a pas de grève inadmissible, ça n'existe pas. Le droit de grève existe en France, il est même constitutionnel », a fait valoir Florian Philippot.

L'objet du litige est le projet de réforme ferroviaire en cours d'examen à l'Assemblée nationale. Le texte vise à regrouper la SNCF et Réseau ferré de France dans une holding publique et à préparer l'ouverture du rail à la concurrence. Le FN le combat radicalement : « les lignes TGV vont être libéralisées en 2019 et les lignes régionales en 2022. Nous sommes à fond contre. On l'a fait dans le fret, ça a été une catastrophe pour la SNCF», a fait valoir son vice-président.

 

« UN RETOUR CENT ANS EN ARRIÈRE »

 

Réfutant l'argument selon lequel la libéralisation du rail pourrait faire baisser les prix, Florian Philippot a rétorqué : « C'est ce qu'on nous sort à chaque fois. Malheureusement, quand on a fait la libéralisation du gaz et de l'électricité, ça s'est traduit par une explosion des prix pour les consommateurs et pour les usagers. »

Le vice-président du FN a réclamé le « gel » des directives européennes de libéralisation du service public, en estimant qu'à la SNCF, elles allaient se traduire par « un retour cent ans en arrière, des compagnies privées qui vont se faire la guerre sur le rail français » avec « plus d'insécurité, moins de dessertes rurales, moins de dessertes pour nos villes moyennes dans les départements ».

Ses arguments collent à ceux de la CGT, mais il s'en défend. Il assure qu'« il n'y a pas d'axe CGT-Front national » et assène : « en 2005, le numéro 1 de la CGT Bernard Thibault a appelé à voter oui au traité constitutionnel européen, ce n'est pas rien. »

Françoise Fressoz

 

Antoine Lamnège

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Commentaires : 3
  • #1

    Christian Bordeaux (vendredi, 20 juin 2014 18:16)

    OUI, le PS (droite non complexé) hautement coupable, sans hésitation.
    MAIS, quelles responsabilités pour ces partis et mouvements de la gauche...qui se dit radicale, tous très pro-européistes et qui comme en larrons en foire, s'entendent pour faire accroire que le FTUE peut être transformé en son contraire depuis le Parlement européen.
    Le PS à mis le FN sur la rail et la gauche lui fournit du terreau.

  • #2

    maro til (samedi, 21 juin 2014 12:00)

    constat terrifiant vous avez raison !
    et où est la gauche de la gauche? médiatiquement j'entends...

  • #3

    Guadet (samedi, 21 juin 2014 15:17)

    Le FN n'est qu'un épiphénomène. Si le chômage et l'injustice sociale diminuaient, son score diminuerait. S'attaquer au FN ne sert que la politique économique néolibérale qui crée ces fléaux. C'est au PS et à l'UMP qu'il faut s'en prendre puisque ce sont eux qui imposent cette politique. Il faut enfin se concentrer sur les causes elles-mêmes, et les effets néfastes disparaîtront d'eux-mêmes.
    Mélenchon a trahi les Français et la justice sociale quand il a fait sa campagne des législatives contre le FN alors que le danger immédiat venait de la gauche libérale. Sans cette trahison, le FN n'aurait jamais fait un tel score aux européennes.