lun.

14

juil.

2014

Fernand Braudel et Pierre Bourdieu chez Bernard Pivot

Magnifique émission datant de 1979 où les invités étaient l'historien Fernand Braudel, dont le présentateur Berand Pivot affirme qu'il aurait été bénéficiaire d'un Prix Nobel des sciences humaines si ce dernier avait existé, l'un des plus grands sociologies français, Pierre Bourdieu et Max Gallo.

Les échanges entre Fernand Braudel et Pierre Bourdieu sont particulièrement intéressants notamment sur l'étude du temps long, qu'affectionne Fernand Braudel et dont il aimerait que Pierre Bourdieu s'imprime davantage.

Notons également que Thomas Piketty s'est inspiré des travaux de Fernand Braudel pour son livre le Capital au XXIe siècle. 

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Commentaires : 3
  • #1

    Rem* (lundi, 14 juillet 2014 20:14)

    Merci BEAUCOUP de m'avoir fait découvrir cette perle due à Pivot en 1979... hier pour moi.
    Je suis très féru de Bourdieu et de Braudel depuis avant 68, où j'avais 30 ans...
    Donc très heureux de découvrir surtout leurs exposés et leurs dialogues !
    Et, en prime, Gallo est remonté dans mon estime...

  • #2

    Guadet (samedi, 19 juillet 2014 10:49)

    Une page d'Histoire !
    Bourdieu a tout à fait raison, mais tort en même temps : c'est ce qu'explique bien Max Gallo quand il dit que Bourdieu tue pour autopsier. L'idée d'associer la culture à la classe dominante ne tient pas historiquement, on s'en rend bien compte à l'ère Sarkozy-Hollande-golden boys.
    Ce qui a été vrai dans une période donnée ne l'est plus aujourd'hui, et cela en grande partie à cause du Bourdieu/image médiatique visible ici. Sa leçon a été retenue par la classe dirigeante qui a abandonné la culture pour paraître moins dominante. L'égalitarisme et la suppression des différences servent aujourd'hui à masquer une injustice sociale croissante et l'existence d'une hiérarchie de classe beaucoup plus forte qu'à l'époque de l'émission.
    Mais la conséquence la plus néfaste de la médiatisation de Bourdieu reste l'abandon de la volonté d'amener l'ensemble de la population à un haut niveau culturel - ce dont Apostrophes est une illustration et qui avait sans doute été l'une des plus belles idées de la gauche au XXe siècle.

  • #3

    Guadet (samedi, 19 juillet 2014 14:10)

    "Giscard suffisant et insuffisant"
    Mac Luhan et d'autres ont montré depuis longtemps que l'analyse d'un fait médiatique ne passe pas seulement par le message qui semble être dit. Sans doute, comme personne parlant de Maupassant, Giscard a-t-il été ainsi. Mais cela peut être dit d'un peu tous les soi-disant "spécialistes" qui passent dans les médias. En revanche, on ne peut que rêver aujourd'hui de l'importance que Giscard donnait ainsi à la culture dans le domaine politique et social. Qu'un président de la république parle d'un grand auteur revendique que la politique doit s'appuyer sur une culture et une réflexion solide. Qu'il le fasse à la télévision veut prouver une grande ambition culturelle pour l'ensemble de la population et non seulement pour une élite.
    Que cela soit hypocrite n'enlève pas l'importance ainsi donnée à la culture. Je préfère cela au dégoût (au sens de Bourdieu) affiché aujourd'hui par les principaux politiques français envers la culture.