jeu.

24

juil.

2014

O. Berruyer : "Si les américains ont des preuves, qu'ils les donnent..." (Crash MH17 en Ukraine)

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Nous avions évoqué il y a peu le ton très anti-russe et va-t-en guerre de la presse française depuis le début de la crise ukrainienne ; le Crash du boeing de la Malaysian airlines l'a encore confirmé ; pour peu l'on entendrait les grands médias nous expliquer que les bottes russes sont à nos portes, que la "communauté internationale" est menacée... qu'il est urgent de prendre des mesures contre l'Empire, contre Poutine... quitte à déclancher une guerre contre la deuxième armée nucléaire du monde.

En politique étrangère aujourd'hui, chaque éditorialiste y va de son petit avis, certain de ses sources et de ses informations, se croyant un analyste fin lorsqu'il condamne tel ou tel dictateur plutôt qu'un autre. Las, comme bien souvent, les Etats-Unis lancent un os, et les gentils chiens-chiens rapportent...

Une certitude s'impose, soyons prudents face aux certitudes américaines, autant que russes. En l'absence de preuve, il n'y a que communication gouvernementale, ce qu'explique parfaitement Olivier Berruyer, auteur d'un travail colossal sur son site les-crises.fr, à propos de la crise ukrainienne, et sceptique à juste titre quant aux accusations simplistes en provenance de Washington, ralayées sans discernement dans le monde occidental.

 

Dans le débat qui suit, Olivier Berruyer trouve face à lui le député PS Pierre-Yves Le Borgn', qui pour sa part, n'a aucun doute sur ce qui s'est passé. On espère pour lui, ainsi que pour tous ceux qui ont accusé les rebelles pro-russes d'avoir abattu l'avion, (c'est à dire toute la presse) qu'ils n'ont pas été trop vite en besogne...

 

Si c'était le cas, on pourrait évidemment compter sur eux pour présenter leurs excuses.

source : les-crises.fr

 

Afin de comprendre les relations complexes qui unissent l'Europe et la Russie, il est urgent de ne pas se limiter aux friction actuelles mais de considérer le temps long, ce que nous expliquions dans cet article à travers les propos d'Emmanuel Todd : "En Ukraine, les français ne savent pas où ils sont".

 

extrait radio :

 

 

Antoine Lamnège

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Commentaires : 3
  • #1

    Guadet (vendredi, 25 juillet 2014 18:39)

    Ce qui est terrible, c'est qu'on a l'impression que beaucoup d'occidentaux veulent vraiment la guerre. Je ne me rappelle pas qu'on ait autant réclamé des sanctions à l'époque où les chars soviétiques semaient la terreur en Europe de l'Est. La peur d'une troisième guerre mondiale qu'on avait à l'époque semble complètement éteinte aujourd'hui. Toute prudence et toute sagesse semblent évaporés, comme si Poutine était vraiment un monstre pire que Hitler et les Ukrainiens plus en danger que les juifs sous le nazisme.

  • #2

    vieilles ficelles (dimanche, 27 juillet 2014 01:25)

    Les USA nous ont déjà fait le coup de "on a les preuves, mais on peut pas les montrer" avec l'Irak. Avec 10 ans de recul, on s'est aperçu que de preuve il n'y en avait pas, que le gouvernement US mentait depuis le début, des centaines de milliers d'Irakiens sont morts, leur pays est un champ de ruine et sera bientôt un califat.

    C'est la plus élémentaire prudence que de réclamer de voir les preuves, mais venant de quelqu'un qui vous a déjà grugé exactement de la même façon une première fois, ça devrait être un réflexe !

  • #3

    pyrée (lundi, 28 juillet 2014 15:56)

    berruyer lui-même est assez partisan je trouve, enfin, c'est vrai que la propagande est énorme en faveur des états unis