ven.

03

oct.

2014

Stress au travail: on continue le massacre

Une fois n'est pas coutume, ce soir-là, le journal de David Pujadas, sur France 2, traite d'un sujet d'importance: le stress au travail.

Si les maladies professionnelles ont explosées depuis plusieurs décennies, entraînant des coûts se chiffrant à plusieurs milliards pour les CPAM, certains soulèvent l'existence de coûts bien plus importants si l'on rattache toutes les maladies psycho-sommatiques liées à des problèmes de stress au travail. Des études menées dans des pays scandinaves parlent d'un effet de 2 point de PIB négatifs, et il n'y a aucune raison pour qu'il en aille différement en France.

En fait, l'asservissement d'un nombre toujours plus grand de salariés à ce phénomène est une caractéristique du capitalisme moderne, une contrepartie de sa financiarisation et de sa "stabilisation". Voilà pourquoi les reportages tels que celui-ci disent beaucoup sur le monde dans lequel vivent un grand nombre de personnes, au delà de la catégorie socio-professionnelle (les cadres) décrite ici.

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Commentaires : 2
  • #1

    Guadet (samedi, 04 octobre 2014 12:59)

    Comme tout le système, ça en vient à être improductif.
    J'ai travaillé pour une boîte d'informatique qui sous-traitait du travail de saisie et de gestion informatique pour un assureur. Nous étions cinq pour faire le travail de quinze personnes à l'origine chez l'assureur. Pourtant, le plus dur n'était pas les cadences infernales ou le fait qu'on ne pouvait pas prendre les temps de pause légaux sans se faire très mal voir, le plus pénible était la visite régulière du manager qui en gros nous traitait invariablement de paresseux, alors même que le travail était effectué comme demandé et dans les temps.
    Du coup les plus expérimentés, ceux qui pouvait faire monter significativement le rendement, se gardaient bien de le faire puisque cela ne leur apportait rien. Ils en profitaient seulement pour prendre des temps de pause clandestins, assis à leur bureau pour ne pas être pris en faute. Il existait bien un système de prime, mais trop compliqué à obtenir pour qu'on puisse compter dessus.

  • #2

    Trémarec (lundi, 06 octobre 2014 10:36)

    Très intéressant votre témoignage, j'ai vécu à peu près la même chose dans une administration publique, ça en dit long. Beaucoup de gens se font broyer comme cela dans l'indifférence générale.