mar.

04

nov.

2014

OPÉRATION CORREA 1ère partie : Les ânes ont soif (Pierre Carles)

raphael corréa équateur économie gauche chavez

Le dernier film de Pierre Carles nous ravit, une fois de plus...

Mettre les éditorialistes et stars du PAF face à leurs contradictions, face à leurs errances idéologiques : l'exercice est salutaire, cocace ; à travers l'exemple du traitement médiatique de l'expérience équatorienne, le reportage embraye sur la place ultra marginale de la pensée de gauche dans les médias...

Attention, certains propos d'Yvan Levaï peuvent choquer...

 

Pierre Carles cherche des sous pour financer la deuxième partie de ce film.

N'hésitez pas et faites tourner l'info.

Et le lien : http://www.cp-productions.fr/spip.php?article161

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Commentaires : 9
  • #1

    Guadet (mercredi, 05 novembre 2014 12:01)

    Très intéressant sur le problème de la liberté de la presse et sur la question d'assurer une information non biaisée aux citoyens, au delà même du problème de la couleur politique des médias.
    Le problème du libéralisme poussé trop loin est de mener à la loi du plus fort. La prétendue "liberté de la presse" mène alors forcément au monopole de la pensée dominante et de l'intérêt des plus riches.
    J'ai voté non en 2005 parce que "la concurrence libre et non faussée" appliquée à tout et devenant un pilier de la constitution, c'est la mort de la notion de bien public qui devrait en être la base.
    Une presse libre et remplissant son rôle d'information n'est possible que si la notion de bien public est plus importante que la concurrence économique. Et cela ne peut se réaliser que s'il y a une forte conscience d'appartenir à une société bien déterminée et solidaire. Historiquement, ce genre de presse ne s'est développée que dans un cadre où nationalisme et patriotisme mettaient l'intérêt de la collectivité au-dessus de tout.
    Une presse libre et remplissant son rôle, dans le contexte de la mondialisation économique, est impossible.

  • #2

    Antoine Lamnège (mercredi, 05 novembre 2014 13:12)

    La manière dont Yvan LevAï botte en touche sur les invités d'une certaine gauche est magistrale... Aucun argument ; et en plus il s'énerve.
    et c'est pareil pour Calvi

  • #3

    Guadet (mercredi, 05 novembre 2014 20:03)

    "la place ultra marginale de la pensée de gauche dans les médias"
    L'actuel gouvernement est de gauche, et il ne me semble pas que les médias aille contre ses idées. Lors du vote sur le mariage homo, c'est plutôt la pensée de droite qui était marginalisée.
    Quand arrêterez-vous de penser qu'il s'agit d'un problème droite-gauche ?

  • #4

    Antoine Lamnège (mercredi, 05 novembre 2014 21:28)

    Le parti socialiste n'est clairement plus un parti de gauche.
    Il conduit une politique d'ajustement aux exigences de la mondialisation, pro business, et n'a plus pour objectif l'amélioration de la condition sociale des plus pauvres.
    C'est un parti libéral, en économie, autant que dans les moeurs. Les lignes se brouillent certes, mais le mot gauche signifie bien quelque chose de plus profond que la seule politique menée par le parti socialiste, vous n'êtes pas d'accord ?
    D'où cette expression : "pensée de gauche".

    Quant aux anti mariage gay, je vous retourne la critique, les libéraux de droite n'ont eu aucun problème avec cette loi.

  • #5

    Guadet (mercredi, 05 novembre 2014 23:24)

    C'est exactement ce que je voulais dire : il y a convergence entre les libéraux de gauche et les libéraux de droite. Ce n'est donc pas un problème entre droite et gauche mais entre libéraux et antilibéraux, productivistes et partisans plutôt d'une certaine forme de décroissance. Dans cette seconde catégorie on trouve aussi des gens de droite.

    J'avoue que le mot gauche n'a pas la même signification pour moi. Dans ma jeunesse j'ai connu des staliniens attardés, des maoïstes, des trotskistes qui étaient prêts à massacrer tout le monde, des gens qui trouvaient Pol Pot formidable. Évoquer le goulag ou les côtés négatifs de la révolution culturelle chinoise suffisait à vous faire classer à droite. Ensuite, à partir de 1983, j'ai assisté au virage libéral assumé par le PS et à l'étrange continuité dans l'alternance. Les préoccupations sociales véritables, je les ai surtout rencontré dans des mouvements sociaux chrétiens. Mouvements entretenant de bonnes relations avec les communistes, mais avec l'avantage sur ceux-ci de ne pas vouloir faire de l'homme un simple rouage d'une machine productiviste.

  • #6

    Guadet (jeudi, 06 novembre 2014 12:29)

    Je me retrouve bien dans les idées développées sur ce blog, mais je me sens exclu par son ancrage à gauche.
    Il y a beaucoup de gens qui ne se reconnaissent ni dans la droite ni dans la gauche. Taxés de "passéistes" à gauche parce qu'ils ne veulent pas qu'on foute tout par terre, de "dangereux gauchistes" à droite parce qu'ils dénoncent le capitalisme libéral. C'est surtout à eux qu'on n'accorde pas la parole : ils ne rentrent pas dans les cases, ils mettent en danger les agréables habitudes du spectacle politique français. Ce sont eux les véritables révolutionnaires qui peuvent apporter un espoir, et non les adorateurs du Changement, du Nouveau, qui sont apprivoisés et utilisés depuis longtemps par les riches et les puissants tant ils sont prévisibles.
    Les États-Unis n'ont-ils pas de meilleures relations avec la Chine communiste qu'avec la Russie qui ne l'est plus ?

  • #7

    Trémarec (jeudi, 06 novembre 2014 13:05)

    @Guadet: ne vous sentez pas exclu, vos commentaires sont toujours intéressants et nous les accueillons avec plaisir, même quand nous ne sommes pas d'accord!

  • #8

    Guadet (jeudi, 06 novembre 2014 23:26)

    @ Trémarec
    Merci pour vos encouragement. Permettez-moi de les retournez à L'Espoir : si vous arriviez à ce que la gauche ressemble un peu plus à la vision que vous en avez, ce serait très bien. Bravo pour votre travail.

  • #9

    Guadet (dimanche, 09 novembre 2014 22:15)

    Désolé de rebondir dans cette discussion déjà longue, mais l'exemple de la mort d'Aldo Moro vient d'être rappelé à ma mémoire.
    Si Wikipedia dit vrai, les services secrets américains ont instrumentalisé les brigades rouges pour se débarrasser d'Aldo Moro et faire échec à son projet de faire cause commune entre Démocratie chrétienne et Parti communiste. Aujourd'hui encore, il est probable qu'ils feraient tout pour empêcher la collaboration entre anti libéraux de gauche et anti libéraux de droite, sans doute la seule chose capable de faire peur à Wall-Street. C'est ce que je pense et qui explique ma critique en #3.