lun.

19

janv.

2015

L'heure du peuple Grec

Ce dimanche ont lieu en Grèce les élections législatives tant attendues. Devançant le gouvernement sortant dans tous les sondages avec une marge certainement suffisante pour l'emporter, Syriza formera alors un gouvernement avec l'autre petit parti de gauche ou des députés de la droite nationaliste non fasciste. Alexis Tsipras va donc bien arriver au pouvoir, porté par un peuple injustement opprimé depuis cinq ans. Or cette élection va porter un coup peut-être fatal à la zone euro. Celle-ci se sauvera seulement si Syriza se couche et trahit, comme le pense, mais surtout le souhaite, 90 pour cent de l'élite française. Heureusement pour la Grèce, la réalité échappe souvent à l'élite française, bien que cette possibilité soit à prendre au sérieux. Dans cette vidéo émouvante où l'on voit Tsipras expliquer le plan d'urgence qu'il appliquera AVANT toute négociation, on sent combien sera difficile une telle trahison, tant est prégnante l'attente du peuple Grec, poussé par les attaques à se dresser face aux vents de l'Histoire. L'Histoire, c'est pourtant lui qui l'a inventée, et c'est à lui qu'il revient de l'écrire encore.

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Commentaires : 5
  • #1

    Horror (mardi, 20 janvier 2015 11:26)

    J'en ai chialé devant cette diatribe ou l'on sent vos trémolos même en lisant.
    La Grèce, c'est un peu la France en pire. En fait elle est juste un peu en avance, question d'histoire. Elle est un de ces peuples, jadis brillant puis devenus décadents avec le temps.

    Par "opprimé depuis 5 ans", on pourrait en rire. Les Grecs se sont mis tous seuls là ou ils sont.
    Il faut dire qu'un pays qui a érigé la fraude en "lifestyle" et ce à tous les étages, dépensant sans compter, en empruntant tel un acheteur compulsif à Cofidis, truquant ses comptes pour entre dans le pays de Cocagne Europe... et qui a coûté à cette dernière directement (donc à nous qui ne leur avions rien demandé) et aux autres indirectement des dizaines voire des centaines de milliards.
    A un moment, quand on fait le malin, on tombe dans le ravin. Le truc c'est que les grecs tels des suicidaires du métro qui ne veulent pas se faire écraser seuls, risquent bien d'emmener avec eux quelques innocents.

    Mais tout ça vous importe peu, ce qui est important c'est que la Gauche l'emporte fut ce dans le sang et les larmes qui ne manqueront pas y compris et surtout chez les Grecs.

  • #2

    Antoine Lamnège (mardi, 20 janvier 2015 12:11)

    @horror : "La Grèce, c'est un peu la France en pire." vous êtes un proche d'Eric Brunet, non ?

  • #3

    Trémarec (mardi, 20 janvier 2015 17:57)

    @horror: vous ne voulez pas entendre que la politique économique qui a été appliquée en Grèce n'était pas conforme à ses intérêts, en particulier par la stérilisation de sa politique monétaire. Or l'intérêt des peuples et des nations est la force motrice de l'Histoire, aujourd'hui comme hier, et vos analyses peuvent certes être cohérentes avec vos valeurs mais elles vous empêcheront de voir ce qu'il se passe réellement, si vous voulez mon avis.

  • #4

    Fédor (mercredi, 21 janvier 2015 01:43)

    @Trémarec : on peut considérer que la situation est actuelle de ce pays est à la fois la conséquence de ses errements passés (quiconque voyageait en Grèce il y a peu avait bien du mal à régler en CB, ce n'est qu'un exemple, je peux les multiplier) ET de la politique d'austérité qui l'a frappé. Mais la seconde étant la conséquence de la 1ère, il serait dangereux pour les grecs de ne pas regarder la réalité en face, au risque de reproduire demain les mêmes causes qui produiront les mêmes effets. Il s'agit de changement de culture à opérer, et quelque part l'austérité aura peut être eu le mérite de convaincre les pseudo élites grecques de sa nécessité.

  • #5

    Horror (mercredi, 21 janvier 2015 06:01)


    Ah le coup de la "stérilisation monétaire", la planche à billet magique qui fait pousser l'argent sur les arbres et permet de recommencer a zero la partie de Monopoly en permettant toutes les folies.
    C'est avec de tels raisonnements que l'on en est la ou on est aujourd'hui.
    C'est cette fausse monnaie qui tue des Nations, conduit au tickets de rationnement et affame les peuples.
    L'arrivée de d'une extrême gauche au Pouvoir risque de précipiter la Grèce dans des tréfonds qu elle n'imagine pas si ses dirigeants estiment qu'ils n'ont plus a rembourser leurs créanciers, les robinets vont se fermer et ouvrir la porte au chaos.