lun.

26

janv.

2015

Eric Brunet s'est-il fait largué par une grecque, étant petit ?

Eric Brunet, comment vous dire...

Bon.

L'intérêt d'un spécimen médiatique comme Eric Brunet pour nous, gens qui tentons sincèrement de comprendre ce monde autant par plaisir que par nécessité, c'est son incroyable capacité à faire croire qu'il a beaucoup réfléchi, et qu'il en est arrivé aux mêmes conclusions que celui qui n'y connaît rien ; mieux, Brunet, et c'est là sa grande force, nous montre les impasses intellectuelles dans lesquelles ne surtout pas nous engouffrer.

Hier soir, encore, tenez.. à l'occasion de la victoire de la gauche radicale Syriza en Grèce, eh bien, Eric Brunet nous a encore gratifié d'une intervention de haute volée, subtile et nuancée, à l'égard du peuple grec fraîchement sorti des urnes.

 

 

Alors ? Quand on pense que ce monsieur dispose d'une heure d'antenne quotidienne sur RMC... Espérons que son émission « Carrément Brunet » fait tout de même place à autre chose que ce genre de banalités insultantes...

Voyons le programme de cette semaine :

Ah...

Mais, tout de même, me suis-je demandé, assistant honteux à ce pathétique borborygme devant mon écran..., cette rage anti-grecque, chez Eric Brunet, peut-elle s'expliquer de manière rationnelle ?


Je ne le pense pas.


Jugez plutôt. Quelques semaines auparavant, déjà, dans l'un de ses billets sur le site de propagande d'informations Valeurs actuelles, Eric Brunet nous livrait quelques précieux indices quant à la relation tumultueuse qu'il entretient avec ce charmant pays. Brunet, semble-t-il, aurait des amis grecs...


Mon dîner chez les Grecs


Ce week-end, j’ai dîné avec des chefs d’entreprise grecs. Tout se déroulait pour le mieux, jusqu’à ce qu’ils décident de parler d’économie. Ça s’est passé entre le tzatziki et la moussaka. L’un d’eux, un entrepreneur de Salonique, a osé me dire qu’il existait beaucoup de points communs entre le peuple grec et le peuple français.

Oser comparer la France à la pire économie d’Europe m’a collé un immense cafard. C’était une déclaration de guerre.

Mon sang cocardier n’a fait qu’un tour. J’ai décidé de démonter une à une leurs arguties tout en restant calme et mesuré. Tout y est passé : Richelieu, les droits de l’homme, le PSG, Pasteur, Areva et notre filière nucléaire, notre armée au Mali, Airbus, Paris, Napoléon… Un plaidoyer éblouissant. Si vous m’aviez écouté, vous auriez été fiers de moi. J’ai été carrément lyrique : « Messieurs, pardonnez-moi de refuser cette comparaison, mais la France est un des moteurs de l’Europe et elle possède la cinquième économie du monde. » Mes Grecs ne se sont pas démontés. Un gros type sans cheveux s’est approché. Il parlait un français remarquable. Il s’appelait Georges et dirigeait une imprimerie dans la banlieue d’Athènes.

Il m’a poliment demandé :

« Puis-je vous raconter une brève histoire ?

— Bien sûr, ai-je répondu sûr de moi.

À l’automne 2009, me raconte-t-il, les Grecs ont dû voter pour choisir entre le leader de la droite, le premier ministre sortant, Konstantinos Karamanlis, et le socialiste, Georges Papandréou.

 Karamanlis avait un bilan acceptable mais il n’avait pas vraiment un discours sexy. Il prônait le gel des salaires, le gel des retraites des fonctionnaires. Il plaidait pour une augmentation urgente des tarifs publics : énergie, transports, etc. Face à ce programme austère, le socialiste Papandréou promit la fête : augmentation des traitements des fonctionnaires et des retraites, gel des tarifs publics. Au total, plus de 3 milliards d’euros de dépenses supplémentaires : une somme pharaonique pour le petit État grec. Les électeurs n’ignoraient rien de la situation économique de leur pays. Pourtant, le 4 octobre 2009, le socialiste Georges Papandréou remporta les élections aisément. Le lendemain, il annonça le lancement du “pacte de stabilité et de croissance”. Quelques jours plus tard, la Grèce s’écroula. La suite, vous la connaissez, c’est vous qui payez ! »

En regardant ma mine déconfite, mes Grecs se bidonnèrent un peu. Georges me resservit un verre de cet infâme vin résiné que je bus cul sec. Sa parabole était pleine de bon sens : Français et Grecs, face à la perspective d’une nécessaire cure d’amaigrissement, avaient lâchement choisi le discours rassurant d’un charlatan. Nos deux peuples avaient fait preuve d’une immaturité démocratique coupable. Je révisai ma position : la théorie de mes Grecs n’était pas si fumeuse que ça.


 

Bien... Qu'apprenait-on dans ce post ? Deux choses. D'abord, c'est qu'Eric Brunet a très certainement inventé ce repas... Indice surfait ? Pourquoi un grec mangerait-il forcément de la moussaka et du tzatziki... allons... S'il avait été anglais, dînant parmi des français, Brunet aurait expliqué avoir mangé des escargots et des cuisses de grenouilles...


Et puis, c'est étrange, vous ne trouvez pas, cette ressemblance entre cette « parabole du grec » et ce qu'expliquait Brunet sur BFM, au soir de la victoire de Tsipras.


Tendez l'oreille :

 

"Parabole du grec"


À l’automne 2009, me raconte-t-il, les Grecs ont dû voter pour choisir entre le leader de la droite, le premier ministre sortant, Konstantinos Karamanlis, et le socialiste, Georges Papandréou. Karamanlis avait un bilan acceptable mais il n’avait pas vraiment un discours sexy. Il prônait le gel des salaires, le gel des retraites des fonctionnaires. Il plaidait pour une augmentation urgente des tarifs publics : énergie, transports, etc. Face à ce programme austère, le socialiste Papandréou promit la fête : augmentation des traitements des fonctionnaires et des retraites, gel des tarifs publics. Au total, plus de 3 milliards d’euros de dépenses supplémentaires : une somme pharaonique pour le petit État grec. Les électeurs n’ignoraient rien de la situation économique de leur pays. Pourtant, le 4 octobre 2009, le socialiste Georges Papandréou remporta les élections aisément. Le lendemain, il annonça le lancement du “pacte de stabilité et de croissance”. La suite, vous la connaissez, c’est vous qui payez !


Un peu comme si Eric Brunet avait inventé ce « grec » de toutes pièces afin de pouvoir très tranquillement citer du ERIC BRUNET ! WAOUH !

Très fort, le coup de la « parabole... ». Côté argumentaire, en revanche... c'est un peu faible, n'est-ce pas ? Presque de l'acharnement... gratuit...

A moins... à moins que Brunet ne se soit fait largué à 14 ans par sa correspondante grecque de 5ème... !! Et, qu'il ne s'en soit toujours pas remis.

Si Brunet est intelligent, je ne vois pas d'autre explication.



Antoine Lamnège

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Commentaires : 12
  • #1

    Maryssa (mardi, 27 janvier 2015 12:53)

    A-t on le droit d'insulter les grecs de la sorte ? Qu'aurait on entendu s'il s'était agi des allemands ou des américains ? Levée de boucliers et compagnie, germanophobie, anti-américanisme primaire !!
    Mais là... pas grand chose

  • #2

    Guadet (mardi, 27 janvier 2015 13:44)

    Le renforcement des lois antiracistes va du moins avoir un avantage : mettre ce Monsieur en prison.

  • #3

    Oméopathe (mardi, 27 janvier 2015 15:20)

    la xénophobie n'est pas loin , c'est cklair !

  • #4

    Horror (mardi, 27 janvier 2015 16:10)

    C'est de l'ignorance crasse ou le syndrome de stockholm qui règne ici.
    Les Grec ont volontairement truqués leurs comptes pour entrer dans l'Europe et faire main basse sur les porte monnaies des ménagères européennes, allemandes, françaises et italiennes en tête.
    Et Tsypras s'apprête à recommencer. Vu le niveau intellectuel moyen d'européens comme vous qui ont l'air d'en redemander, il aurait tort de se priver.

  • #5

    Eric (mardi, 27 janvier 2015 23:26)

    Avant de terminer la lecture de votre excellent article , j'en étais arrivé à la même conclusion en regardant la vidéo :

    Oui, son histoire pue l'invention de toute pièce et l'auto-citation satisfaite. Un vrai petit kit de "Propagandastaffel" sa petite histoire racontée entre la poire & le fromage, entre la moussaka et du tzatziki, comme ça sans y toucher. Une sorte de confidence complice murmurée à l'oreille des idiots, à la fin du repas du dimanche après la messe. Je suis sûr qu'il a du la vendre et la rentabiliser encore dans quelques journaux locaux ou nationaux pendant la journée qui a suivi son spectacle poussif à la télévision.

    Il est à noter aussi la luminosité qui a saisi M.Hondelatte à l'écoute du Brunet de service. Son visage s'est éclairé face à tant de boue. Son sourire qui a vu la vierge m'a littéralement effrayé.

    Un bien étrange personnage aussi que ce monsieur Hondelatte ... ???

  • #6

    Guadet (mercredi, 28 janvier 2015 11:22)

    Les injures faites aux grecs en ce moment ne sont pas rares. J'en ai des échos par ma famille puisque nous avons un grand-père grec.
    Cela fait voler en éclat la légende d'une Europe créée pour la paix et l'harmonie entre les peuples. On n'amène pas la paix entre des frères ennemis en les obligeant à cohabiter, sauf à leur supprimer toute liberté et toute identité. La Grèce n'a le droit au rêve européen que si elle accepte sa destruction et son asservissement.
    Comme l'histoire se répète ! Comme elle bégaie ! Le même discours anti-grec fleurissait à l'époque des Croisades, pour la même raison que le pays ne se soumettait pas suffisamment aux ordres de l'Europe occidentale, celle-ci voulant imposer ses règles dans l'unification de l'Europe prônée par le pape. Le détournement de la 4e croisade vers Constantinople signe l'échec de la politique papale pour contrôler les croisades dans le sens d'une pacification de l'Europe. On apprenait déjà qu'on ne pouvait faire vivre des nations ensemble que si les unes s'assuraient la domination sur les autres. C'est sans doute une des raisons pour lesquels le but d'unité fera place dans les siècles suivants à la division en pays bien caractérisés : les nations y gagneront en indépendance et en liberté.

  • #7

    Myrtille (mercredi, 28 janvier 2015 18:29)

    @ Guadet: +1

  • #8

    Horror (jeudi, 29 janvier 2015 08:06)

    Guadet président des Bisounours!

  • #9

    Guadet (jeudi, 29 janvier 2015 12:49)

    @ Horror

    Merci, très cher. Je vous nomme vice-président pour l'angélisme que vous prêtez généreusement aux banques.

  • #10

    franck (mercredi, 04 février 2015 13:16)

    pourquoi larguer par UNE grecque ?? c'est discriminatoire de dire ça !!! il s'est peut être fait larguer par UN grec ????

  • #11

    Antoine Lamnège (mercredi, 04 février 2015 19:13)

    Un jour, j'ai entendu Eric Brunet, invité de Brigitte Lahaie sur RMC. Comme quoi, le mec, il est vraiment expert en TOUT! Il disait être hétéro...

  • #12

    PAGNY Eric (lundi, 01 août 2016 22:08)

    J'étais à la recherche d'un organisme de crédit lorsque sur le net j'ai trouvé le prêt grâce ce Mr Carlos Duvrait. J'ai fait une simulation et j'ai reçu par chance un avis favorable. J'ai imprimé le dossier de crédit de suite afin de le renvoyer le plus rapidement possible, j'ai été rapidement contacté par email pour m'informer que j'avais omis de fournir une pièce justificative, que j'ai renvoyé le jour même par mail. J'ai ensuite été contacté par e-mail par une chargée de clientèle (très professionnelle et aimable) pour répondre à quelques questions. Mon dossier est passé en commission, 48 heures plus tard j'avais la réponse et il a fallut 48 heures de plus pour le versement. Carlos Duvrait, c'est mieux qu'une banque à tout points de vue. Je suis ravi ! Surtout n'hésitez pas ! Je vous conseil ce mr "Carlos Duvrait" Contactez-le par E-mail : Carlosduvrait@yahoo.fr