jeu.

05

févr.

2015

"Appelle Odoxa, coco, ils sont trop forts en sondages bidons !"

Connaissez-vous Gaël Sliman ? Forcément. C'est un touche-à-tout :

-président d'Odoxa (son propre institut de sondage),

-chroniqueur à BFM,

-contributeur à l'Obs,

-invité régulier de l'émission C dans l'air.

Sa mission ? Hanter plateaux télé et studios radiophoniques en tant qu'expert sondagier, analyste froid et rigoureux des "français", cette masse informe dont il tâte le pouls régulièrement avec une scientificité quasi chirurgicale... Son arme favorite ?  Le BAROMETRE... C'est bien ça, un baromètre, c'est scientifique et tout et tout... Ça ne triche pas...

Tenez, ce matin, dans le Figaro, en apprenant, grâce à l'institut Odoxa de Gaël Sliman, que Plus de huit Français sur dix (82%) réclament plus que jamais de François Hollande qu'il aille plus loin et qu'il soit plus radical dans ses orientations en allant au-delà des mesures déjà annoncées, il fallait être sacrément droit dans ses bottes intellectuellement pour en douter, n'est-ce pas ? Eh bien, ce fut mon cas. J'ai donc été consulter le fameux BAROMETRE de l'économie Odoxa, février 2015.

 


Question neutralité, j'ai rapidement senti qu'on allait être servis...

Ça n'a pas loupé.



Ensuite, si le sondé avait courageusement décidé que son pays ne pouvait rester plus longtemps sclérosé, à force de regarder en arrière, en répondant OUI, le "CHOIX" lui était donné de "DETERMINER LIBREMENT" ses priorités.



Oh ! Les belles propositions neutres et objectives du BAROMETRE ! Pluie ou pluie, pour demain ?


Tout à l'heure, sur l'échantillon représentatif de mes potes, j'ai donc testé quelques nouvelles questions... Et les résultats sont impressionnants... J'ai d'ailleurs ajouté les plus marquants au BAROMETRE de Gaël Sliman, que j'autorise évidemment à reprendre s'il souhaite affiner son travail.



Antoine Lamnège

Et sinon :

christopher lasch élites narcissisme michéa information presse
La démocratie a besoin de débat public, pas d'information (Christopher Lasch)
Sur France Inter, le TAFTA expliqué à mon chien
Sur France Inter, le TAFTA expliqué à mon chien

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Commentaires : 8
  • #1

    Guadet (jeudi, 05 février 2015 23:47)

    La réponse à la première question (faut-il aller plus loin dans les réformes de société), oui à 82%, c'est tout de même monstrueux. Les Français sont donc favorable à la destruction de tout le système social hérité du XXe siècle ? de tout ce qui permet la protection des plus faibles : droit du travail, retraites, allocations chômage ? Il faut le croire car ils ne sont pas pris en traitre par la question qui est très claire et cite précisément ces différents points.
    Je resterai donc l'un des rares conservateurs, de ceux qui estiment que ce n'est pas par la fuite en avant, la destruction de notre héritage et la loi du plus fort qu'on peut améliorer les choses, mais au contraire en revenant sur toutes les folies de "réforme", de "rupture" et de "changement" qu'on nous assène depuis trente ans : déréglementation économique et financière au profit des plus riches, abrogation progressive du droit du travail et du système de redistribution solidaire, destruction des cadres de la société, renforcement de la surveillance des individus avec imposition d'une pensée unique.
    Quand arrêterons-nous de vouloir tout changer ?
    Quand arrêterons-nous de mettre tous nos problèmes sur le dos de nos parents et de nos grand-parents, imaginant qu'en détruisant le passé on pourra se construire un avenir meilleur ?
    La destruction n'amène que la destruction : rien de positif ne peut en sortir. C'est comme ceux qui veulent imposer la paix par la guerre.
    Le progrès n'est possible que par évolution et par amélioration, non par rupture.

  • #2

    Mordor tache (vendredi, 06 février 2015 12:19)

    Les choix donnent vraiment envie en effet : moins de public, plus de privé et tout ira mieux , c'est ça ?

  • #3

    serieux (vendredi, 06 février 2015 15:01)

    @Guadet : le sondage ne donne pas l'opinion des français mais l'opinion de ceux qui ont répondu au sondage qui, de plus, est par Internet pour Challenges. Comme tous les autres sondages, c'est totalement bidon et les sondeurs n'ont rien de scientifiques mais sont seulement des propagandistes manipulateurs conscients.

  • #4

    Guadet (vendredi, 06 février 2015 15:18)

    Ce plébiscite en faveur de la réforme à tout prix ne dénote qu'une chose : l'irruption de l'irrationnel dans la vie publique. Je suis étonné d'entendre des personnes pourtant cultivées dire leur attente de l'homme providentiel. Même François Hollande a été - et est encore - chargé d'espoirs complètement fous. Comme si nous nous trouvions bien encombrés de notre liberté, nous sommes prêts à supplier les financiers, l'institution européenne ou une personnalité politique quelconque de nous l'ôter, de détruire tout ce qui a patiemment été bâti démocratiquement et de mettre en place un système totalitaire et tyrannique, tout cela dans l'espoir de nous sauver de la récession, de la concurrence chinoise et du terrorisme.

  • #5

    Guadet (vendredi, 06 février 2015 15:39)

    @ serieux
    Si vous disiez vrai j'en serais ravi. D'habitude les sondages sont biaisés par la manière de formuler les questions. Ici, la seule chose qui pourrait clocher est le fait de passer par internet. Mais ce n'est pas suffisant pour expliquer de tels chiffres. Le seul espoir reste qu'il y ait vraiment escroquerie sur la représentativité de l'échantillon interrogé…

  • #6

    Antoine Lamnège (vendredi, 06 février 2015 16:48)

    Je ne suis pas d'accord avec vous, le biais vient de la formulation : "aller plus loin" est une expression connotée positivement. Quant aux "réformes", le mot est si vague qu'il peut satisfaire tout le monde. Personne ne veut jamais rien changer. Enfin, Il n'y avait pas de demi mesure : on aurait pu demander "êtes vous plutôt favorable ?, plutôt sceptique ? "


  • #7

    Guadet (vendredi, 06 février 2015 21:32)

    Je veux bien vous croire. Je suis un vieux machin qui ne sait pas parler le Français moyen d'aujourd'hui et qui comprend le contraire de tout le monde. Moi avec une telle question j'aurais sauté sur le "non". Personnellement, "Aller plus loin" me rappelle "perseverare diabolicum". Mais, même si la première partie de la phrase peut en effet être comprise autrement, la seconde montre bien qu'il ne s'agit pas de museler les banques ou de venir au secours des chômeurs et des pauvres. Notez que la réforme sous-entendant que les chômeurs ne trouvent pas de travail parce qu'ils préfèrent se goberger avec les allocations vient en second dans les priorités des Français.

  • #8

    Horror (dimanche, 08 février 2015 19:24)

    On s'amuse bien ici au club des Dames Patronnesses qui jouent au OuiJa pour se faire peur!