jeu.

26

mars

2015

LES RICHES ! Mais pourquoi sont-ils si méchants ?

Chaque élection le prouve plus encore : les pauvres votent contre l'establishment (FN), contre l'Europe et la mondialisation ; les plus riches en faveur d'un système économique et sociétal qui les avantage (UMP/UDI/PS), du moins duquel ils n'ont que peu à craindre, promoteur d'un individualisme transnational a-solidaire, acceptable de leur point de vue ; inacceptable pour les classes populaires et classes moyennes dégradées.

 

Jean-Claude Michéa appelle cela la décence populaire, concept emprunté à Orwell. Et postule ceci : l'idée qu'il y a "des choses qui ne se font pas", serait plus présente chez les moins fortunés que chez les nantis.

 

En 2012, une étude américano-canadienne est venue conforter quantitativement ce théorème, déjà entrevu dans la Bible ; Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. (Matthieu 13:24)

Comme quoi, c'est pas neuf. A l'époque, la presse (Le MONDE ! dis-donc) avait rapporté l'affaire...

En voici une brève synthèse.

 

 

Slate de son côté, rapporte ce détail croustillant du gagnant au loto qui immédiatement change d'éthique.

On notera également la méthode PAUL PIFF (quel nom!) pour lutter contre l'amoralité...

 

 

Toujours sur Slate, la conclusion demeure sans appel :

 

 

Enfin, le site FUTURA SCIENCES, nuance, quant à lui, les résultats de l'étude, à travers deux exemples instructifs.

 

Et sinon, qu'est-ce qu'il en pense François ?

 

Bon. On n'a pas fini d'en parler.

Tout de même, il semblerait qu'il y ait un petit quelque chose.



Antoine Lamnège

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Commentaires : 2
  • #1

    rémi (vendredi, 27 mars 2015 16:41)

    J'aime bien la photo de Duflot sous le petit texte relatif aux écolos.
    C'est un peu gros quand même cette affaire de morale abaissée des détenteurs de véhicules hybrides, non ?

  • #2

    Guadet (dimanche, 29 mars 2015 00:42)

    Chercher une corrélation entre le niveau moral et la richesse risque de faire passer à côté du véritable fonctionnement humain. Nous autres occidentaux qui vivons une phase de concentration des richesses dans les mains d'une petite minorité, nous pouvons étudier ce qui se passe dans d'autres continents ou ce qui s'est passé à d'autres époques à classe moyenne limitée.
    Toujours les riches vivent leur situation extrêmement privilégiée comme un dû prouvant leur supériorité sur le reste de l'humanité. Il s'agit sans doute d'un réflexe psychologique inconscient qui leur permet de contrecarrer la culpabilité qu'ils ressentent dans leur instinct social. Ils ne manquent jamais de morale - les cours d'éthique ne changeraient pas leur attitude - mais ils sont persuadés que leur importance ne les assujettis pas au même genre de morale que les pauvres. Par exemple, ils se sentent une responsabilité de gestion et d'accroissement d'une fortune qui les affranchit des interdictions frappant la fraude ou le vol. Là-dessus, Cahuzac réagit de la même manière que les riches seigneurs du moyen-âge ou les grands propriétaires d'Amérique du sud.

    J'enfonce des portes ouvertes. Tout ceci est bien connu depuis la plus haute antiquité : c'est l'une des principales bases de l'Histoire et de la littérature. D'ailleurs, dans les Évangiles, le riche, au sens symbolique, est celui qui tire son importance de l'avoir.

    Dans nos sociétés soi-disant égalitaires, basées sur les droits de l'homme, on a cherché à faire oublier ce qui était une évidence… pour le plus grand profit des plus riches.