lun.

06

juil.

2015

[Génial] "La fausse rondeur débonnaire de Juncker ressemble à celle d'un parrain sicilien impitoyable" (Olivier Passet)

Olivier Passet est étonnant.

Cet économiste, dont la qualité des analyses jure légèrement avec le point de vue (très orthodoxe) de ses confrères officiant à Xerfi-Canal, nous a pondu, cette semaine, une petite chronique au vitriol qui vaut le détour...

Définitivement, la Grèce nous prend aux tripes !

 

 

Pauvre loulou...



Antoine Lanmège

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Commentaires : 6
  • #1

    pothus (mardi, 07 juillet 2015 11:34)

    c'est vrai il a l'air triste ; en tout cas la radicalisation de commentateurs modérés montre qu'il se passe quelque chose. Difficile de ne pas prendre parti contre une
    Europe qui dérive sans guère plus masquer son autoritarisme.

  • #2

    Guadet (mardi, 07 juillet 2015 18:59)

    Nous avons voulu l'Europe, contre la liberté des peuples européens, dans le lâche espoir que cela nous préserverait des guerres. Je me rappelle dans mon enfance, dans les années 1960, la peur viscérale que nous avions d'un retour de la guerre. Nous avons rejoué Munich.
    Aujourd'hui, nous récoltons ce que nous avons semé : un empire tyrannique qui ne peut survivre que par la répression et qui nous entraîne dans une double guerre contre la Russie et contre les islamistes.
    On ne pourra pas revenir si facilement d'une telle erreur, si ce n'est par la destruction de l'Europe. Culturellement et économiquement, elle a déjà commencé.

  • #3

    Guadet (jeudi, 09 juillet 2015 11:46)

    Il y a un autre élément primordial qui explique l'horreur actuelle.
    Il existe un très beau texte de je-ne-sais-plus quel roi mérovingien, placé en préambule de notre premier corpus national de lois, où il explique qu'il faut, pour le bien du pays, en finir avec la loi du plus fort et protéger les intérêts des plus modestes, et que ce doit être le fondement de son action et de la loi. Au cours des siècles, ce fondement a toujours été rappelé pour légitimer le pouvoir en place. Le peuple soutenait le roi parce que celui-ci le défendait contre l'appétit des seigneurs. Ensuite encore, les révolutions ont pris comme prétexte et comme drapeau la défense des intérêts du peuple.
    Aujourd'hui, il semble que ce soit le contraire, que le devoir de toute organisation politique soit de défendre les riches contre le peuple. Grâce à la prise de pouvoir par l'économie, toute hypocrisie quant à l'attention aux plus pauvres est supprimée. La bourse et la loi du marché, qui sont les instruments de pouvoir des plus riches, gouvernent le monde, pour le bien de ceux que Giscard appelait "les forces vives de la nation", à l'exclusion des autres. C'est le principe même de ce que le pape François appelle "la culture du déchet".

  • #4

    Olivier (jeudi, 09 juillet 2015 19:44)

    C'est exactement ce que Philippe Grasset a rapporté sur son blog dedefensa.org :

    “Il y a quelques années, la consigne parmi les officiels-dirigeants [de la commission de Bruxelles] était de faire le plus discret possible, notamment au niveau des apparats de fonction, et particulièrement dans le cas des voitures de fonction, pour suivre une politique de discrétion convenant à ce que l’on pensait et devait faire savoir de l’institution. Depuis quelques petites années, depuis quelques mois, c’est un déluge extraordinaire dans l’autre sens. On dirait que les constructeurs, – particulièrement nos fameux allemands, – ne cessent de faire plus gros, plus massifs, plus blindés, leurs énormes 4x4 et SUV, etc., en charge des officiels, spécialement conçus pour les officiels, – Juncker est l’un des champions dans ce domaine ... Ils ressemblent de plus en plus à d’énormes blockhaus blindés, d’une puissance et d’un luxe inouïs, intouchables, toutes vitres teintes, s’étirant en longs convois (...)."

    En gros, le cliché de la mafia.

  • #5

    Guadet (dimanche, 12 juillet 2015 23:36)

    Je vous conseille de vous intéresser au voyage du pape en Amérique du Sud : bien mieux et bien plus fermement que tous les Mélenchons, il prend la défense des peuples contre l'oppression capitaliste néolibérale. Il faut le voir acclamé par une foule de prisonniers ou par une salle pleine de militants guevaristes le poing levé. Il est sans doute désormais l'ennemi mondial n° 1 de la CIA.
    Incidemment, on peut voir que l'Amérique du Sud indépendante soutient Tsipras contre le FMI et contre l'UE.

  • #6

    Horror (vendredi, 21 août 2015 09:42)

    Au temps des Mérovingiens, on aurait coupé les mains des grecs, comme celles de tous les voleurs.