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28

sept.

2015

"Fonctionnaires, 35 heures... Macron assume : "Je suis dans le camp du progrès ! "

Emmanuel Macron n'en finit plus de nous régaler. Depuis quelques semaines, c'est un véritable feu d'artifice. Réforme du statut des fonctionnaires, du marché du travail, remise en cause des 35 heures : tout y passe.

La France "bouge". "Certains tabous" ne doivent plus en être.

Mais pas d'inquiétude, il est "de gauche" Emmanuel Macron ! Juré ! Tellement de gauche qu'il admet qu'elle puisse converger avec "la droite de gouvernement". "Régresser, c'est progresser" semble-t-il vouloir nous dire à demi-mots, façon Orwell.

D'autant que, de nos jours, plus besoin d'être élu pour appliquer des politiques qui ne marchent pas !

Elle est pas belle l'économie ?!


Pour Macron, passer par l'élection est "un cursus d'un ancien temps" (LE POINT)

Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron a assuré qu’il ne voulait « pas être député en 2017 », estimant qu’accéder aux plus hautes fonctions par l’élection était « un cursus d’un ancien temps », selon des propos rapportés lundi par Le Monde. « Aujourd’hui, je ne veux pas être député en 2017 », a-t-il déclaré dimanche lors d’un forum organisé par le quotidien à Paris, selon les journalistes du Monde. « Je n’ai jamais voulu être candidat », a-t-il ajouté. Selon le compte rendu du quotidien du soir, le ministre a estimé que parvenir à de hautes fonctions par la voie des urnes était « un cursus d’un ancien temps », répondant ainsi à une critique qui lui est régulièrement adressée de vouloir réformer sans avoir obtenu de légitimité par les urnes.

Emmanuel Macron, qui s’exprimait « on the record » (sans restriction imposée à la presse), savait pertinemment que des journalistes étaient présents dans la salle, assure Le Monde. Parmi de nombreuses remarques susceptibles de faire s’étrangler une partie de la gauche, le ministre a estimé en outre que sur le plan de la politique économique, il peut y avoir « beaucoup de convergences entre la gauche de gouvernement et la droite de gouvernement ».



« Le libéralisme est une valeur de gauche »


Il a également assuré que « l’État a sa place mais il en a trop pris », se revendiquant d’un certain « libéralisme ». « J’assume qu’il y ait un libéralisme, le libéralisme est une valeur de gauche », a-t-il estimé. Affirmant qu’il se situait « dans le camp du progrès », le ministre en a profité pour mettre en question une nouvelle fois le statut des fonctionnaires. « Nous devons penser la réforme des fonctionnaires », a-t-il déclaré, estimant que sans cela, leur statut serait « déchiré ». « Il faut plus d’adaptabilité pour les entreprises, déconflictualiser le travail, je me méfie beaucoup des tabous », a-t-il poursuivi, jugeant qu’« aujourd’hui la loi dit trop, il faut trouver la bonne flexisécurité sur le marché du travail ».



À propos des 35 heures, Emmanuel Macron a assuré que s’il ne souhaitait pas les abroger, il y avait aujourd’hui « une trop grande rigidité dans la définition horaire du temps de travail ».


Enfin, à propos des critiques qui ont accompagné la semaine dernière ses propos sur le statut des fonctionnaires plus « adapté » et « plus justifiable compte tenu des missions », M. Macron a estimé que « les réactions sur ce que j’ai pu dire montrent une gêne à accepter qu’un politique puisse réfléchir en marge de son action ».


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Commentaires : 8
  • #1

    Un partageux (lundi, 28 septembre 2015 23:16)

    Merci Macron !

    https://www.youtube.com/watch?v=kxvejxLMt_c

    Une chanson qui remercie Macron pour l'ensemble de son œuvre et propose pour sortir par le haut (comme on dit) une piste intéressante.

  • #2

    Guadet (mardi, 29 septembre 2015 10:22)

    Macron a reçu le soutien de Varoufakis (http://www.lexpress.fr/actualite/politique/yanis-varoufakis-est-d-accord-sur-80-des-sujets-avec-emmanuel-macron_1719790.html), il reprend la politique de la gauche allemande de Schröder, Tsipras assume la même politique, …
    Il est bien de gauche.
    Peut-être peut-on commencer à penser que la gauche n'est pas la solution mais bien le problème ?

  • #3

    twim (mardi, 29 septembre 2015 12:31)

    @guadet : "la gauche" façon parti socialiste vous voulez dire, qui galvaude la notion de progrès en permanence et se réclame héritière de Blum et de Jaurès pour un oui pour un non ?
    Il existe une autre gauche, qui à mon avis, fait partie de la solution.
    cdlt

  • #4

    Guadet (mercredi, 30 septembre 2015 01:21)

    @ twim

    "Il existe une autre gauche"
    Où ?
    Je vous renvoie à Michéa, qui explique très bien la responsabilité de toute la gauche dans le gâchis actuel.

  • #5

    Guadet (dimanche, 04 octobre 2015 23:54)

    voir aussi http://revuelimite.fr/cest-toi-le-vieux-monde

    « Qui remet au coeur de l’analyse le corps vécu dans un environnement limité, commet dès lors le crime ultime : réintégrer un moment conservateur dans la critique. Occupées à déconstruire et à se déconstruire à l’infini, les gauches « radicales » ont négligé le terrain du social, qu’une extrême droite opportuniste a investi en exploitant la détresse des perdants de l’histoire. »
    Renaud Garcia, « Le désert de la critique » aux éditions de l’Echappée

  • #6

    Guadet (lundi, 05 octobre 2015 00:11)

    La solution me semble non dans la gauche mais plutôt dans la décroissance.

    http://revuelimite.fr/249-2

  • #7

    Guadet (lundi, 05 octobre 2015 12:26)

    Une grande partie du totalitarisme idéologique du néolibéralisme vient de la gauche : internationalisme, individualisme, technocratie, destruction des cadres sociaux, même quand ceux-ci permettaient la défense des plus faibles.
    Certes les buts n'étaient pas les mêmes, à l'origine, pour les gens de gauche. Mais ils se sont trompés dans les moyens à mettre en œuvre et ils ont facilement été récupérés par les puissances d'argent. Cela a toujours été dénoncé, et cela est devenu particulièrement évident à la suite de mai 68. L'expérience Tsipras vient de disperser les derniers doutes à ce sujet.

  • #8

    giblin (samedi, 10 octobre 2015 12:47)

    Il a raison, les élections ne servent plus à rien... à rien d'utile au peuple, veux-je dire.